Dans quelles villes de Russie les salaires sont-ils les plus élevés et les plus bas?

Alexander Ryumin/TASS

Moscou, Salekhard, Sourgout, Khanty-Mansiïsk, et Ioujno-Sakhalinsk forment le peloton de tête des villes russes offrant le plus haut salaire moyen, avancent les résultats d’une étude de l’agence de presse RIA Novosti. A contrario, c’est le Sud du pays qui clôture ce classement.

À noter qu’étant conscients des considérables disparités de revenus entre les régions, les experts en charge de l’enquête ont par ailleurs pris en compte le rapport entre le salaire moyen et le coût moyen de la vie (bien et services jugés nécessaires pour une personne dans un appartement de 28m², cela comprend tant des aliments que des meubles, vêtements, frais de transports, etc).

Lire aussi : Comment les Russes économisent pour faire face à la crise

Il en est ainsi ressorti que le pouvoir d’achat des leaders du tableau est environ 2,7 fois plus élevé que celui des outsiders.

Les chefs de file en termes de pouvoir d’achat

Le salaire moyen brut à Ioujno-Sakhalinsk, sur l’île de Sakhaline, en Extrême-Orient russe, est de 81 700 roubles (1 072 euros). Avec une telle somme, il est possible d’y acquérir 3,58 lots de biens précédemment évoqués, ce qui permet à la ville de se hisser sur la première marche du podium pour le plus haut pouvoir d’achat du pays.

Salekhard (district autonome de Iamalo-Nénétsie, 1 934km au nord-est de Moscou) la talonne, avec un quotient de 3,55. Suivent ensuite Sourgout et Khanty-Mansiïsk (district autonome des Khantys-Mansis, respectivement à 2 137 et 1 901km au nord-est de Moscou), avec un taux respectif de 3,2 et 3,09. Il est important de préciser que ces trois villes sont situées dans des régions particulièrement riches en pétrole et en gaz.

Lire aussi : Dans quelle région de Russie gagne-t-on le mieux sa vie?

La cinquième place du classement est occupée par Moscou, où le rapport entre salaire moyen et coût moyen de la vie est de 2,97.

Parmi les villes de plus d’un million d’habitants, la situation semble tout à fait honorable, notamment pour Saint-Pétersbourg (2,44), Krasnoïarsk (2,4), Kazan (2,28), Ekaterinbourg (2,25), Oufa (2,21), Tcheliabinsk (2,16) et Omsk (2,16).

Les cités à la traine

Les plus faibles salaires ont été constatés dans le Sud du pays, et notamment dans le Caucase : à Chakhty (région de Rostov), Sébastopol (Crimée), Naltchik (capitale de la République de Kabardino-Balkarie), Makhatchkala (capitale de la République du Daghestan) et Tcherkessk (capitale de la République de Karatchaïévo-Tcherkessie).

À Chakhty, le rapport entre le salaire moyen et le coût moyen de la vie est de 1,32, ce qui signifie que pour la majorité de la population, seuls les besoins individuels de base sont assurés et qu’économiser pour une voiture, un logement, ou élever un enfant est délicat.

Lire aussi : Les Russes et l'argent: anatomie d'une relation très spéciale

En avant-dernière position se trouve Sébastopol (1,41). Cependant, les experts notent que les prix élevés dans cette ville s’expliquent par la forte demande des touristes et des militaires. Or, le salaire de ces derniers n’est pas pris en compte pour l’établissement du classement.

Rédigé sur la base de l'article publié par RIA Novosti.

Fait intéressant, il y a peu, nous vous annoncions pourtant que c’est précisément dans le Caucase russe que la population était le plus en bonne santé. Retrouvez cet article en suivant ce lien.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.

Plus d'histoires et de vidéos passionnantes sur la page Facebook de Russia Beyond.
À ne pas manquer

Ce site utilise des cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter les cookies