Dix dessins animés de Disney et leurs doubles soviétiques

Clyde Geronimi, Wilfred Jackson, Hamilton Luske/Walt Disney Productions, 1951; Efrem Proujanskiy/Kievnauchfilm,1981
Disney est célèbre dans le monde entier pour ses dessins animés basés sur des livres et des contes populaires. Mais saviez-vous que les studios de cinéma soviétiques travaillaient avec les mêmes histoires - et les ont parfois mises à l’écran plus tôt que leurs homologues américains?

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1. Les Aventures de Pinocchio vs. Les Aventures de Bouratino

Dans sa traduction russe du conte italien Les Aventures de Pinocchio, l'écrivain russe Alexeï Tolstoï a opéré de nombreux changements majeurs pour l'adapter autant que possible aux petits lecteurs russes. Finalement, il a décidé de créer sa propre version du conte - et l'a publiée en 1936. L'adaptation cinématographique de 1976 est considérée comme un film culte en URSS.

Bouratino, la version russe de Pinocchio, présente plusieurs différences importantes avec son grand frère italien. Tout d’abord, son nez ne pousse pas quand il ment (et en fait, en bon garçon soviétique, il ne ment pas). Bouratino est aussi un garçon très positif, qui voit toujours le monde de manière optimiste - et il ne souffre pas autant que Pinocchio. Le livre et le film soviétiques comportent également des personnages et des intrigues supplémentaires - tels que Tortilla la tortue qui veille sur une clé d'or qui porte bonheur.

2. Winnie l'Ourson vs. Vinni Poukh

Le conte de Milne a été repris de façon plutôt libre par l'écrivain pour enfants soviétique Boris Zakhoder. Mais Winnie l'Ourson est devenu encore plus célèbre en URSS après trois films d'animation Soyuzmoultfilm de 1969, 1971 et 1972 réalisés par Fiodor Khitrouk.

Le Winnie soviétique a été privé de ses amis Grand Gourou ou Tigrou. Les films ne couvrent que quelques-unes des intrigues de Milne et de Disney. Le Winnie soviétique se retrouve également dans un endroit exigu après avoir mangé trop de miel. Bourriquet perd sa queue, comme dans la version américaine, et le duo Winnie - Porcinet la retrouve avant de la renvoyer comme cadeau d'anniversaire. Et bien sûr, le Winnie soviétique fait également de son mieux pour obtenir du miel d'un grand arbre.

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3. La Reine des neiges (Frozen) vs. sa version soviétique

L'un des films d'animation les plus récents à avoir pris d'assaut le monde - La Reine des neiges - a un illustre prédécesseur soviétique de 1957. Les deux sont inspirés d'un conte de Hans Christian Andersen. La différence dramatique réside dans le fait que dans le film soviétique, Gerda voyage héroïquement seule à la recherche de son frère Kai, ensorcelé par la reine des neiges sans cœur. Une autre différence est que chez Disney Anna est en fait la sœur de la reine des neiges, Elsa, qui possède des pouvoirs magiques qu'elle cherche à cacher tout au long de sa vie. Dans la version soviétique, Gerda n'est motivée que par l'amour et le courage face à une créature beaucoup plus puissante (et adulte).

4. Tom et Jerry vs. Nou Pogody ! (Attends un peu !)

Officiellement, ce dessin animé soviétique n’a rien à voir avec la série de Disney, mais les similitudes sont évidentes. La version américaine comprend Tom le chat et Jerry la souris. Les adversaires soviétiques sont un loup et un lièvre. Ils ne sont pas muets et sont beaucoup plus humanisés, portent des vêtements, utilisent des moyens de transport et ne sont pas enfermés dans une seule maison. Le loup est en fait un genre de voyou – il aime fumer, boire de la bière et porter une veste en cuir. Le lièvre, tout comme Jerry, est très intelligent et joue des tours à son agresseur de manière assez impitoyable.

5. Alice au pays des merveilles vs. Alissa v strane tchoudes

Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll a été mis à l’écran par Disney en 1951 et en 1981 par le studio soviétique Kievnaoutchfilm. La version soviétique n'a pas de roi de cœur et ne comprend pas l'épisode avec les larmes d'Alice. Et si l'animation de Disney n’empruntait que la scène avec Tweedledum et Tweedledee à la suite, Alice de l’autre côté du miroir, les Soviétiques ont fait une série distincte à partir de chacun des livres.

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6. Blanche-Neige et les sept nains vs. Le Conte de la princesse morte et des sept chevaliers

L'intrigue autour d’une belle jeune femme empoisonnée est très populaire dans le folklore de nombreux pays. Et si l’histoire de Disney est basée sur le conte de 1812 des frères Grimm, le studio soviétique Soyuzmoultfilm a mis à l’écran un conte de 1833 d’Alexandre Pouchkine.

Blanche-Neige et la princesse russe souffrent toutes deux de belles-mères envieuses, jalouses de leur beauté et qui les expulse de leur foyer. L’une des principales différences est évidente dès le titre - au lieu de trouver refuge dans la hutte des nains, la princesse russe rencontre des chevaliers. Les deux jeunes filles sont empoisonnées par la pomme enchantée. La fin heureuse est similaire - le prince trouve sa bien-aimée, l'embrasse, la sauve et ils se marient.

7. La Belle et la Bête vs. La Fleur écarlate

La Belle et la Bête est une intrigue folklorique européenne populaire qui a été reprise dans le conte de fées russe La Fleur écarlate de l'écrivain du XIXe siècle Sergueï Aksakov. En quoi La fleur écarlate est-elle différente ? On y trouve un père qui travaille dur, mais c’est un commerçant qui entreprend des voyages océaniques vers des terres lointaines. Et tandis que la Belle de Disney est fille unique, la Russe Nastia a deux sœurs aînées. Se préparant pour un nouveau voyage, le père leur demande à toutes trois ce qu'elles aimeraient qu'il leur ramène. Deux filles demandent des cadeaux coûteux, mais Nastia ne veut qu'une fleur écarlate.

Victime d’une tempête, le père se retrouve sur une île inconnue où une terrible bête le trouve et ordonne à l'homme de lui amener une de ses filles sans quoi il restera seul à jamais. Le père revient et raconte ses mésaventures à un ami. Nastia entend accidentellement l'histoire et décide de sauver son père. Elle se rend sur l'île et tombe amoureuse de la bête. Mais les sœurs deviennent folles de jalousie et essaient de ruiner cette relation.

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8. Le Livre de la jungle vs. Les Aventures de Maugli

Les deux dessins animés sont basés sur le célèbre livre de la jungle de Rudyard Kipling à propos d’un garçon sauvage élevé dans la jungle indienne par des animaux. Alors que l’histoire de Disney en 1967 est plus édifiante et positive, avec des ours qui chantent et un monde sauvage joyeux, l’animation soviétique de 1973 parle de survie dans la jungle, avec sa loi impitoyable. Le dessin animé est plein de drame, de courage et de métaphores sur des problèmes humains réels. Une œuvre très puissante !

9. La Petite Sirène vs. Roussalotchka

Le film lumineux et coloré de Disney de 1989 n’a pas grand-chose en commun avec le sombre drame soviétique tourné en 1968. Et nous ne sommes même pas sûrs que les enfants devraient vraiment regarder le second, même s’il est beaucoup plus proche du conte original de Hans Christian Andersen.

Dans la version soviétique, vous ne verrez pas le joyeux crabe Sébastien ou le poisson Polochon. Ni Ariel se coiffer avec une fourchette en portant un soutien-gorge en coquillage. Mais l'intrigue principale est similaire - la sirène soviétique sauve un beau prince et conclut un pacte avec une sorcière de la mer - elle obtient des jambes mais risque de perdre sa voix si le prince ne l'embrasse pas - ou dans la version soviétique s'il se marie quelqu'un d'autre. Si Disney arrive à un happy end, le film soviétique n’épargne pas la sirène, qui meurt à la fin.

10. Cendrillon vs. Zolouchka

Le conte de fées musical soviétique de 1947 est une version du dramaturge soviétique Evgueni Schwartz basée sur le conte de Charles Perrault. La petite fille souffre des caprices de sa belle-mère et de ses demi-sœurs, et doit faire le ménage jusqu’à l’épuisement.

Par rapport à la version Disney de 1950, la version soviétique est plus proche de l'original. Le père de Cendrillon est vivant, mais c’est tout simplement un homme trop doux et gentil pour protester contre les mauvaises actions de sa nouvelle femme. Cependant, à la fin, il soutient Cendrillon, qui montre que la chaussure en verre lui appartient.

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