En images: Sept grandes montagnes de Russie autres que l'Elbrouz

Legion Media
Même si vous n'êtes pas un alpiniste chevronné, la visite de ces magnifiques sommets ajoutera une touche d'aventure à vos vacances en Russie.

« Y a-t-il quelque chose de mieux que les montagnes ? Des montagnes que vous n’avez pas encore visitées ! ». Demandez à n'importe quel Russe, il connaîtra à coup sûr cette chanson célèbre de Vladimir Vyssotski. Et qui peut vraiment être en désaccord avec cette assertion ?

Le Caucase, l'Altaï, l'Oural, la Sibérie, le Kamtchatka - il existe de nombreux endroits en Russie où les amoureux de montagne, les alpinistes et les randonneurs peuvent découvrir la magie des puissants sommets. Auparavant, nous vous avions parlé du plus haut sommet d’Europe, l’Elbrouz (5 642 m) dans le Caucase du Nord, mais il existe des destinations moins connues et tout aussi attrayantes.

1. Narodnaïa (1 895 m)

Plus haut sommet de l’Oural, il existe deux versions sur l’origine du nom Narodnaïa. Selon l’une d’entre elles, la première expédition en 1927 a baptisé le mont « Montagne du peuple » pour marquer la grandeur du peuple soviétique (« narod » signifie peuple en russe, ndlr). La seconde, cependant, affirme que le nom provient de la rivière Naroda qui prend sa source dans cette montagne. Quoi qu’il en soit, le site est devenu populaire parmi les randonneurs du pays à la fin des années 1950 et, et depuis Narodnaïa est considéré comme une destination incontournable pour tout randonneur soviétique qui se respecte. Des circuits sont disponibles et ne nécessitent aucun équipement ou expérience sérieuse : vous devez juste être en assez bonne forme physique.

Lire aussi : Une des dernières chances de voir un lac Baïkal vierge?

2. Bolchoï Tkhatch (2 368 m)

Situé dans le Caucase occidental, en Russie, le Bolchoï Tkhatch est une impressionnante chaîne de montagnes qui se dresse dans le parc naturel du Bolchoï Tkhatch, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO. Ressemblant à une forteresse géante du Moyen Âge, le mont n’attire pas que les alpinistes professionnels : c’est aussi une destination touristique prisée des débutants. Il vous faudra au moins quatre ou cinq jours pour explorer ce magnifique paysage.

3. Kyzyl-Taïga (3 121 m)

Lieu sacré des habitants de la République de Touva, en Russie, Kyzyl-Taïga est le plus haut sommet de la chaîne de montagnes du Saïan occidental. Il s’étend dans le magnifique paysage de l’Altaï et de la vallée de l’Ienisseï. Son nom en langue touvaine se traduit par « montagne rouge couverte de forêts » - probablement parce que les arbres poussent ici en abondance. Le site est isolé et peu visité par les touristes. Si vous recherchez quelques jours de paix et de calme, le Kyzyl-Taïga est exactement ce qu’il vous faut.

4. Mounkou-Sardyk (3 491 m)

Lire aussi : Pourquoi y a-t-il tant de «Suisses» en Russie?

L’« éternel sommet chauve » (comme se traduit Mounkou-Sardyk du mongol) s’élève plus haut que les autres sommets de la chaîne du Saïan oriental en Bouriatie. Situé à la frontière entre la Russie et la Mongolie, cette montagne n’est pas facile à escalader et requiert une solide expérience. Il y a des passages d’escalade et des champs de glace sur chaque itinéraire jusqu’au sommet, ainsi que trois glaciers - chose que vous ne verrez sur aucun autre sommet du Saïan.

5. Béloukha (4 509 m)

Plus haut sommet de l'Altaï, le Béloukha fait partie du patrimoine mondial de l'UNESCO baptisé « Montagnes dorées de l'Altaï » et est devenu populaire en dehors de la Sibérie dans les années 1920, grâce à l'expédition menée en Asie centrale par le célèbre peintre Nicolas Roerich. Il fut stupéfait par la pureté de la région et fasciné par la distance parcourue par les échos. Les Russes l'appellent « Beloukha » d'après le mot « bely » (blanc) parce que ses pics enneigés peuvent être vus tout au long de l'année. Les voyageurs, les membres de clubs sportifs et même les touristes escaladent cette montagne recouverte de glace, mais l’ascension n’est pas pour les débutants : gravir le plus haut sommet de Sibérie n’est pas une promenade de santé. La glace et son emplacement reculé placent la montagne au même niveau de difficulté que les sommets inaccessibles de la chaîne du Pamir.

6. Dykhtau (5 205 m)

Le Dykhtau (traduit par « mont escarpé ») est la deuxième plus haute montagne du Caucase et de l’Europe toute entière après l’Elbrouz, mais la conquérir n’est pas un jeu d’enfant. Célèbre pour sa difficulté technique et ses fréquentes avalanches, la montagne figure sur la liste des Sept seconds sommets, une alternative plus difficile que la plus célèbre Quête des sept sommets. Avec le K2 et le mont Kenya, le Dykhtau représente un défi plus difficile parmi les plus hauts sommets de la planète. C’est souvent pour cette raison (avec le manque de touristes) que les alpinistes expérimentés en ont fait leur objectif.

Lire aussi : Top 8 des volcans les plus dangereux de Russie

7. Klioutchevskaïa Sopka (4 850 m)

Plus haute montagne de la péninsule du Kamtchatka et plus haut volcan en activité d’Eurasie, Klioutchevskaïa Sopka n’est pas pour les âmes sensibles. Également classé au patrimoine mondial de l'UNESCO, le volcan aurait 7 000 ans et continuerait de croître à la suite d'éruptions occasionnelles tous les trois à cinq ans en moyenne (la dernière éruption remonte à 2017). Les touristes et les alpinistes viennent souvent ici, à la fois dans une quête d'adrénaline et pour admirer le paysage.

Dans cette autre publication animalière, découvrez les huit félins sauvages les plus dangereux de Russie.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.

Plus d'histoires et de vidéos passionnantes sur la page Facebook de Russia Beyond.
À ne pas manquer

Ce site utilise des cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter les cookies