Quel matériel militaire la Russie a-t-elle vendu en 2019 et à qui?

Un avion de chasse Soukhoï SU-35 est exposé avant un vol d'essai en vue du Salon aéronautique de Chine, à Zhuhai en 2014

Un avion de chasse Soukhoï SU-35 est exposé avant un vol d'essai en vue du Salon aéronautique de Chine, à Zhuhai en 2014

AFP
La Russie est le numéro deux mondial en termes d’exportation d’armes, se plaçant juste derrière les États-Unis. Au cours de l’année passée, un pays de l’OTAN a acheté à Moscou l’un des armements les plus redoutables.

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Début avril, le président russe a dressé le bilan de la coopération militaro-technique de la Russie. Selon ses données, Moscou a, en 2019, vendu des armements et équipements militaires pour quelque 15 milliards de dollars. Par ailleurs, le portefeuille des commandes, toujours en ce début de mois, était de plus de 55 milliards de dollars et le nombre de partenaires se portait à une centaine de pays.

« Ce qui joue en notre faveur, certes, c’est l’expérience couronnée de succès du recours aux armements nationaux qui ont notamment fait leurs preuves en Syrie. Leur efficacité, justesse, sureté et simplicité sont les qualités qui définissent la demande sur le marché international de l’armement », a souligné le président russe.

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À ce jour, Moscou se classe deuxième sur le marché des exportations d’armes, son principal concurrent dans le domaine étant Washington. Or, comme l’assurent les exportateurs d’armements russes, ils renforcent actuellement leurs positions sur les principaux marchés d’écoulement des États-Unis.

Chargement dans un avion du ministère russe de la Défense de composants de systèmes de missiles antiaériens S-400, destinés à être livrés à la Turquie

« Les entreprises de la défense complètent constamment de nouveaux échantillons leur catalogue d’export de produits à destination militaire – des moyens de défense antiaérienne, LRM, véhicules de combat, moyens de lutte contre les drones, etc. Grâce à ce travail, au cours de ces dernières années, la Russie a renforcé ses positions dans l’Asie du Sud-Est, au Proche-Orient, en Afrique », indique le consortium technologique russe Rostec.

Qui a acheté quoi ?

Au cours de ces dernières années, Moscou a produit plus de 630 chasseurs de type Su-30, destinés aussi bien aux forces aérospatiales du pays qu’aux armées algérienne, arménienne, chinoise et indienne.

Des membres des forces aériennes indiennes défilent devant l'avion de chasse Soukhoï Su-30MKI lors de la répétition générale du défilé de la Journée de l'Armée de l'Air à la base aérienne de Hindon, dans la ville de Ghaziabad, à la périphérie de New Delhi.

Le plus grand parc d’avions de ce type a été envoyé à l’Inde – plus de 300 appareils. En outre, 41 chasseurs polyvalents de type MiG-29K-KUB équipent déjà l’armée de New Delhi. Cet appareil a d’ailleurs tellement plu aux Indiens, que les autorités des deux pays négocient la livraison de 21 chasseurs supplémentaires. Pour le moment, le montant de ce marché n’a pas été divulgué.

>>> La Turquie pourra-t-elle tourner les S-400 achetés à la Russie contre cette dernière?

Parallèlement, Moscou mène des négociations quant à la livraison de Su-35 de génération 4++ à la Chine, à l’Égypte, aux Émirats arabes unis et à la Turquie. 

 Système de missiles S-400 livré à la Turquie

Cela étant dit, la Turquie, pays membre de l’OTAN et l’un des acquéreurs clefs d’armements américains, est pratiquement devenue le principal partenaire de la Russie au cours de l’année passée, et ce, suite à l’achat de systèmes de missiles S-400.

Actuellement, Moscou essaie d’attirer un autre partenaire de Washington – les Émirats. Au début des années 2000, ces derniers lui avaient déjà acheté un millier de véhicules blindés légers BMP-3. Depuis, dans le cadre du salon d’armements IDEX 2019, Abu Dhabi a signé un contrat d’un montant de 2,71 millions de dollars en vue de leur modernisation. Ses détails ? Ils n’ont pas été divulgués au public.

Un véhicule de combat BMP-3

Parallèlement, Moscou propose avec insistance à Abu Dhabi une nouvelle création, destinée à la protection contre les drones et les cibles aériennes évoluant à basses altitudes – sa tourelle AU-220, armée d’un canon de 57mm. Elle apparaît capable de percer le blindage de l’équipement aérien le plus moderne.

Par ailleurs, Moscou a conclu un contrat avec l’Irak, portant sur la livraison de ses lance-roquettes multiples TOS-1A, appelés aussi Buratino, ses hélicoptères Mi-28N et Mi-35, ses véhicules antiaériens de courte à moyenne portée Pantsir S-1 et ses chars T-90. Le tout, pour un montant de 1,7 milliard de dollars.

Dans cet autre article, nous vous expliquons comment la Russie a réussi à se hisser parmi les plus gros exportateurs d’armes au monde.

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