Que retenir de la rencontre de Vladimir Poutine avec les dirigeants d’entreprises françaises?

Patrick Pouyanné et Vladimir Poutine

Patrick Pouyanné et Vladimir Poutine

Reuters
Hier, jeudi 18 avril 2019, s’est tenue à Moscou l’annuelle rencontre du Conseil économique de la Chambre de Commerce et d’Industrie (CCI) France Russie avec Vladimir Poutine, l’occasion de dresser le bilan de la coopération entre les deux pays.

Le Kremlin a accueilli hier la troisième rencontre annuelle du président russe et des dirigeants des entreprises du Conseil économique de la CCI France Russie. Afin d’aborder le contexte régissant ici leur activité, étaient ainsi représentées 16 des 20 compagnies membres de ce dernier, parmi lesquelles Auchan, BlablaCar, Crédit Agricole, Orange, Renault, Société Générale, Sanofi ou encore Schneider Electric. La réunion s’est déroulée sous la conduite de Guennadi Timchenko (co-président du Conseil) et de Patrick Pouyanné (PDG de Total).

Inaugurant l’événement par l’expression de sa compassion suite à la tragédie de Notre-Dame, Vladimir Poutine s’est tout d’abord voulu optimiste quant à l’état de la coopération économique unissant les deux pays.

« Nous nous sommes rencontrés il y a près d’un an, en janvier 2018. Et ces rencontres sont toujours utiles, donnent toujours la possibilité d’échanger nos avis au sujet du déroulement de notre travail conjoint et de ce qu’il manque pour sa meilleure organisation, pour l’accomplissement de plans plus ambitieux. Mais de manière générale, je considère que nous pouvons être contents de la façon dont évoluent nos relations, avant tout dans les conditions extérieures difficiles », a-t-il en effet déclaré, cité sur le site officiel de la présidence.

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Le chef d’État s’est aussi félicité des résultats économiques de son pays, le PIB russe ayant en 2018 crû de 2,3%, un taux au-delà des attentes et prévisions initiales. La production industrielle a quant à elle augmenté de près de 3%, tandis que le budget fédéral a connu un excédent de 2,6% du PIB. Grâce à ces différents facteurs, la Russie est parvenue à gagner quatre rangs dans le classement de la Banque mondiale des pays où il est le plus aisé de faire des affaires, s’établissant à la 31e position et dépassant par là même la France (32e).

Il a par ailleurs souligné les efforts entrepris par le gouvernement russe pour faciliter l’implantation et les investissements d’entreprises étrangères sur le territoire national, illustrant cela par la possibilité dont elles jouissent dorénavant de participer, si elles se sont engagées sur le chemin de la localisation de leur production, aux concours de commandes publiques, ainsi que par les avantages leur étant accordés lorsqu’elles exportent leur production réalisée en Russie vers un pays tiers.

Or, c’est dans ce cadre qu’évoluent plus de 600 firmes françaises ou ayant une participation française au sein de leur capital. En 2018 d’ailleurs, le volume des investissements français en Russie se sont portés à 18 milliards de dollars, tandis que les échanges commerciaux entre les deux nations ont affiché une hausse de 11%.

Vladimir Poutine a également noté l’importance du secteur énergétique dans ce partenariat, avec des projets majeurs, tels que les usines de gaz naturel liquéfié Yamal LNG et Arctic LNG-2, ainsi que les gazoducs Nord Stream et Nord Stream 2.

>>> Où en sont les relations économiques franco-russes en ce début 2019?

Enfin, dans un autre registre, l’homme fort du Kremlin a tenu à exprimer son soutien à l’idée de la participation éventuelle d’un club français au sein de la Ligue continentale de hockey. Ce à quoi le directeur général de Total, compagnie sponsor de l’équipe de Russie dans cette discipline, a avancé que l’aide financière d’un club français sera par conséquent à l’étude.

Enfin, Patrick Pouyanné en a profité pour rappeler de son côté que la France apparaissait comme le deuxième investisseur direct étranger en Russie, ainsi que le premier employeur étranger, avec un total de plus de 100 000 salariés travaillant au sein de compagnies françaises à travers le pays. Il a en outre fait remarquer que les investissements de son groupe pétrolier sur ce marché représentaient à ce jour un total de 13 milliards de dollars.

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