Que faire à Ekaterinbourg en hiver?

Firewind Kyoto/(CC BY-SA 3.0) - Pavel Lissitsyne/Sputnik - Mark Zazen/(CC BY-SA 4.0)
Visiter la terre natale de la moto préférée de Brad Pitt ou vous essayer en tant que chercheur d'or du XIXe siècle vous tente? Dans la capitale de l'Oural, il est possible de profiter de son séjour, même sous la neige!

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La plus grande ville de l'Oural et la tacite « troisième capitale de la Russie » (un titre porté, certes, par plusieurs autres villes), la belle et ancienne Ekaterinbourg (1,5 million d'habitants) n'est qu'à quelques heures de vol de Moscou et de Saint-Pétersbourg (le nouvel aéroport de Koltsovo est l'un des meilleurs du pays). Grâce à son infrastructure routière (et ferroviaire) développée, il est très pratique de voyager depuis ce point dans tout l'Oural. Les amateurs de repos actif et de tourisme industriel se ruent ici (de nombreuses usines organisent des excursions), et l’hiver n’y est pas moins intéressant que l’été.

La ville-millionnaire la plus compacte

Maison Sebastianov

En réalité, Ekaterinbourg peut être qualifiée de « Moscou de l'Oural ». Les habitants des villes voisines viennent ici pour étudier, travailler, et profiter de la vie culturelle. Ici, poussent comme des champignons les gratte-ciels modernes, les parkings payants, les centres de ski et les restaurants branchés, tout comme les établissements proposant des hamburgers artisanaux et les cafés dont les desserts sont sans gluten.

La ville est célèbre pour trois choses : c'est le lieu où le dernier tsar a été assassiné (ce que ne manque pas de rappeler l’église sur le Sang Versé, au centre-ville, construite sur le site de l’ancienne maison Ipatiev, dans les sous-sols de laquelle le drame s’est déroulé), le lieu de naissance du premier président russe Boris Eltsine (s’y dresse ainsi le Centre Eltsine, comprenant un musée et des boutiques de souvenirs) et la ville russe de plus d’un million d’habitants la plus « compacte ». Cela signifie que ses résidents vivent sur un territoire relativement petit. La ville demeure toutefois relativement vaste. Une balade du Centre Eltsine à l’église du Sang Versé (aussi appelée église de Tous-les-Saints) prendra par exemple 30 minutes, bien que sur la carte, ils soient en face l'un de l'autre. Et pour se rendre à la « ville des tchékistes » ou à la rue piétonne Vaïner à partir de là, il faudra compter tout autant de temps.

Vue sur l'église du Sang Versé

Ekaterinbourg possède aussi son propre métro, dont le plan est également affiché en anglais. Il n’est, il est vrai, pas très étendu, mais il est pratique pour se rendre de la gare au centre (10 minutes contre une heure à pied). À noter que les anciens jetons du métro de Moscou sont utilisés pour les trajets, donc si vous avez soudainement de vieux jetons de vos séjours passés dans la capitale, vous pourrez les écouler ici.

Lire aussi : Cinq musées panoramiques pour se plonger dans l’histoire militaire de Russie

L’immense musée de matériel militaire et d'automobiles

Un char T-28

Même si vous n'êtes pas un fan d’engins, une fois entré dans ce lieu, vous n’aurez plus envie d’en sortir. Le Musée de l'équipement de la Compagnie minière et métallurgique de l'Oural occupe un immense territoire dans la ville de banlieue Verkhniaïa Pychma, au nord d’Ekaterinbourg (bus n° 111 depuis la station de métro Prospekt kosmonavtov jusqu’à l'arrêt Oulitsa metallourgov). Sur cet espace en plein air, vous verrez de tout : des avions et du matériel d'artillerie à de rares véhicules blindés, dont les fameux chars T-34 de diverses modifications, le projet de véhicule blindé fluvial 1125, ou encore un train blindé datant de 1943.

Si vous avez trop froid dehors, vous pouvez vous réchauffer à l'intérieur, au musée du matériel militaire (avez-vous déjà vu un traineau blindé ?) ou au musée de l'automobile (il y a même des bolides de course estoniens). Le personnel du musée a par ailleurs déclaré qu'il se préparait à ouvrir un musée d’engins de parade et un autre consacré à l'aviation, et ce, pour que vous ne partiez jamais ! L'entrée coûte 300 roubles (4,20 euros), contrairement à la zone en plein air, qui est gratuite.

Tour de Pise locale

Ekaterinbourg est entourée de très belles petites villes, où l'architecture prérévolutionnaire a été parfaitement préservée. Maisons de marchands, églises en bois et autres joyaux vous y attendent. Par exemple, Neviansk, à 85 km au nord d'Ekaterinbourg, est devenue célèbre pour sa tour, qui s'écarte de la verticale de 1,85 m. On pense que l'architecte l'a initialement conçue comme telle en écho à la tour de Pise. Aujourd'hui, c'est un musée historique actif, très populaire auprès des touristes russes. En été, la tour est beaucoup plus fréquentée. Il faut 2 heures pour s'y rendre en train depuis la gare d’Ekaterinbourg. Comme une multitude d’instagrammeurs, prenez-vous en photo en train d’empêcher l’édifice de tomber !

Descendre dans une mine

Aussi banal que cela puisse paraître, les montagnes de l'Oural regorgent de minerais et pierres précieuses : on y extrait de la malachite, de l'émeraude, de l'améthyste, du jaspe, des métaux non ferreux et ferreux. Ces dernières années, de nombreuses entreprises minières locales se sont imprégnées de l'idée du tourisme industriel et ont fait entrer tous les désireux dans leurs mines dans le cadre d'excursions. 

La plus proche d’Ekaterinbourg est la mine-musée « Or russe » (située dans la ville de banlieue Beriozovski, au nord-est, bus №114 de l'hôtel Marins Park jusqu’à l’arrêt Khram). Cette mine n’est plus exploitée depuis longtemps et accueille donc les visiteurs (Pour vous inscrire à une excursion, suivez ce lien).

Vous pouvez également visiter une véritable mine d'émeraude près de la ville d’Asbest (55 kilomètres à l’est d’Ekaterinbourg). Le gisement de Malychevskoïé est en effet le plus important d'Europe : on y extrait de l'émeraude, de l'alexandrite, du lithium et bien d'autres choses encore. Lors des excursions, les touristes se sentent comme de véritables prospecteurs du début du XXe siècle, lavant le minerai à la recherche de minéraux (pour vous inscrire à une excursion, c’est par ici).

Lire aussi : Entre métal en fusion et ateliers d’horlogerie: cinq Mecques du tourisme industriel en Russie

Entrevoir l'avenir post-industriel

Vous souhaitez savoir ce qu'il est advenu des villes qui étaient autrefois d’importants centres industriels et qui ont ensuite été désertées ? Un parfait exemple est Degtiarsk (60 km au sud-ouest d’Ekaterinbourg en bus), où d'énormes terrils s'élèvent des mines. Au début de l’ère soviétique, du cuivre y était extrait par une société américaine, où travaillaient les parents du président américain Richard Nixon (pour honorer leur mémoire, il s’y est d’ailleurs rendu en 1959). La ville elle-même possède le très prisé statut de Patrimoine culturel mondial de l'UNESCO.

Au nord d'Ekaterinbourg (4h de train) se trouve en outre l’ancienne ville industrielle d’Alapaïevsk, où a été conservé le plus grand chemin de fer à voie étroite de Russie, perdu dans la taïga sauvage. Non loin de là, se situe enfin la cité d’Irbit, où l'on produit encore des motos de la célèbre marque Ural. À l'époque soviétique, elle était la plus populaire, mais aujourd'hui, la production a considérablement diminué, même si Brad Pitt en conduit une.

Pour plus de conseils pratiques en vue d’un séjour à Ekaterinbourg, découvrez notre autre article dédié à cette ville.

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