«Prison des baleines» de Russie: l’équipe de Jean-Michel Cousteau livre ses recommandations

Bryce Bradford / Visualhunt.com / CC BY-NC-ND

Cet été serait la période optimale pour procéder à la libération des 12 orques et 90 bélougas retenus captifs dans la « prison des baleines » de l’Extrême-Orient russe, indique sur son site l’organisation Ocean Futures de Jean-Michel Cousteau suite à un travail mené conjointement avec divers spécialistes et institutions de Russie impliqués dans ce dossier.

Dans ce cadre, il a en effet été déterminé que le meilleur moment pour cette délicate entreprise serait la fenêtre allant de juillet à septembre prochains. Aussi, pour ce qui est du lieu de leur libération, les experts estiment que la plus judicieuse solution serait de la réaliser à l’emplacement de leur capture, pour les cas où il serait indiqué, ou dans des zones voisines fréquentées par des populations sauvages des mêmes espèces et offrant des réserves abondantes de nourriture. Une telle réintroduction en milieu sauvage permettrait assureraient de plus grandes chances de réintégration sociale.

« La science est claire, affirme ainsi Jeff Foster, scientifique de l’équipe de Cousteau. Libérer les orques et bélougas dans ou à proximité des lieux de capture serait l’approche la plus responsable, et fournirait la plus haute probabilité de libération réussie et de survie à long terme ».

Une libération directement dans la baie Sredniaïa, où les animaux sont actuellement retenus captifs, a quant à elle été jugée trop risquée malgré son coût avantageux et sa simplicité. En effet, en plus d’être susceptibles de retourner, par habitude, dans leur « prison », les mammifères pourraient faire preuve d’un comportement agressif ou nuisible à l’égard de l’homme, s’attaquant aux petites embarcations, s’emparant des prises des pêcheurs, etc. De plus, une telle alternative amoindrirait les chances de resocialisation de ces animaux avec les autres représentants de leurs espèces.

Par conséquent, l’équipe de Jean-Michel Cousteau a émis les recommandations suivantes :

- Diagnostic médical de chaque spécimen et traitement de toute affection avant la libération afin d’empêcher la transmission d’agents pathogènes inconnus aux populations sauvages

- Réhabilitation préalable des animaux

- Transfert vers les lieux reportés de capture (ou à proximité) ou en des lieux fréquentés par des spécimens sauvages et offrant une quantité suffisante de nourriture

- Période d’acclimatation en enclos marins

- Libération des enclos

- Contrôle post-libération

Pour rappel, c’est en octobre 2018 que l’existence de ce site avait été révélée par Greenpeace, après quoi les autorités russes avaient déterminé que la capture de ces animaux, destinés à être vendus à des oceanariums chinois, était illégale. Inaptes à retourner aussitôt à l’état sauvage, ces mammifères n’avaient cependant pu être relâchés immédiatement.

Dans cet autre article, nous vous présentons sept des plus beaux animaux vivant à l’état sauvage en Russie.

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