Cinq traditions violentes: célébrez Maslenitsa comme un vrai guerrier slave

Donat Sorokin/TASS
Maslenitsa est une fête amusante célébrée avec beaucoup de traditions inoffensives, mais les commotions cérébrales et les dents cassées sont aussi des effets secondaires fréquents de cette ancienne fête foraine slave. Testez votre virilité en prenant part à l'une de ces cinq compétitions de Maslenitsa plutôt violentes…

Avertissement : Russia Beyond vous prévient que les jeux mentionnés ci-dessus sont des passe-temps slaves anciens qui peuvent causer des dommages, le lecteur assumant l'ensemble des risques s'il venait à s'y adonner…

Combat «Stenka»

« Stenka Na Stenku », ou combat « mur contre mur », est la façon dont les plus braves des Slaves célèbrent Maslenitsa. Un groupe de 6 à plus de 100 combattants se réunissent dans un endroit, s'alignent en deux rangées l'une face à l'autre, et testent leur virilité dans le combat le plus dur de l'année. Le but n'est pas de faire tout et n’importe quoi, c'est plutôt un test de camaraderie et une façon de se sentir comme une partie d'une fraternité plus large de guerriers. Vous voulez que votre équipe gagne, mais vous ne voulez pas que cela se fasse n'importe comment.

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Des règles standard sont applicables ici : ne pas frapper une personne qui est au sol, ne pas attaquer un adversaire isolé en groupe, etc. Le seul but de la tradition est de prendre du plaisir, après tout. Et rappelez-vous toujours que la première règle du Maslenitsa Club est : « Ne parlez pas du Club Maslenitsa ! »

«Jeu de claques»

Les claques peuvent sembler un passe-temps plus doux que la lutte «Stenka», mais méfiez-vous de cet ancien défi slave… Tous les yeux sur rivés vous, car il n'y a que deux adversaires : ils sont assis sur un tronc ou sur un banc rehaussé au-dessus du sol de sorte que les jambes des concurrents restent en l'air. A tour de rôle, les participants frappent mutuellement la tête de leur adversaire avec la paume ouverte. Celui qui tombe du tronc en premier perd. Le gagnant doit rester assis, même s'il n'est pas très stable.

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Face à face «Kalachnikov»

Malgré l'origine ambiguë du nom de ce jeu, les règles sont très simples. Deux hommes se tiennent l'un en face de l'autre. Chacun d'eux met un bâton derrière ses pieds pour faire office de ligne qu'il ne doit pas traverser. Les deux casse-cou se poussent tour à tour au niveau de la poitrine à mains nues. Le premier à franchir la ligne de démarcation en quête de protection contre les coups impitoyables est annoncé perdant, l'autre - gagnant. Le jeu peut être connu sous différents noms dans certaines régions, mais le principe de base est partout le même.

Défis «Ban'ka»

Ce jeu est très cruel. La tradition brutale du «ban'ka» n'implique pas de coups de poing à mains nues, mais c'est toujours un rituel de Maslenitsa largement redouté. Les hommes se réunissent en groupe et vont se baigner dans un banya (sauna) russe. Ce qui fait de cette tradition un test de virilité et de bravoure, ce sont les règles non conventionnelles du jeu : un homme est censé frapper son compagnon de bain aussi fort qu'il le peut avec le balai de banya. Quand le balai fraîchement infusé se désintègre complètement dans sa main, on échange les rôles. L'homme qui est le plus rapide à détruire son balai, et son ennemi avec, gagne la partie. Cela semble amusant, mais beaucoup capitulent avant que le jeu ne commence réellement.

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Bataille de la «Ville de neige»

Les hommes nobles et durs ne se battent jamais pour rien; ils se bagarrent pour protéger ce qui leur appartient. Cette bataille de neige appelée «Ville de neige» vise à le prouver. D'abord, les hommes construisent une «ville» ou un «château» avec de la neige et se divisent en deux équipes quand c'est terminé. Les joueurs du premier groupe doivent protéger la ville contre un assaut lancé par la deuxième équipe. Les boules de neige, les coups de poing et même de longs balais peuvent être utilisés comme armes pour assiéger ou protéger la «ville» nouvellement construite. Les équipes négocient leur arsenal à l'avance. Quand l'affaire est conclue, l'assaut est lancé et seuls les plus courageux endurent le jeu jusqu'à son point culminant, quand les deux équipes se réunissent et détruisent ensemble la «ville de la neige» pour symboliser la fin de l'hiver.

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