En images: pourquoi un hélicoptère soviétique gît dans un marécage russe depuis 40 ans?

Mikhaïl Paniouta
L'hélicoptère s'est écrasé directement dans un marais à cause d'une erreur technique. Et ce n'est pas le seul aéronef abandonné en Russie.

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Le 8 août 1981, l'équipage de la 255e brigade de vol était en expédition d'exploration pétrolière à bord d’un hélicoptère Mi-6. Lors d’une pause entre les vols, l’appareil a été ravitaillé en carburant à la base de Khalampour (district de Iamalo-Nénétsie, dans l’Arctique russe). Il a ensuite redécollé avec une cargaison, mais les deux moteurs sont tombés en panne après cinq minutes de vol à une altitude de 150 mètres.

L'équipage de cinq personnes a alors d’urgence atterri dans une zone marécageuse à 60 km au sud-est de la ville de Tarko-Salé. Aucun membre n'a été blessé, mais l'hélicoptère lui-même a été considérablement endommagé.

Les enquêteurs ont déterminé que lors du remplissage des réservoirs, les travailleurs de l'expédition les avaient remplis par erreur avec de l'eau, ce qui a provoqué une panne de moteur.

En 40 ans, l'hélicoptère n'a jamais été sorti du marais, mais quelqu'un a volé sa queue et ses moteurs. Aucune nouvelle quant à une possible évacuation prévue de l’appareil n'est non plus apparue dans les médias locaux pendant 40 ans.

Le Mi-6 n'est pas le seul aéronef soviétique abandonné au milieu de la nature. Par exemple, à une heure de route de Moscou, dans le microdistrict de Lougovaïa de la ville de Lobnia, on peut trouver un avion d’épandage AN-2 assemblé en 1949 – il a été acheté et installé par le propriétaire d’un café local.

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Un autre avion, un TU-134 construit en 1974, est situé au bord de la mer, à 50 km de Vladivostok, sur le territoire d'un ancien camp. Selon les médias locaux, il a été récemment acheté et apporté par un homme d'affaires des environs. Il comptait restaurer l'avion et construire un hôtel à côté, mais la pandémie de coronavirus a contrecarré ses plans. Désormais, les habitants et les touristes viennent dans l'avion abandonné et organisent des séances de photos de famille.

La plus majestueuse des machines volantes abandonnées est toutefois l’ekranoplan Loun, le seul hybride de combat au monde entre un avion et un navire, qui demeure à l'abandon sur les rives de la mer Caspienne à Derbent, en République du Daghestan.

Sa construction a commencé à l'usine Volga de Nijni Novgorod en 1983, et il a été mis à l’eau dès 1986. Le Loun était censé délivrer des frappes de missiles contre les navires de surface ennemis, tandis que sa vitesse maximale était de 500 km par heure.

En 1990, le Loun a été mis en service expérimental, mais un an plus tard, le projet a été abandonné en raison de l'effondrement de l'URSS et, par conséquent, de l'absence de financement. Pendant longtemps, il est resté à Kaspiïsk où il avait été testé.

À Kaspiïsk

En juillet 2020, a été décidé le futur transfert de l'ekranoplan sur le territoire du parc Patriot à Derbent, où il doit devenir l’une des principales attractions.

On ne sait pas exactement quand le parc sera bâti, mais les habitants et les touristes de différentes villes russes viennent d'ores et déjà se photographier avec ce « monstre marin » du Daghestan.

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