25 œuvres cinématographiques incontournables de Russie

Leonid Gaidai/Mosfilm, 1973
L’histoire du cinéma russe et soviétique est parsemée de pépites qu’il faut absolument visionner pour comprendre l’essence même de la culture nationale. Les œuvres qui suivent vous permettront ainsi d’effleurer la si mystérieuse âme russe.

Le Nôtre parmi les autres - Nikita Mikhalkov, 1974

Il est ici question d’un western soviétique à propos de la fin de la guerre cvile. D’anciens membres de l’Armée rouge devenus tchékistes se voient confier la mission d’apporter à Moscou l’or confisqué aux bourgeois. Néanmoins, ce trésor est tout d’abord dérobé par des membres de l'Armée blanche, puis par des bandits.

Premier film de Nikita Mikhalkov est considéré comme un classique du cinéma et a pris part à plusieurs festivals internationaux.

L’Été - Kirill Serebrennikov, 2018

Ce biopic du rockeur culte Viktor Tsoï est dédié à la culture underground soviétique. L’Été a reçu le prix de la Meilleure bande son au Festival de Cannes. Le drame relaté dans ce film s’accompagne par ailleurs de celui de sa réalisation : le cinéaste Kirill Serebrennikov a fini de travaillé sur cette œuvre alors qu’il était en résidence surveillée en raison d’une affaire de détournement de fonds.

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Les Incroyables Aventures d'Italiens en Russie - Eldar Riazanov, Francesco Prosperi, 1974

Il s’avère que Saint-Pétersbourg renferme une incroyable quantité de statues de lions. Pour déterminer sous laquelle précisément est enterré un coffre, des affairistes italiens décident alors de creuser sous chacune d’elles. Et tout cela par la faute d’une émigrante russe âgée, qui y avait caché un trésor durant la Révolution.

Ce film regorge d’effets spéciaux et n’avait donc rien à envier aux productions hollywoodiennes de l’époque : explosion de pompe à essence, course de voitures… Sans doublure, les acteurs sautent d’un côté à l’autre d’un pont levant s’ouvrant pour laisser passer les navires et descendent de la fenêtre d’un immeuble à l’aide de draps noués les uns aux autres.

Deux camarades à l’armée - Evgueni Karelov, 1968

Deux camarades à l’armée est l’un des meilleurs films portant sur la guerre civile en Russie, que même les professeurs d’histoire conseillent de regarder. Un détachement de soldats de l'Armée blanche est encerclé en Crimée par l’Armée rouge. Le commandant demande alors à deux soldats rouges de filmer depuis les airs les positions des blancs, mais leur avion s’écrase et son équipage est pris en otage.

Vij - Constantin Erchov, Gueorgui Kropatchev, 1967

Les films d’horreur soviétiques peuvent être comptés sur les doigts d’une main. Mais après avoir visionné Vij vous pourriez soudainement vous retrouver avec les cheveux gris, tout comme le personnage à la fin de l’œuvre. À la base de ce long métrage se trouve la nouvelle de Nicolas Gogol, dans laqulle un étudiant de séminaire spirituel est envoé lire des prières de nuit auprès de la dépouille d'une belle jeune femme. En réalité, cette dernière se révèle être une sorcière et dès la première nuit elle se lève de son cercueil.

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Quand passent les cigognes - Mikhaïl Kalatozov, 1957

Des amoureux se promènent dans Moscou jusqu’à tard le soir et découvrent le lendemain matin que la Seconde Guerre mondiale a éclaté. Lui est envoyé sur le front et elle reste à Moscou et se marie à un autre. Nous vous déconseillons de regarder cette tragédie si vous êtes trop sensible : le jury du Festival de Cannes en 1958 a tant sangloté qu’il lui a décerné la Palme d’Or.

Le Don paisible - Sergueï Guerassimov, 1958

Si vous n’avez pas lu les quatre tomes de l’épopée de Mikhaïl Cholokhov à propos de la guerre civile russe, que l’on surnomme même le Guerre et Paix du XXe siècle, il vous faut absolument visionner cette adaptation. La Révolution a chamboulé la vie du pays. Des frères s’affrontent dans la guerre et le héros principal s’agite entre Rouges et Blancs, entre femme et amante. Amour, trahison et mort se côtoient alors de manière captivante.

Mimino - Gueorgui Danielia, 1978

Un Géorgien ayant pour surnom Mimino travaille comme pilote d’avions de ligne locaux, mais rêve de voler dans le monde entier, et, d’une pierre deux coups, de conquérir le cœur d’une belle hôtesse de l’air. Après avoir concrétisé ces aspirations, il commence cependant à ressentir le manque de sa patrie. Ce film de la Géorgie soviétique a séduit l’URSS tout entière grâce à ses cadres incroyables, ses personnages et la chanson « Tchito-gvrito, tchito-margalito », que l’on entonne encore aujourd’hui volontiers.

Faute d’amour - Andreï Zviaguintsev, 2017

Plus récent film de Zviaguintsev, il a permis à son réalisateur d’ajouter à sa collection un prix du Jury du Festival de Cannes, un prix de l’Académie européenne du cinéma pour le travail de cadrage et la musique, et d’être nominé aux Oscars et Golden Globes. L’histoire s’articule quant à elle autour d’une famille où règne un manque total de respect entre les membres, ce qui entraine la fuite d’un adolescent.

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Octobre - Sergueï Eisenstein, 1927

Les images de la prise du palais d’Hiver par des marins issues de ce film sont souvent confondues avec des documents d’archive. Enjolivant quelque peu la réalité, Eisenstein narre ainsi le renversement des autorités impériales et la mise en place du pouvoir communiste. Il s’agit d’un véritable hymne cinématographique à la Révolution d’octobre, qui a fêté en 2017 son centenaire.

Aventures d'Électronique - Konstantin Bromberg, 1980

Tout enfant rêve d’avoir un jumeau, qui irait à sa place aux examens. Le petit garçon Sergueï Syroïejkine voit tout à coup apparaitre son double, le robot Elektronik, qui sait beaucoup de choses. Néanmoins, arrivé dans le monde des humains, Ekektronik est contrarié par le fait qu’il ne puisse pas lui-même être humain. Il s’agit de l’un des films pour enfants les plus populaires d’URSS, qui peut également se targuer d’avoir une bande son magnifique, et notamment la désormais culte chanson Balançoires ailées.

Les Silencieuses - Valeri Todorovski, 1998

Le petit ami de Rita doit a emprunté de l’argent à des bandits et a disparu, la laissant comme caution. Elle est cependant sauvée et hébergée par une striptiseuse sourde, qui rêve de partir loin, très loin, dans le secret et juste « pays des sourds »… Ce film est l’un des rares de Russie à soulever la thématique des handicaps, et a immédiatement conquis le public notamment grâce à son brillant duo d’acteurs composé de Dina Korzoun et Tchoulpan Khamatova.

La plus charmante et attrayante - Guerald Bejanov, 1985

Nadia, ingénieure, a déjà plus de 30 ans et s’inquiète du fait qu’elle ne soit toujours pas mariée.  Son amie d’enfance Sousanna décide de l’aider en lui procurant des tenues à la mode et en lui enseignant les méthodes de la séduction. Mais le plus important est l’auto-entrainement, au cours duquel il convient de se convaincre soi-même quotidiennement que « je suis la plus charmante et attrayante ». Cette comédie a été l’une des plus populaires du temps de la Peretroïka.

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La 359e section - Stanislav Rostotski, 1972

Autre film pénétrant au sujet de la Seconde Guerre mondiale, filmé d’après la nouvelle de Boris Vassiliev, La 359e section narre l’histoire de cinq jeunes filles aux destins très différents mais qui se retrouvent réunies par la guerre. Sous la supervision de leur commandant, elles pistent, au risque de leur vie, des nazis dans les forêts et marécages.

Le Soleil blanc du désert - Vladimir Motyl, 1970

Sud du pays, mer Caspienne, juste après la guerre civile. Un membre de l’Armée rouge, nommé Soukhov, travers le désert à pied pour rentrer chez lui et retrouver sa femme. Soudain, il heurte une personne enfouie jusqu’au cou dans le sable par des bandits et décide de le sauver, ainsi qu’une femme du harem d’un autre bandit. Ce premier western soviétique a été loué pour son jeu d’acteur et la qualité des dialogues. De nombreuses citations sont encore aujourd’hui populaires.

Les Gentilshommes de la chance - Aleksandr Seryj, 1971

Un éducateur de jardin d’enfant ressemble fortement à un dangereux bandit, ce qui conduit la police à lui demander de l’aide pour enquêter sur le vol du casque d’or d’Alexandre le Grand. Mais pour cela, le doux éducateur doit intégrer une bande criminelle et même organiser une évasion de prison. Le jeu d’acteur remarquable et l’intrigue mouvementée de ce film ont permis à ce dernier d’être en tête du box-office en 1971.

Romance à Moscou - Gueorgui Danielia, 1964

La chanson homonyme issue de ce film est devenue presque plus populaire que l’œuvre dont elle est tirée. Romance à Moscou met en scène une jeune femme se promenant dans Moscou sous la pluie et à côté de laquelle se trouve un homme à vélo. Dégel, Moscou en chantier et grands espoirs, voici les principaux thèmes de cette œuvre ayant connu la première apparition de l’acteur Niktina Mikhalkov, qui par la suite connaîtra une carrière brillante également en tant que réalisateur.

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Le Garage - Eldar Riazanov, 1979

Lors d’une réunion du syndicat de copropriété de garages, est soulevée une problématique palpitante : quelqu’un doit être privé de son garage car y sera construite une route. Au cœur des discussions tumultueuses qui s’ensuivent, il s’avère que les membres présents sont enfermés dans la pièce et qu’ils doivent donc passer la nuit ensemble sous le même toit. Les confessions de ces prisonniers fortuits est au centre de cette touchante comédie d’Eldar Riazanov, filmée en 24 jours seulement.

Chargement 200 - Alekseï Balabanov, 2007

Jourov, capitale de la milice, viole une jeune femme, l’attache au lit avec des menotes et laisse alors sa mère compètement folle la surveiller. Pendant ce temps, d’Afghanistan arrive des cercueils en zinc contenant la dépouille de soldats morts à la guerre, mais que personne ne réclame pour un enterrement. Ce film ayant participé au Festival de Venise est rempli de violence et de cadavres, mais est pourtant malheureusement fondé sur des faits réels. Beaucoup d’acteurs ont d’ailleurs refusé de prendre part au tournage, tandis que l’œuvre a été retirée du programme des cinémas.

Il ne faut jamais changer le lieu d'un rendez-vous (Série) - Stanislav Govoroukhine, 1979

Le cadreur du film s’est souvenu que durant la projection de la série à la télévision soviétique la criminalité du pays baissait. La nation tout entière, sans décrochait, suivaient ainsi les péripéties de Gleb Jeglov (incarné par Vladimir Vyssotski) et Vladimir Charapov, deux employés de la brigade criminelle, pourchassent des malfaiteurs dans le jeune État soviétique. Les héros peuvent être considérés comme les Holmes et Watson de leur temps.

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Une gare pour deux - Eldar Riazanov, 1982

La célèbre actrice Lioudmila Gourtchenko joue ici une serveuse grossière dans un café de gare. Son seul galantin est le chef de wagon d’un train de passage, qu’elle fréquente dans un compartiment du train. Mais voilà que dans sa vie apparaît un nouvel homme, intéressant, qui se retrouve par la force des choses coincé dans cette gare. Ce long métrage a participé à de nombreux festivals européens et a été chaleureusement accueilli à Cannes.

Seuls les vétérans vont au combat - Leonid Bykov, 1974

Que font les pilotes de chasse durant leurs pauses entre deux phases de combat ? Ils mènent une vie ordinaire. Ils tombent amoureux, attendent les lettres de leurs proches et fondent même un orchestre indépendant. C’est dans ce film qu’a pour la première fois été interprété le chant militaire Smouglianka.

Ivan Vassilievitch change de profession - Leonid Gaïdaï, 1973

Un ingénieur invente une machine à remonter le temps et par hasard transfère le tsar Ivan le Terrible en URSS. Parallèlement, un homme ressemblant fortement au souverain et un criminel ayant cambriolé l’appartement voisin sont envoyés au Moyen-Âge. Cette comédie se base sur une pièce méconnue de Mikhaïl Boulgakov, Ivan Vassilievitch, et a été, comme beaucoup d’œuvres du légendaire Gaïdaï, leader au box-office.

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Officiers - Vladimir Rogovoï, 1971

Officiers est un film au sujet de l’ambition, du devoir et de l’amour, narrant l’histoire d’une famille au sein de laquelle les hommes de chaque génération prennent part à différentes guerres. « Il existe une telle profession : défendre la patrie », est une citation du film devenue culte. Presque dans toutes les familles soviétiques quelqu’un a servi dans l’armée, ce qui donnait donc un sens profond à ces mots pour beaucoup de citoyens.

Soyez les bienvenus - Elem Klimov, 1964

Avez-vous déjà séjourné dans un camp de pionniers. Regardez donc ce film et vous aurez l’impression que vous y avez passé votre enfance. Jeux de cartes, pendant que les moniteurs ne surveillent pas, véritable amitié et espiègleries d’enfants inventifs. Une comédie familiale devant laquelle on rit encore aujourd’hui.

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