Un Noël parisien sous le signe de Tolstoï

Service de presse du ballet Eifman
En ce mois de décembre 2019, Tolstoï est l’invité d’honneur de la ville lumière: le Paris culturel gravite passionnément autour de l’auteur de «Guerre et Paix». Théâtre, ballet, conférences: chaque analyse artistique apporte sa touche de couleur et éclaire les différentes facettes de l’œuvre inépuisable du célèbre écrivain russe.

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Léon Tolstoï découvre en 1857 la vie parisienne et son émulation artistique. Il s’installe au 206 rue de Rivoli, dans le 1er arrondissement, et découvre, sous l’égide de son ami Ivan Tourgueniev, les « jouissances de l’art » ainsi que, comme il l’explique dans sa lettre à son ami Vassili Botkine, « une liberté sociale dont je n’avais même pas idée en Russie ». Aujourd’hui, les Parisiens peuvent à leur tour embrasser les « jouissances » de l’œuvre de Tolstoï à travers théâtre, ballet et conférences.

Maître et Serviteur, Théâtre de l’Épée de Bois (du 19 au 22 décembre)

Inspiré d’une nouvelle écrite par Tolstoï en 1895, Maître et Serviteur dresse le portrait de deux êtres que tout oppose et qui, perdus dans une tempête de neige, se retrouvent confrontés au tragique de leur situation. Chaque personnage adopte alors une attitude complètement différente : le maître souhaite se battre pour survivre alors que le serviteur accepte son destin. Un véritable Huis clos où les personnages se retrouvent face à eux-mêmes. En ce sens, la pièce représentée au Théâtre de l’Épée de Bois est avant tout une aventure humaine, où, face à la mort, les ambitions sociales n’ont plus de sens et les masques tombent.

Sofia Tolstoï, cent ans après, Journée d’étude à l’Association des Amis de Tolstoï (le 14 décembre, de 14h à 18h)

À l’occasion du centenaire de la mort de l’épouse de l’écrivain, l’Association des Amis de Tolstoï consacre toute une journée à Sofia Andréïevna Behrs. Femme ayant vécu dans l’ombre de son mari, elle consacre toute sa vie à l’œuvre de Tolstoï. Mère d’une famille nombreuse, elle est aussi la secrétaire de l’écrivain, son dactylographe et son copiste. Non seulement elle recopie toute ses œuvres et les corrige, mais elle réécrit (voire écrit) également plusieurs passages, notamment dans Anna Karénine. La publication de son autobiographie eut un fort retentissement dans le monde littéraire, ainsi que son roman, À qui la faute ?, qui se veut une réponse à son mari, qui, selon elle, l’attaque personnellement dans son roman La Sonate à Kreutzer, où Tolstoï propose une critique sur l’amour et les relations conjugales.

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Lors de cette journée centrée sur Sofia Tolstoï, Catherine Géry, professeur de littérature russe à l’Inalco, reviendra sur ce livre qui fut l’objet d’une vive polémique, tandis que Laetitia Brancovan, maître de conférences en Langue et Littérature françaises à l'Université de Cergy-Pontoise, se penchera sur son second roman, Romance sans paroles. De manière plus générale, Luba Jurgenson, maître de conférences en littérature russe à l'université Paris-Sorbonne, déchiffrera l’œuvre autobiographique de cette femme de lettres, et l’historienne du cinéma russe et soviétique Françoise Navailh analysera la place de Sofia Tolstoï à l’écran.

Anna Karénine, Théâtre de la Contrescarpe  (du 17 novembre au 23 décembre)

On ne le présente plus – Anna Karénine, de Tolstoï, est aujourd’hui devenu culte. Un roman qui a inspiré de nombreux artistes, notamment dans le spectacle vivant. Mais le Théâtre de la Contrescarpe a su s’émanciper du texte initial afin de proposer une relecture assez inattendue : ce n’est pas pour le comte Vronski qu’Anna abandonne sa vie de mère, d’épouse et sa bonne réputation, mais pour Varinka, une femme libre et indépendante. L’histoire intemporelle d’une femme tiraillée entre la morale et la liberté.

En bonus :

Anna Karénine, Ballet Opéra de Russie (du 5 au 7 décembre, Amsterdam)

Après son (trop court) passage à Paris fin novembre, la troupe du ballet Eifman, célèbre danseur et chorégraphe russe, s’envole pour Amsterdam. Il est donc encore possible d’assister aux dernières représentations d’Anna Karénine en s’échappant, le temps d’un week-end, pour la capitale des Pays-Bas. Mêlant danse classique et danse contemporaine, les chorégraphies peuvent rappeler celles de Maurice Béjart, mais par la grande sensualité qu’on retrouve en creux de chaque mouvement, Boris Eifman s’en émancipe et nous plonge dans son univers propre. Un coup de maître et un ballet riche en émotions, où l’expressivité des danseurs nous transporte dans le monde tourmenté d’Anna.

Avant de vous rendre à ces événements, peut-être devriez-vous vérifiez vos connaissances concernant Tolstoï ? Nous vous proposons de le faire dans ce quiz.

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