La réserve naturelle de Khakassie : un trésor sibérien

Crédit photo : Lisa Levitskaïa

Crédit photo : Lisa Levitskaïa

La république russe de Khakassie, un des endroits de pêche favoris de Vladimir Poutine, est connue à travers la Russie pour ses réserves naturelles, abricots sibériens, lacs et chamans. Des milliers de touristes affluent en Khakassie pour voir le lac magnifique Outkoul, observer des oiseaux locaux, étudier les plantes de la steppe et prendre part aux missions de bénévolat visant à protéger l’environnement local.

La route quittant la ville d’Abakan, capitale de la Khakassie, traverse les grandes steppes vallonnées de Sibérie.  Après avoir grimpé une centième colline, on découvre une vue impressionnante sur le lac Outkoul, qui fait partie de la réserve naturelle de Khakassie.

La réserve comprend plusieurs territoires séparés couverts d'une variété de biomes : la steppe, les fôrets feuillues caducifoliées tempérées et la taïga.

Situé dans une steppe, le lac Outkoul attire premièrement les naturalistes qui s'y rendent pour observer les oiseaux locaux, dont les grues, les faucons pèlerins et les aigles.

En outre, l’on peut y étudier toute la grande diversité de la végétation de steppe, y compris des espèces rares et menacées. 

Les « coffres », une mine abandonnée et le bain aux herbes 

Tout près du lac Outkoul se trouve le massif montagneux Soundouki («coffres » en russe), un endroit très populaire chez les archéologues et les amateurs du chamanisme sibérien. Le Soundouki est parfois appelé « Stonehendge de Khakassie ».

Les montagnes de forme aplatie bizarre sont mouchetées de peintures rupestres antiques. Les chamans locaux visitent toujours ce site pour marquer des phénomènes astronomiques importants.

Ils croient que dans les temps anciens, le Soundouki hébergeait des observatoires naturels, et les trous taillés dans les rochers locaux, étaient utilisés par les sacrificateurs pour déterminer avec précision la période de l’année actuelle et les jours de récolte. 

Les touristes en visite au Soundouki peuvent prendre part à une randonnée pédestre prévue sur une journée. Le massif se compose de huit montagnes, mais l’excursion ne nécessite pas de formation physique particulière.

Les montagnes offrent une belle vue panoramique sur la steppe verte qui s’étend jusqu’à l’horizon.

Les amateurs d'aventure devraient visiter l’abîme de Touïm. Cet endroit hébergeait jusqu’en 1954 une exploitation minière de tungstène, mais suite à une erreur d’un ingénieur, la mine s’est effondrée, formant un abîme, qui a été par la suite élargi par des tremblements de terres.

Aujourd’hui, c’est une grande cavité avec un lac vert au fond et des murs naturels très pittoresques. Les touristes les plus courageux sont invités à sauter d’une grue installée au sommet de l’ancienne mine, pour éprouver une chute libre de 100 mètres. 

À cinq kilomètres de l’Outkoul se trouve le lac salin Chira. Les territoires de la réserve naturelle ne couvrent qu’une partie de ses rives, le reste étant occupé par des camps touristiques et des hôtels.

Là, l’on peut non seulement passer la nuit, mais aussi se baigner dans les eaux curatives du lac salin ou bien prendre un « bain aux herbes », l’invention d’une chamane locale.

Les visiteurs plongent dans un tonneau en cèdre et sont entourés de vapeur humide parfumé par l’odeur de fleurs et d’herbes de steppe. Les artisans locaux produisent en outre des cosmétiques à base de ces mêmes plantes. 

Tourisme environnemental 

Un petit cordon local, la seule zone habitée de la réserve près de l’Outkoul, héberge un centre pour les touristes.

Le bâtiment avec de grandes baies vitrées qui permettent de passer des heures en observant le lac et la vie autour, est non seulement un poste d’observation, mais aussi un musée. 

Le centre organise des randonnées pédestres et à vélo, qui varient en termes de difficulté et de longueur. Il y a des itinéraires spéciaux pour les naturalistes qui veulent observer la flore ou la faune locale.

Autour du lac se trouvent plusieurs plateformes d’observation. Il y a en outre un service de location de vélos. Une visite à la réserve se tient habituellement dans le cadre d’une excursion durant une journée.

Pour l’organiser, il faut s’adresser directement à l’administration de la réserve (plusieurs employés parlent couramment anglais). 

Pour visiter la réserve, il faut organiser un groupe. Afin de le faire, il faut écrire une lettre de demande à l’administration, signalant le nombre de participants et le but de la visite. L’administration vous informera sur les agences de voyage partenaires de la réserve. Coordonnées : Igor Egorov, directeur adjoint de la réserve naturelle de Khakassie, chargé de tourisme, tour.zkh@gmail.com, http://zapovednik-khakassky.ru/

Les missions de bénévolat

Si vous voulez aider la réserve, vous pouvez prendre part à une mission écologique visant à améliorer l’infrastructure touristique, en coopération avec une équipe d’inspecteurs locaux.

La réserve a en outre besoin de ceux qui peuvent contribuer à l’éducation environnementale, y compris des photographes, des caméramans et des interprètes.

Les employés de la réserve accueillent les bénévoles à l’aéroport d’Abakan (la ville est reliée à Moscou et à Vladivostok par des vols réguliers) et leur fournissent une tente.

Quant aux repas, les volontaires doivent s’en occuper eux-mêmes (à quelques kilomètres du  cordon il y a un village avec une épicerie).

Pour visiter le lac Outkoul dans le cadre d’un programme de bénévolat, il faut envoyer une demande à reserve@khakasnet.ru,  et passer une interview via Skype.

L’employée du département d’éducation de la réserve, Ouliana Kouïmova, souligne : « Nous ferons de notre mieux pour que les volontaires se sentent à l’aise chez nous, mais nous voudrions également obtenir une assistance réelle ».

Par ailleurs, d’autres territoires de la réserve naturelle de Khakassie organisent eux aussi des programmes de volontariat. 

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