La France et la Russie travailleront main dans la main au projet de biosatellite Bion-M2

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roscosmos/ vk.com/Global Look Press

Le Centre national français d’études spatiales (CNES) a signé un contrat avec la Russie afin de prendre part au projet d’élaboration et de lancement du biosatellite Bion-M2, rapporte l’agence de presse TASS, informée par l’Institut des problèmes biomédicaux (IPMB) de l’Académie des sciences de Russie.

« Ont présenté leur candidature pour le projet Bion-M2 nos collègues américains, allemands, japonais et français. Comptent également y participer des chercheurs de Hongrie et de Bulgarie. Un contrat officiel a d’ores et déjà été signé par une seule partie : la France », a en effet indiqué le service de presse de l’établissement.

Le projet Bion-M2 devrait permettre aux scientifiques de se préparer pour les vols au-delà de la magnétosphère terrestre, vers la Lune et plus loin encore. Ainsi, au cours du périple de ce biosatellite, l’accent sera notamment mis sur l’étude de l’influence des rayonnements cosmiques. Les chercheurs estiment en effet probable que l’action des particules chargées puisse entrainer, au cours de vols dans l’espace, un dysfonctionnement sévère du système nerveux central.

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« Les principaux sujets du programme seront des souris, d’environ 65 espèces. Seront installées des caméras dans le compartiment des rongeurs et les enregistrements vidéos seront transmis de manière régulière vers la Terre », a précisé à TASS Vladimir Sytchev, superviseur du projet et directeur adjoint de l’IPMB, ajoutant que des mouches drosophiles prendront également part à l’expérience.

Le lancement du Bion-M2 devrait s’effectuer en 2022 à l’aide d’un lanceur Soyouz-2.16, depuis le cosmodrome de Baïkonour. Son altitude de vol devrait quant à elle s’élever à 800-1 000 kilomètres au-dessus de la surface terrestre.

Pour rappel, le Bion-M1 avait été lancé en 2013 pour un vol de 30 jours à une hauteur de 580 kilomètres.

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