Les six meilleurs films russes sur l'apocalypse et la vie après la fin du monde

Fiodor Bondartchouk/Art Pictures Studio, 2017
Nous examinons les options offertes par les principaux réalisateurs russes.

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The Blackout (2019), Egor Baranov

Pour une raison inconnue, la plupart des pays de la Terre cessent brusquement de répondre à tout signal, la communication avec eux est perdue. Au même moment, des astronautes en orbite remarquent une petite tache au-dessus de l'Europe de l'Est. Sur terre, au-delà de ses frontières, les militaires russes ne retrouvent que des traces d’affrontements massifs et un grand nombre de morts.

The Blackout est un film sur la guerre des mondes, où le rôle principal est attribué à l'armée russe. Ils s'attaqueront à la cause de l'apocalypse, démontrant simultanément la pleine puissance des équipements qu’ils possèdent. « Blade Runner a rencontré Black Hawk, seule l'action se déroule en Russie » : ainsi est décrit le film par le réalisateur Egor Baranov. Le blockbuster épique a figuré sur la liste restreinte du festival Cinequest de San Jose, en Californie, et a été diffusé dans 25 pays à travers le monde.

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Attraction (2017), Fedor Bondartchouk

La version russe de Premier contact et District 9 est un film sur une invasion extraterrestre qui menace l'humanité tout entière. Un OVNI tombe soudainement sur le quartier dortoir moscovite de Tchertanovo. Les gens paniquent, les militaires ne sont pas moins choqués (bien que ce soit leur travail – sinon à quoi ont servi toutes ces décennies de tensions avec l'Otan ?), et seul un jeune couple d'amoureux de Tchertanovo ose réaliser un « premier contact » aux conséquences imprévisibles.

« Attraction est le premier film russe de la catégorie young adults. Dans la veine de Twilight, The Hunger Games et le Labyrinthe  », a écrit le critique de cinéma russe Anton Doline. Si vous êtes un fan de ce genre, alors ce film est définitivement fait pour vous. Tout le monde sera intéressé de voir le scénario préféré d'Hollywood dans sa « version russe ». Soit dit en passant, on n’y trouve pas d'agenda patriotique pompeux.

En 2019, la suite du film est apparue - Invasion - avec une nouvelle menace extraterrestre et un Moscou inondé à grand renfort d’effets spéciaux.

Involution (2014), Pavel Khvaleïev

Et si l'humanité cessait de se développer, l'instinct animal prenant le dessus en nous ? Agression, protection de la progéniture, attirance sexuelle spontanée - tout cela deviendrait incontrôlable et une sélection naturelle stricte commencerait dans le monde.

Involution est une dystopie sur la théorie de Darwin qui aurait fait machine arrière. Khvaleïev a réalisé le film en coproduction avec l'Allemagne. « Nous avons essayé de maintenir l'image de manière artistique, sans entrer dans une imitation du Hollywood traditionnel », a déclaré le réalisateur. Cette approche lui a conféré un brin d'originalité : un minimum d'effets spéciaux et une bonne dose de drame psychologique dans un monde devenu fou.

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Corps et Biens (2013), Taïssia Igoumentseva

Les habitants d'un village russe ordinaire découvrent à la télévision que le monde se terminera dans 24 heures et commencent à faire ce qu’on ne fait que dans des circonstances aussi extrêmes.

La comédie dramatique de 2013 a été remarquée par les critiques de cinéma et a été montrée à Cannes hors compétition. « J'ai essayé de faire une histoire internationale qui soit compréhensible par n'importe qui dans n'importe quel coin du monde », a noté la réalisatrice. Après tout, avant l'apocalypse, tous les hommes ne sont pas très différents...

Shopping Tour (2012), Mikhaïl Brachinski

Le film tout entier semble tourné sur le téléphone portable d'un ado parti avec sa mère pour une excursion de deux jours en Finlande. Les habitants de Saint-Pétersbourg peuvent facilement s’y rendre depuis leur ville natale, c'est même devenu une sorte de tradition locale - faire du shopping chez les voisins européens. Le pseudo-documentaire commence par un bus touristique et se termine par des achats dans un hypermarché à la frontière finlandaise, où se déroule l'intrigue principale du film : le fils et la mère, ainsi que d'autres touristes, sont enfermés dans un centre commercial. Une chasse est lancée contre eux.

Cette histoire d'apocalypse zombie pas si classique a été appréciée en 2012 dans les festivals de cinéma « pour son humour et son audace de genre », et nous la recommandons également pour son réalisme rare - regarder ce film est à la fois drôle et effrayant.

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Lettres d'un homme mort (1986), Konstantin Lopouchanski

Un film catastrophe soviétique sur une explosion nucléaire dans une base militaire américaine. Autour, il y a de la terre brûlée, des ruines radioactives et des gens qui tentent de survivre dans les sous-sols et les bunkers. Le personnage principal, le scientifique Larsen, cherche les causes de ce qui s'est passé et la réponse à la question clé : comment vivre après une apocalypse nucléaire ?

Lettres d'un homme mort a paru l’année de l’accident de Tchernobyl (une sacrée coïncidence) et a choqué le public soviétique. Le réalisateur, un adepte d'Andreï Tarkovski, a cependant réalisé un film centré non pas sur les horreurs de « l'hiver nucléaire », mais sur la métaphysique de l'homme : qui il est, et pourquoi il vit en ce bas monde.

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