Portrait illustré: les sœurs Averina, gymnastes jumelles les plus titrées du monde

Global Look Press
Elles ont été déclarées championnes du monde de gymnastique rythmique à plus de 15 reprises et avaient de bonnes chances de se rendre aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, s'ils n'avaient pas été annulés en raison de la pandémie.

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« Que peut-on faire durant le confinement ? Assembler un puzzle, coller des images, colorier de différentes couleurs jusqu'à ce que nous manquions de marqueurs [...] et oui, nous faisons aussi pousser un arbre », c'est ainsi que les gymnastes de 22 ans Dina et Arina Averina ont décrit l'un de leurs week-ends en 2020.

Malgré le confinement du printemps, les filles ont eu peu de jours de congé – presque quotidiennement elles se sont entraînées, et chaque nouveau jour était semblable au précédent.

« Tu te lèves, tu te laves, tu te fais examiner et tu vas à la salle de sport – chorégraphie, entraînement, et c'est tout pareil. Nous n'avons donc pas du tout changé de décor », a déclaré Dina à Match TV dans un documentaire.

Cependant, les filles sont habituées à des entraînements exténuants, sans lesquels elles auraient eu peu de chances de remporter le championnat du monde de gymnastique rythmique – Dina en est sortie victorieuse 13 fois, Arina – quatre fois.

Les jeunes femmes sont nées dans la petite ville de Zavoljié, dans la région de Nijni Novgorod (369 km à l’est de Moscou), et ont commencé la gymnastique très tôt, avant même d'aller à l'école.

Au début, les futures championnes combinaient l'école et le sport, mais à 14 ans, elles ont déménagé à Moscou et ont intégré le centre d'entraînement olympique sous la direction de l'entraîneur Vera Shatalina, qui avait notamment formé Alina Kabaeva.

« Pour les premières sélections, nous sommes allées directement en Croatie, nous nous sommes entraînées avec les stars de la gymnastique [....], nous étions sous le choc, car une telle chance ne se présente qu'une fois sur cent », a déclaré Arina en partageant ses souvenirs des premiers entraînements.

Dina Averina venant de remporter le prix de la Meilleure athlète féminine aux Jeux européens 2019

En quelques années, les premiers titres sont tombés – d'abord Dina a remporté le championnat de Moscou en 2014, la même année les sœurs sont allées au Grand Prix Holon, où Arina a gagné l'or et Dina l’argent. En 2017, les deux sœurs ont remporté l'or aux championnats du monde dans différentes disciplines.

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De rivalité à complicité

Dina

Selon les sœurs elles-mêmes, au début de leur carrière, elles étaient en concurrence l’une contre l’autre.

« Dina avait du mal quand j'étais première et elle deuxième, elle était fortement démoralisée, elle pouvait même pleurer », a confié Arina.

En grandissant, les sœurs ont cessé de se faire concurrence et aujourd'hui, elles s'inquiètent et se soutiennent mutuellement à chaque compétition.

Chacune des sœurs réussit dans sa propre discipline – Dina est meilleure au cerceau et aux massues, tandis qu’Arina l’est au ballon et au ruban, ont-elles déclaré à l'émission télévisée Vetcherny Ourgant sur la chaîne Pervy Kanal. Les filles ont également un caractère différent, mais cela ne les empêche pas d'être amies et de passer tout leur temps libre ensemble.

Arina

« J'ai un caractère strict et fort, Aricha [diminutif affectueux du prénom Arina] a un caractère plus doux, plus gentil. [...] Nous avons les mêmes goûts, les mêmes intérêts, c'est pourquoi nous sommes toujours d'accord l’une avec l’autre. Nous ne nous ennuyons jamais – nous sommes toujours ensemble, nous pouvons discuter. Nous pouvons nous dire tous nos secrets, nos problèmes, et personne ne les connaîtra jamais », a déclaré Dina.

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Persévérer malgré les épreuves

Dina

En février 2020, Dina s'est blessée au dos, mais elle a quand même participé au championnat de Russie avec cette blessure.

« Une douleur aussi féroce et terrible ne peut être comparée à rien, je n'ai jamais vécu une telle chose », a précisé Dina à propos de cet incident. Quelques mois plus tard, la gymnaste s'est remise et a participé à nouveau à un tournoi international, qui s'est tenu en ligne en raison de la propagation du coronavirus.

« Au début, j'ai eu peur. J'ai pensé – comment, quoi ? Le fait que j'aie été blessée dans cette même salle n'a pas non plus suscité de très bonnes émotions. [...] J’en tremblais un peu. Mais quand j’ai fait mon apparition, que j'ai vu le tapis, les juges, je me suis déjà calmée », décrit Dina.

Arina

En outre, les sœurs étaient candidates pour participer aux Jeux olympiques de Tokyo en 2020, mais à cause de la pandémie, la compétition a été reportée à 2021.

« Nous étions à l'entraînement et c'est là que nous avons appris que les Jeux olympiques avaient été annulés. Aricha et moi nous sommes regardées et nous nous sommes assises. Que devons-nous faire, nous entraîner – pour quoi faire ? [...] Mais maintenant, c'est déjà même plus facile, je m'entraîne non pas pour participer aux Jeux olympiques, mais pour le plaisir », a relaté Dina.

Dina

Néanmoins, les sœurs espèrent toujours pouvoir participer aux Jeux olympiques l'année prochaine.

« Il reste à voir qui représentera la Russie, car nous avons un grand banc de réserve, et tout le monde est digne des Jeux olympiques », argumente Arina.

Arina

« Il ne faut pas se détendre, il ne faut pas perdre sa place, tu dois venir tous les jours et travailler jusqu'au dernier », est confiante Dina.

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