En images: quels étaient les éléments constitutifs du costume traditionnel russe?

Irina Baranova
De quoi les Russes étaient-ils vêtus – passons en revue les éléments les plus courants de l'habillement d’autrefois.

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Costume masculin

Le costume des hommes était très simple et ne comportait que quelques éléments de base. Ils étaient communs aux paysans et aux riches notables, mais ces derniers disposaient souvent d’habits cousus dans des matériaux plus onéreux, pouvaient utiliser des coupes plus sophistiquées, ainsi que décorer abondamment leurs tenues de pierres et de broderies raffinées.

La chemise (« roubakha », ou encore « sorotchka »). Elles étaient en lin ou en coton, pouvaient être sans col, mais le plus souvent avec un col oblique – une telle chemise était appelée « kossovorotka ». Le col et les volants de la chemise étaient souvent brodés d'un élégant motif.

La chemise était le plus souvent ceinturée – la ceinture (« poïass ») pouvait être en soie ou en laine, et à ses extrémités se trouvaient souvent des glands (pas les fruits du chêne, mais ces ouvrages composés d’un nœud et de fils pendants).

Les pantalons (« chtany », ou encore « porty ») étaient découpés librement et enfilés dans des « onoutchi ».

Les « onoutchi » étaient un morceau de tissu dense qui était enroulé sur la jambe jusqu'au genou sous les chaussures, à la place des chaussettes.

Les « lapti » sont les célèbres souliers russes fabriqués à partir d'écorce de bouleau et attachés avec une corde autour de la jambe, par-dessus les onoutchi.

Les « sapogui » (bottes) pouvaient être hautes ou ne couvrir à peine la cheville. Le plus souvent, elles étaient faites de cuir.

Les « valenki » sont une version hivernale des sapogui, faites de feutre de mouton.

Le caftan était un vêtement destiné à la saison froide. Il en existait de nombreuses variétés, ils pouvaient être de différentes longueurs et cousus dans différents matériaux. Pendant la saison chaude, il y avait des caftans sans col en tissu rugueux – les « zipouny ». Pour l'hiver, les « kojoukhi » étaient des caftans en peau de mouton, rembourrés de fourrure.

En ce qui concerne le couvre-chef, en hiver, on portait une coiffe « treoukh », qui présentait trois « ailes » rabattables protégeant l'arrière de la tête et les oreilles et rappelant quelque peu la chapka-ouchanka moderne, qui n'apparaîtra qu'au XXe siècle. Pendant la saison chaude, les hommes se coiffaient d’un petit chapeau rond appelé « tafia », semblable à la kippa ou à la tioubeteïka.

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Costume féminin

Le costume d'une femme était un peu plus compliqué que celui d'un homme. Les femmes des familles riches, comme les hommes, avaient des vêtements faits de matériaux plus précieux et abondamment ornés. De plus, les femmes nobles avaient plus de couches de vêtements – leurs tenues pouvaient peser jusqu'à 20 kg. Les femmes mariées et non mariées avaient également une apparence distinctive.

La chemise, dans le costume féminin, était essentiellement un sous-vêtement, cousu en coton ou en lin, et pour les riches dames, en soie. Elle était toujours longue jusqu’au sol. Les jeunes femmes les brodaient abondamment – même si les motifs n'étaient pas visibles, on disait qu’ils servaient de protection contre le mauvais œil.

La « sarafane » était une robe sans manches longues et la base du costume féminin. La chemise et le sarafane devaient être ceinturés. Des colliers ou des pendentifs étaient souvent portés par-dessus.

Dans les régions du Sud, au lieu du sarafane, l’on portait le plus souvent une jupe appelée « poneva ». Seules les femmes adultes la portaient, ce qui était une sorte de signe que vous pouviez les courtiser.

Il existait de nombreuses variétés de vêtements féminins à enfiler par-dessus, mais tous étaient unis par le fait qu'ils étaient longs et attachés du col aux pieds. Il y avait, par exemple, le « letnik » aux manches spacieuses – il ne couvrait pas les pieds. L’on trouvait aussi le « opachen » avec une longue rangée de boutons et des manches fendues. Les femmes pouvaient porter des cols de fourrure par-dessus ces longs habits.

La « douchegreïa », un élément d’habillement festif, était un chemisier qui se portait par-dessus le tout. Les coupes et tissus étaient très divers.

L’on trouvait beaucoup de coiffes différentes, car les femmes mariées se couvraient toujours la tête et cachaient leurs cheveux. À la maison, elles portaient des chapeaux de toile nommés « povoïnik », ou se coiffaient simplement d’un foulard. Pour sortir, elles portaient un « kokochnik », une coiffe avec un support dur sur le front, et presque chaque région avait son propre design : en forme de peigne ou de cylindre par exemple. Des boucles d'oreilles pourraient être attachées aux coiffes. En hiver, on portait des chapkas de fourrure, et des foulards par-dessus.

Les jeunes femmes non mariées portaient des couronnes avec des rubans, sous lesquelles leurs cheveux étaient visibles.

En termes de chaussures, les paysannes, bien sûr, portaient aussi des « onoutchi » et des « valenki ». De plus, l’on cousait également des « sapogui » et « bachmaki » principalement en cuir, et celles des plus riches – en brocart et en velours – étaient abondamment ornées. Le talon est apparu au XVIe siècle et était présent y compris dans la tenue des hommes.

Dans cet autre article, admirez en images les costumes traditionnels des 15 républiques d’URSS.

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