De Gogol à Tolstoï: les cinq livres les plus effrayants de la littérature russe

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Vous ne le saviez probablement pas, mais le genre du livre d’épouvante a plus de 150 ans en Russie. Pour célébrer le 70e anniversaire de Stephen King, Russia Beyond vous met au défi de lire ces romans d'horreur écrits par des écrivains russes.

Vyi, de Nikolaï Gogol

Malgré son titre, les Âmes mortes de Nikolaï Gogol n'ont rien à voir avec le genre de l'horreur, mais son autre roman, Vyi, est l'une des premières vraies histoires d'horreur écrites en Russie. C'est l'histoire d'un prêtre qui doit tenir un service funèbre pour une jeune fille. Cet enterrement semblait assez classique, sauf que la fille morte se réveille soudainement comme une sorcière et appelle ses amis démons et autres goules pour former une assemblée. Vyi est le nom de leur chef, qui est le plus effrayant et le plus laid. Parmi les œuvres de Gogol relativement méconnues, et pas si souvent adaptées à l’écran, il existe plusieurs autres histoires d’épouvante, y compris la Nuit de mai, la Jeune fille noyée et une Vengeance terrible. Mais s’ils sont si peu connus, c’est probablement car ils sont trop effrayants à lire !

Le Vampire, par Alexeï Tolstoï

Cette nouvelle gothique a été bien accueillie par les critiques russes, qui admettent que c'est un récit à plusieurs niveaux, imaginatif et complexe. L'histoire conte un bal auquel participent des vampires - un étranger dit même au personnage principal qu'il a assisté en personne à l'enterrement de certains invités. En fin de compte, vous ne savez pas si les vampires sont réels, ou s’ils sont un produit de l'imagination dérangée du personnage principal.

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Dans ses années de jeunesse, Alexeï Tolstoï a écrit un autre roman, la Famille des Vourdalak, qui conte l’histoire d’une famille d’un village serbe dont les membres se transforment en morts-vivants.

Les nouvelles de Leonid Andreïev

Andreïev est l'un des écrivains russes les plus remarquables, un de ceux qui n'a peur d’aucun sujet ou thématique (même pour raconter l'histoire de Judas de l'autre point de vue). Ainsi, son horreur n'est pas liée aux forces maléfiques, mais à la folie humaine, qui est peut-être même plus effrayante que les grosses ficelles des films d’épouvante et les morts-vivants. Le Rire rouge raconte l’histoire d’un homme absolument épuisé par la guerre, traversant le désert avec son régiment. Il commence à avoir des hallucinations, et croit qu'un rire satanique rouge le poursuit partout. Une autre histoire effrayante, l'Abysse, évoque un couple marchant dans la forêt, mais des vagabonds battent l'homme et violent la femme. L'homme trouve son corps inconscient, et l'embrasse en pleine dépression nerveuse... L'histoire se termine par ces mots : « Et l'abysse noire l'a avalé ».

Tête de chien, par Alexeï Ivanov

Les critiques russes définissent Tête de chien comme Stephen King visitant Alexeï Ivanov. Trois Moscovites se rendent dans un village reculé et pénètrent dans une église abandonnée, ils voient l'image de Saint-Christophe avec la tête d'un chien, puis aperçoivent un effrayant démon à tête de chien ressuscité. Ivanov est aussi l'auteur du Géographe qui a bu son globe, de l'Or de la rébellion et d'autres romans semi-historiques qui se déroulent en Sibérie.

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L'âge maladroit, par Anna Starobinets

Reine russe de l'horreur et Stephen King de Russie, Anna Starobinets écrit des histoires qui vous feront dresser les cheveux sur la tête. L'âge maladroit est l'histoire d'une mère qui trouve le journal de son fils adolescent qui raconte comment une reine des fourmis réside dans son esprit et met à nu son plan insidieux visant à capturer le corps du garçon, puis à conquérir l'humanité. Les fourmis sont partout, donc si vous avez une phobie de ces insectes, nous vous conseillons de ne pas lire ce livre ! L'horreur de Starobinets prend diverses formes, du fantasme et des histoires mystiques à un roman dystopique futuriste appelé les Vivants.

L'artiste russe Olga Chirnina colorise de vieilles photographies en noir et blanc et les publie sur son blog. Voici comment elle redonne des couleurs à Tolstoï, Tchékhov, Boulgakov et d'autres écrivains russes.

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