Dix conseils pour ceux qui voyagent dans la région de l'Altaï

Kira Kalinina
Malgré l'éloignement de l'Altaï des deux plus grandes villes de Russie, Moscou et Saint-Pétersbourg, de nombreux étrangers viennent dans cette région située aux frontières de la Mongolie et du Kazakhstan, attirés par les reliques des anciennes religions chamaniques et les sculptures rupestres préhistoriques au-dessus de prairies en fleurs. RBTH vous donne quelques conseils pour votre éventuel voyage dans l’une des régions les plus exotiques de Russie.

Comment y aller

Le meilleur moyen d’arriver dans les montagnes de l’Altaï est de prendre un vol direct de Moscou jusqu’au chef-lieu de la République de l’Altaï, Gorno-Altaïsk (3 800 km à l’est de la capitale). Il est ensuite possible de louer une voiture ou de réserver une visite et suivre la route de la Tchouïa vers le sud en direction de la frontière mongole. Il y a également de nombreux vols vers Barnaoul, le chef-lieu du territoire de l’Altaï voisin, qui est plus grand et plus développé que Gorno-Altaïsk. Ainsi, il est peut-être plus facile de louer une voiture à Barnaoul et de faire trois heures de route jusqu’à Gorno-Altaïsk.

Louer une voiture

Si vous décidez de louer une voiture au lieu d’acheter un séjour, optez pour un SUV ou un tout-terrain. Les prix démarrent à 70 euros par jour. Bien que la route de la Tchouïa soit de bonne qualité, à certains endroits, comme le lac Teletskoïe, il faudra la quitter pour s’engager dans un chemin de terre qui risque, en cas de pluie, de vous causer des problèmes supplémentaires en devenant boueux. Toutefois, le grand avantage de l’exploration de l’Altaï en voiture est que vous pouvez emporter votre tente et faire du camping. Si vous n’êtes pas fan de cette activité, réservez une chambre d’hôtel, mais faites-le deux ou trois mois à l’avance, les réservations de dernière minute étant quasi impossibles durant la haute saison (de juin à août).

Suivre la Route de la Soie

Crédit : Alexander NerozyaCrédit : Alexander Nerozya

La route de la Tchouïa commence à Novossibirsk, serpente sur environ 1 000 kilomètres et traverse le territoire de l’Altaï et la République de l’Altaï pour aller jusqu’à la frontière de la Mongolie. Ce tronçon nord de la Route de la Soie a fait son apparition au 3ème millénaire av. J.-C. La route principale, qui est également la plus belle de l’Altaï, est bordée de petits villages et court à travers des paysages montagneux. Vous verrez au loin les montagnes avec des sommets enneigés et le mont Beloukha (le plus élevé de l’Altaï) derrière lequel s’étend la steppe.

Panneaux routiers

Crédit : Diana SerebrennikovaCrédit : Diana Serebrennikova

Certains endroits intéressants, comme Kalbak-Tach, le col de Tchike-Taman et le confluent de la Tchouïa et de la Katoun, sont marqués par des panneaux spéciaux de couleur marron en russe et en anglais. Suivez ces panneaux et vous aurez la chance de prendre des photos uniques, peut-être les plus belles jamais rapportées de vos voyages.

Trouver un interprète

La plupart des services dans l’Altaï ne sont dispensés qu’en russe et vous aurez besoin d’un ami local, d’un guide ou d’un interprète pour louer une voiture. Il est également possible de réaliser une excursion, de faire du rafting sur la Katoun ou la Tchouïa, d’acheter une promenade en bateau sur le lac Teletskoïe ou d’effectuer une courte visite à Kalbak-Tach pour admirer ses anciens pétroglyphes qui valent vraiment le détour. Toutefois, vous aurez impérativement besoin d’un d’interprète.

Parler moins, écouter plus

Crédit : Anton AgarkovCrédit : Anton Agarkov

Plus vous vous « enfoncerez » dans l’Altaï, moins vous rencontrerez de touristes agaçants. Souvent, vous ne pourrez communiquer que par gestes, mais moins parler peut vous donner une meilleure expérience du voyage dans l’Altaï. Ainsi, vous aurez l’occasion d’écouter les récits mélodieux des conteurs traditionnels, les kaïtchi, qui peuvent parler pendant des heures. Vous pourrez aussi profiter du magnifique silence sous la Voie lactée dans la steppe.

Être prêt aux inconvénients

Crédit : Kira KalininaCrédit : Kira Kalinina

L’Altaï étant une région assez éloignée de la civilisation, il est quasi impossible de trouver des toilettes modernes. Ce seront plutôt des abris avec, à l’intérieur, un simple trou profond dans le sol au lieu de cette bonne vieille cuvette en céramique. Les serviettes en papier et l’eau chaude ne sont pas toujours au rendez-vous. La bonne nouvelle dans tout ça est que plus loin vous irez dans les montagnes de l’Altaï, plus nombreuses seront les sources d’eau pure et limpide, voire les petites chutes d’eau provenant de la fonte des glaciers.

Accepter la nourriture offerte

Crédit : galiya-cook.livejournal.comCrédit : galiya-cook.livejournal.com

L’Altaï possède de riches traditions culinaires. Les habitants de la région sont éleveurs de père en fils et ils connaissent tous les secrets de la préparation de la viande. Très hospitaliers, ils sont prêts à organiser de véritables fêtes pour les voyageurs. Ils offrent ce qu’ils ont de meilleur même si leur invité ne fait que passer, y compris pour un étranger ne parlant pas leur langue. Refuser de se joindre au déjeuner ou de boire du koumys sera révélateur de mauvaises manières. Alors préparez-vous à vous régaler de mouton, de fromage maison, de lait de jument et de beignets dorés appelés baoursaki.

Chercher les petits musées locaux

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Les petits musées locaux doivent obligatoirement figurer sur la liste des incontournables dans l’Altaï. Ils vous permettront non seulement de voir des choses uniques, mais également de faire des rencontres intéressantes. Les héritiers des diverses cultures de l’Altaï – Kazakhs, Télenguites, Altaïens, Russes et peuples nomades – ont parfois des musées familiaux dans leurs propres yourtes ou maisons. Ils seront heureux de vous montrer leurs trésors les plus précieux du passé – costumes traditionnels, selles décorées d’argent par leurs ancêtres et cerfs-volants –, de vous donner un cours de formation d’aigles ou de vous montrer des photos de famille.

Apporter et rapporter des cadeaux

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Pour remercier les habitants de leur hospitalité, qu’il s’agisse d’un repas partagé ou d’une promenade intéressante, il est possible de leur offrir un petit souvenir de votre pays qui tiendra facilement dans votre poche ou votre sac à dos, comme des cartes postales ou un casse-croûte, voire des cadeaux plus utiles pour ceux qui travaillent toute la journée en plein air. Des souvenirs agréables sont souvent le meilleur cadeau de voyage. Des tapis kazakhs avec des décors ethniques, des instruments de musique traditionnels ou un ingrédient secret du thé ou du dessert des nomades peuvent être de bons souvenirs à rapporter de l’Altaï. 

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