Comment la Russie et les États-Unis procèdent à des tests prohibés d’armes nucléaires

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Malgré le Traité interdisant les essais nucléaires, les deux pays ont trouvé un moyen de réaliser des tests sur leurs territoires.

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Le Traité interdisant les essais d'armes nucléaires dans l'atmosphère, dans l'espace extra-atmosphérique et sous l'eau, signé en 1963, interdit toutes les détonations d'armes nucléaires lors de tests, à l'exception de celles actionnées sous terre.

« Des explosions nucléaires et des essais d'armes ont lieu dans des galeries nucléaires au Nevada et dans l'archipel de Nouvelle-Zemble. Ceci était réalisé en plaçant un modèle de bombe nucléaire dans un conteneur spécial, qui était ensuite recouvert d'argile. L'entrée du tunnel est ensuite scellée avec du béton. Les scientifiques s’éloignent alors en toute sécurité », explique Viktor Mourakhovski, rédacteur en chef du magazine Arsenal de la Patrie.

Selon Mourakhovski, le « modèle » est une véritable charge nucléaire – elle est juste très faible, environ 0,001% de la puissance d'une ogive nucléaire installée sur un missile.

>>> Comment et pourquoi teste-t-on les armes nucléaires sous terre? 

« Une véritable explosion est reproduite afin de tester la progression des réactions en chaîne tout au long de la charge. Toutes les données sont enregistrées par un ordinateur et, aujourd'hui, vous n'avez pas vraiment besoin d'un champignon atomique pour comprendre le comportement d'une ogive n’ayant pas été testée en temps réel », ajoute Mourakhovski.

En outre, de nouveaux conteneurs ont été créés pour les ogives, permettant une expérimentation sous-critique – cela permet de réduire les risques, que ce soit pour l'environnement ou les humains à proximité. Et si une fissure apparaît le long de la surface du conteneur, la bentonite subit une réaction thermique provoquée par l'explosion, obstruant n’importe quel trou dans la charge explosive.

« Comme c'est une charge de faible puissance, l'explosion est pratiquement silencieuse et ne peut pas être captée par sonar », explique Mourakhovski.

Arsenaux nucléaires russes et américains

Au fil des années, la Russie et les États-Unis ont dû mettre au rebut les ogives nucléaires obsolètes et les remplacer par des ogives nouvellement créées.

>>> Armes nucléaires tactiques: gros plan les arsenaux russes et américains

Aujourd'hui, le nombre d'ogives nucléaires stratégiques et de leurs vecteurs sont limités par le Traité de réduction des armes stratégiques (START). Il limite le nombre d'ogives stratégiques déployées à 1 550, tandis que le nombre de lanceurs de missiles balistiques intercontinentaux, de missiles balistiques lancés par des sous-marins et de bombardiers lourds est limité à 700.

Selon l'accord, chaque pays est en mesure d'utiliser des satellites pour surveiller les silos de missiles, les emplacements des bombardiers et les déploiements de sous-marins, ainsi que de mener 18 inspections militaires sur place chaque année pour s'assurer qu'aucune violation ne se produit.

Dans cet autre article comment la Russie muscle à nouveau son bouclier nucléaire «terrestre».

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