En Russie, un premier groupe d’animaux marins de la «prison des baleines» relâché en milieu naturel

vniro

Deux orques et six bélugas, auparavant captifs de la « prison des baleines » de l’Extrême-Orient russe, ont été relâchés dans le golfe de Sakhaline, informe sur son site l’Institut panrusse de recherches scientifiques sur la pêche et l’océanographie (VNIRO). 

Avant de procéder à leur libération, les vétérinaires ont effectué les analyses nécessaires, et indiqué que les mammifères marins étaient en bonne santé. Aussi, si les orques se sont initialement montrées nerveuses et sont restées plusieurs heures près des côtes avant de partir au large, les bélugas se sont quant à eux aussitôt éloignés du littoral. Par ailleurs, comme annoncé précédemment, les animaux ont été équipés de traceurs GPS, afin que les scientifiques puissent suivre leurs déplacements et collecter des données quant à leur comportement.

Dix orques et quatre-vingt-quatre bélugas demeurent toutefois dans l’attente de rejoindre à leur tour, après un périple de quelque 1 800 kilomètres depuis leur site de détention, le cap Perovski, pour y être relâchés.

La libération de ces mammifères n’a néanmoins pas fait l’unanimité. En effet, la coalition d’organisation écologistes publiques Liberté pour les orques et bélugas a qualifié cette procédure de précipitée et d’irresponsable, un travail de réhabilitation à la vie sauvage, qui avait été promis, étant à ses yeux indispensable.

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« Aujourd’hui le VNIRO site a annoncé sur son que la libération de deux orques et de six bélugas dans la mer d’Okhotsk avait été une réussite. La coalition n’est absolument pas d’accord avec cela et juge la libération extrêmement non professionnelle, douloureuse pour les animaux, qu’elle enfreint l’ensemble des pratiques et standards mondiaux, et est contraire à toutes les recommandations concertées d’éminents scientifiques russes et internationaux », a-t-elle ainsi fait savoir, citée par la presse

Pour rappel, c’est en octobre 2018 que l’existence de la « prison des baleines » avait été révélée par Greenpeace, après quoi les autorités russes avaient déterminé que la capture de ces animaux, destinés à être vendus à des oceanariums chinois, était illégale. Inaptes à retourner aussitôt à l’état sauvage, ces 90 bélugas et 12 orques n’avaient cependant pu être relâchés immédiatement.

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