Les cinq films russes les plus attendus de 2021

Danila Kozlovski/Central Partnership; DK Entertainment; Studio cinématographique KIT; 2021
La pandémie de coronavirus a fait du tort à l'industrie cinématographique russe, mais elle n'a pas pu l'arrêter – plusieurs premières très médiatisées sont prévues en Russie pour 2021 et pourraient intéresser les spectateurs du monde entier. Nous avons choisi les cinq principales.

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Tchernobyl (Чернобыль)

L'acteur Danila Kozlovski, connu des téléspectateurs internationaux grâce à la série télévisée Vikings de la chaîne History, affiche des ambitions de réalisateur et consacre son long métrage à l'une des catastrophes les plus médiatisées du XXe siècle. Le sujet de l'accident de Tchernobyl est sur toutes les lèvres après le succès de la série HBO, qui a été très bien accueillie par la critique et le public dans le monde entier.

Néanmoins, jusqu'à présent, seuls des drames d’auteur comme Un samedi presque parfait d’Alexandre Mindadze ont été filmés en Russie à propos de l’incident nucléaire. Kozlovski et le producteur Alexandre Rodnianski évitent toute comparaison avec la série américaine ou ses prédécesseurs russes et insistent sur le fait que leur histoire a un genre et une échelle totalement différents. Dans ce cas, il s'agit d'un film d'action héroïque à gros budget.

Au centre du récit, on trouve trois protagonistes : un pompier, un ingénieur et un plongeur. Ils risquent leur vie, en éliminant les conséquences de l’explosion dans la centrale nucléaire. Le rôle féminin principal du film est joué par Oksana Akinchina, connue pour le thriller d'espionnage La Mort dans la peau et le récent film d'horreur de science-fiction Sputnik. Le film était censé sortir à l'automne 2020, mais la pandémie a fait des ajustements – sa première est maintenant prévue pour avril 2021.

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V2. Évasion de l’enfer (Фау-2. Побег из ада)

Il y a trois ans, une sensation au box-office russe a été réalisée par le film T-34 sur l'évasion à bord d’un char de soldats soviétiques d'un camp de concentration allemand. V2. Évasion de l’enfer de Timour Bekmambetov poursuit en quelque sorte cette ligne. Le film raconte comment le pilote Mikhaïl Deviataïev, qui était prisonnier, s'échappe avec les plans d'une arme secrète des nazis – le missile V2.

Outre les scènes d'action à grande échelle filmées dans l’envergure traditionnelle de Bekmambetov, cette nouvelle œuvre se distingue des autres du genre par un certain nombre d'innovations technologiques. En particulier, le film sera disponible en plusieurs formats à la fois – dont un vertical, adapté pour être visionné sur les téléphones mobiles. C'est ainsi que le réalisateur et le producteur qui, ces dernières années, a connu le succès sur la scène mondiale avec les films d'horreur bon marché Unfriended et Searching : Portée disparue (films qui se déroulent sur un écran de gadget portable), ont essayé de rendre le lourd genre cinématographique du film de guerre intéressant et compréhensible pour le jeune public.

Les Petrov, la grippe, etc. (Петровы в гриппе)

Le film de Kirill Serebrennikov, selon des sources de Russia Beyond, était censé être en compétition au Festival de Cannes 2020, annulé en raison de la pandémie. Les producteurs ont décidé de ne pas sortir le film dans les salles de cinéma et ont attendu l'année prochaine pour en faire la première au principal festival international de cette industrie. De plus, le thème de cette tragicomédie absurde correspond à l'esprit du moment.

Le long métrage raconte en effet l'histoire de la famille du mécanicien automobile provincial Petrov qui a contracté un virus et s'est alitée avec une forte fièvre. Les personnages, dans un état maladif, confondent la réalité et la fiction et s'enfoncent dans un monde de visions délirantes.

Le roman homonyme d'Alexeï Salnikov, qui est à la base du film, présente de nombreux parallèles avec Ulysse de James Joyce et d'autres romans pionniers du début du XXe siècle. Le film de Serebrennikov, qui est devenu le n°2 des réalisateurs russes les plus prisés en festivals, derrière Andreï Zviaguintsev, tente de trouver un équivalent cinématographique à cette esthétique moderniste.

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Major Grom (Майор Гром)

Une tentative de jouer sur le terrain d’Hollywood en matière de film de supers héros a déjà été entreprise en Russie – sorti il y a plusieurs années, Guardians de Sarik Andreasyan, réalisé sur le même modèle que The Avengers, a échoué lamentablement au box-office russe. D'autres producteurs ont tenu compte des erreurs de leurs prédécesseurs et ont commencé par une base littéraire de grande qualité – une série de bandes dessinées de la maison d'édition Bubble sur un major de la police de Saint-Pétersbourg. Les comics ont été publiés de 2012 à 2017 et ont reçu de nombreux éloges de la part des critiques et des lecteurs.

Le film est une adaptation de Docteur peste, le premier livre de la série, qui traite de la chasse à un mystérieux maniaque qui élimine brutalement des médecins, des hommes d'affaires et des fonctionnaires corrompus. Dans la bande dessinée, le principal méchant est un milliardaire et propriétaire d'un important réseau social qui cache ses tendances sadiques au public.

À en juger par la bande-annonce spectaculaire, les créateurs ont choisi comme principale esthétique de référence les films de DC Comics réalisés par Christopher Nolan – le film combinera le genre du noir sombre avec le pathos et des épisodes de mise en scène complexe à grande échelle. En somme, l’un des projets russes les plus onéreux et peut-être le plus intrigant de l'année prochaine.

Arrache et jette (Оторви и выбрось)

En 2019, le premier film de Kirill Sokolov, Why Don't You Just Die ! (Crève, papa !) – une comédie noire sanglante qui explore de manière absurde le malentendu entre des générations de pères et d'enfants – est passé inaperçu au box-office russe. En 2020, le film est apparu sur les plateformes de streaming occidentales, après quoi les principaux critiques anglophones ont commencé à en parler en chœur. Ils ont comparé l’œuvre de Sokolov aux meilleures œuvres de Guy Ritchie, Quentin Tarantino et Sergio Leone. Sans surprise, le deuxième long métrage du réalisateur attire maintenant beaucoup d'attention.

Apparemment, Arrache et jette sera la suite logique de Why Don't You Just Die ! (Crève, papa !). Si dans le premier film de Sokolov, ce sont les hommes qui ont été amenés à clarifier leurs relations (le père de famille et le petit ami de sa jeune fille), cette fois c’est aux femmes de se crêper le chignon.

Au cœur de l'histoire – un conflit entre trois générations de femmes dans une même famille. L'affiche du film, montrant deux mains meurtries et cicatrisées, laisse entendre que cette guerre ne sera pas sans victimes.

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