La Sibérie résumée en dix photographies

Alexander Kryazhev/Sputnik
Non, la Sibérie ne se résume pas à de gigantesques tas de neige! La preuve en images.

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Chereguech, Kouzbass

Skieurs et snowboardeurs en maillot de bain pendant le festival GrelkaFest 2019 à la station de ski Chereguech, dans la région de Kemerovo (Sibérie occidentale).

Neige, soleil et jolies filles en bikini : telles sont les premières choses qui viennent à l’esprit de tout Sibérien qui se respecte lorsqu'il entend le mot « Chereguech ». Chereguech est un ancien village de mineurs qui, depuis 2011, s’est transformé en station de ski très cotée. Tout a commencé avec une vidéo dans laquelle des habitants ont un jour filmé comment des filles en maillot de bain dévalaient les pentes du Kouzbass en entonnant la chanson de Shakira Loca, Loca. La vidéo a été diffusée sur toutes les chaînes fédérales, le tabloïd anglais Daily Mail leur a consacré un article, et des blogueurs américains ont été pris d’une crise d’hystérie : « Pentagone ! Pourquoi nous as-tu menti pendant toutes ces années en affirmant que nous avions gagné la guerre froide ?! ». Désormais, plusieurs milliers de personnes se réunissent ici chaque année pour skier en maillot de bain.

Moustiques sibériens

Si vous tapez « сибирский гнус » sur Google, vous tomberez sur des centaines de vidéos à ne regarder que si vous avez les nerfs solides. En été, en Sibérie, il n'y a rien de pire que cela - des hordes de moucherons suceurs de sang qui dévorent littéralement les gens. Il y en a plus de 40 espèces dans cette région ; les gens, après une attaque de ces moustiques, peuvent finir à l’hôpital. Les habitants appellent cela « Gnoussapocalypse ».

Aurores boréales

Aurores boréales à Norilsk, 2018

Le cercle polaire arctique traverse une grande partie du pays, y compris la Sibérie. Par conséquent, certaines villes, comme Norilsk (2 878 km au nord de Moscou) ou la péninsule de Taïmyr (3 242 km de Moscou, dans la même direction) ne voient pas le soleil pendant plusieurs dizaines de jours (littéralement). Mais il y a un bon côté, et pas des moindres : les habitants de ces lieux peuvent observer un phénomène naturel fantastique.

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Centrale hydroélectrique de Saïano-Chouchensk, Khakassie

Vue du barrage de Saïano-Chouchensk

La centrale électrique la plus puissante de Russie a commencé à être construite en 1963 et devait être achevée en neuf ans. Toutefois, la construction a « traîné » un peu - elle a traversé plusieurs époques et générations. Officiellement, la centrale hydroélectrique n'a été achevée qu'en 2000. En août 2009, l'une des plus grandes catastrophes technologiques de l'histoire récente s'est produite ici – on se rappelle de dizaines de corps mutilés, des bâtiments détruits de la centrale électrique, et d’une énorme tache d'huile dans le fleuve Ienisseï. À l’époque, un puissant jet d'eau avait arraché le couvercle de l'unité hydraulique, tuant 75 personnes.

« Or noir » sibérien

Opérateur de forage dans un village de travailleurs du pétrole, 1971

73% de tout le pétrole russe est produit en Sibérie occidentale et, selon les prévisions du ministère russe des Ressources naturelles, les réserves dureront jusqu'en 2044. Cependant, la question se pose déjà : comment maintenir les volumes de production ? Il reste des régions où l’or noir est beaucoup plus difficile à extraire, à cause du sol gelé ou des marécages infranchissables. Il s’agit de la Sibérie orientale et des territoires du nord de la Russie.

Chemin de fer transsibérien

Le chemin de fer qui longe les rives du lac Baïkal

La Russie a décidé de construire le chemin de fer transsibérien il y a plus de cent ans, sous le règne des Romanov, car elle craignait l'expansion chinoise dans ses territoires d'Extrême-Orient. La peur était grande et les ressources semblaient inépuisables. C’est ainsi qu’est apparu le chemin de fer le plus long du monde, traversant toute la Sibérie. Il s’étend sur plus de 9 000 km, ce qui équivaut à 6 jours et 22 heures en train. De nombreuses histoires, films, chansons et légendes sont associés à ce chemin de fer.

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Goulag

Les territoires inhabités de la Sibérie ont été « civilisés » de différentes manières, mais les prisonniers du goulag ont joué un rôle de premier plan. Méga-chantiers (comme la grande ligne ferroviaire BAM), routes, villes, barrages – tout a été construit ou, au moins, a commencé à être construit par les forçats et les personnes exilées dans un environnement hostile. « Pas de travail, pas de nourriture » était la principale méthode de gestion. Et chaque fois que le calendrier du chantier était réduit, l'administration du camp allongeait les journées de travail. « Les gens travaillaient 16 ou même 18 heures par jour », écrit l'historien Sergueï Papkov dans son livre La terreur de Staline en Sibérie.

Lac Baïkal en hiver, région d'Irkoutsk

C’est l'une des merveilles naturelles les plus célèbres et un symbole de la Sibérie. Chaque printemps, des cercles blancs se forment à la surface du lac Baïkal, leur origine étant longtemps resté une énigme pour les scientifiques. Pendant un certain temps, on pensait qu'ils s’étaient formés à cause du méthane. Enfin, le secret a été révélé : les cercles mystérieux sont créés par des tourbillons anticycloniques (chauds) et la structure du lac lui-même.

Akademgorodok, Novossibirsk

Charles de Gaulle s'entretient avec les habitants d'Akademgorodok, 1966

La Sibérie est fortement associée non seulement au gel et au lac Baïkal, mais aussi à la science. En 1957, un centre scientifique créé ici est devenu mondialement connu - Akademgorodok. Des dizaines d'instituts dans diverses disciplines, une université, des forums scientifiques - tout cela a été transféré à l'initiative d'académiciens dans un « pôle » perdu au milieu de la forêt. L’éloignement de Moscou était un gage de liberté. Le premier collisionneur du monde a été lancé ici, par l'Institut de physique nucléaire d'Akademgorodok.

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Marais de Vassiougan

La Sibérie est très grande, et ceci pourrait vous donner une idée de son immensité : au milieu de la Sibérie occidentale se trouve marécage dont la taille est supérieure à celle de la Suisse, et il continue de s'étendre. Imaginez maintenant que dans le reste de Sibérie on trouve en plus 113 villes (trois d'entre elles ont plus d'un million habitants) et une taïga sans fin. Impressionnant, n’est-ce pas ?

Dans cet autre article découvrez la liste très exhaustive des régions de l’immense Russie.

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