Un second méthanier chargé de GNL produit en Russie serait en route pour les USA

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D’après les données fournies par l’agence Bloomberg, un second méthanier livrera vers mi-février un nouveau lot de gaz naturel liquéfié (GNL) russe aux États-Unis. Ces informations n’ont pour le moment toutefois pas été confirmées par Engie, propriétaire du navire.

Le Gaselys, ce méthanier de la compagnie française Engie transportant à son bord du GNL produit sur le site gazier russe Yamal LNG, a accosté dimanche au port de Boston, aux États-Unis, a rapporté la presse. Or, le 26 janvier, l’agence américaine Bloomberg avait rapporté qu’un second méthanier, le Provalys, chargé de ce gaz sibérien, serait également en route vers les côtes américaines.

Se référant aux données de la société Kpler, qui suit les cargaisons dans le monde, l’agence précise que le second méthanier était en route vendredi dernier pour Dunkerque où il devait récupérer un lot de GNL produit en Russie afin de l’acheminer vers le Massachusetts. D’après cette source, l’embarcation atteindra les côtes américaines vers le 15 février.  À noter que cela n’a pas encore été confirmé par Engie.

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Les informations sur le projet de livraison du gaz naturel liquéfié produit en Russie vers les États-Unis sont apparues début janvier et ont attiré l’attention de la presse, le russe Novatek, qui détient 50,1% de l’usine Yamal LNG, étant visé par des sanctions américaines. Des experts interrogés par le journal Kommersant ont alors expliqué cette livraison par la flambée des prix du gaz sur la côte est des États-Unis, conséquence des puissantes tempêtes de neige qu’a alors connues le pays. Il convient toutefois de préciser que même si produit en Russie, le premier lot de GNL avait été racheté par d'autres entreprises avant de se voir acheminé vers les États-Unis.

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En tant que l’un des projets gaziers les plus ambitieux, Yamal LNG prévoit la mise en service de trois chaînes de production d’une capacité individuelle de 5,5 millions de tonnes par an. Située sur le territoire du district autonome de Iamalo-Nénétsie, dans le Nord de la Russie, cette usine est détenue à 50,1% par Novatek, viennent ensuite Total et la compagnie pétrolière chinoise CNPC avec 20% chacun, suivis par le Fonds chinois de la Route de la soie (9,9%). Le coût de la construction du site, qui devrait s’achever début 2019, est évalué à environ 22,8 milliards d’euros.

La production de gaz naturel liquéfié y a débuté le 5 décembre dernier.  

Pour en savoir plus sur la première livraison évoquée ci-dessus, n’hésitez pas à consulter notre publication la concernant.

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