De nouvelles «ailes» pour l’armée russe en 2017

Vitaly V. Kuzmin
À la fin de l'année, les militaires ont reçu un certain nombre de systèmes d'armements dernier cri, y compris la prochaine génération de l'aviation de première ligne qui avant sa livraison a passé son baptême du feu dans les batailles sur le sol syrien.

Nouvelles ailes

Ces avions et hélicoptères ont commencé à rejoindre l'armée il y a quelques années. Pourtant, cette année, en mai, 190 d'entre eux sont entrés dans les forces aériennes.
La principale nouveauté pour la Force aérienne étaient les chasseurs de génération 4++ Su-35S qui ont été « baptisés » lors des combats contre les militants de l'État islamique (EI, interdit en Russie).

L'avion transporte jusqu'à huit tonnes de bombes à haute valeur et des missiles sur ses attelages à suspension externe. Il a également obtenu des systèmes de défense contre les armes modernes de guerre électronique qui équipent les analogues étrangers et pourraient être utilisés lors des batailles aériennes pour « éteindre » les systèmes d'attaque du Su-35S.

Lire aussi : Des «oiseaux de nuit» venus de Russie pour combattre Daech

Un autre grand ajout, ce sont les bombardiers de première ligne Su-34 « bec de canard » (ainsi surnommé pour la forme aplatie de son nez qui rappelle un oiseau). Tous ses contours amples lui donnent l’aspect d’un chasseur, pourtant c'est un cheval de trait armé jusqu’aux dents avec huit tonnes de bombes et même des missiles de croisière.

Celui-ci peut couvrir jusqu'à 7 000 kilomètres avec un seul réservoir jusqu'à ce qu'il déverse des tonnes de bombes sur ses ennemis. Cette capacité a été reçue en raison de l'intégration d'un certain nombre de technologies des bombardiers de l'ère soviétique Su-24 (que le canard est censé remplacer complètement dans l'armée) et du bombardier stratégique Tu-22M3.

Lire aussi : Quelles armes les militaires russes attendent-ils avec impatience?

« Il a été conçu comme une machine Hi-Tech où l'équipage peut non seulement réaliser des bombardements de première ligne de courte portée, mais aussi des missions longue distance. Ainsi, il a même eu assez d'espace pour qu’un pilote se couche ou se lève pour se détendre entre les sièges des pilotes. Ces avantages n’étaient auparavant possibles que dans d'énormes bombardiers stratégiques ou dans les avions de transport », a déclaré à Russia Beyond l’analyste militaire du quotidien russe Izvestia Dmitri Safonov.

Hélicoptères pour les militaires

En outre, les principaux appareils livrés aux forces aériennes sont sans aucun doute les « Chasseurs de nuit » et « Alligators » (hélicoptères de combat Mi-28 et Ka-52).

Le premier, le Mi-28 « Chasseur de nuit », a également été utilisé pour la première fois dans des batailles sur le sol syrien. Son combat principal s'est déroulé en 2015 à Palmyre, une cité historique et antique prise par les militants de l'EI.

Lire aussi : Equipés jusqu'aux dents: quels armements pour l’armée russe d’ici sept ans?

Sur la vidéo ci-dessus, vous pouvez regarder un Mi-28 russe éliminer les véhicules blindés des terroristes avec des missiles guidés antichars. Avant cela, ces « oiseaux » n'ont été utilisés que pour défendre la base russe à Hmeimim où le gros des forces russes sont stationnées.

D’autre beautés qui ont rejoint l'armée étaient les Ka-52 « Alligators » et Ka-52K « Katrans » (version embarquée de l’hélicoptère). Ces machines ont été créées, tout comme le Mi-28, pour soutenir les unités terrestres en éliminant des forces ennemis bien armées - les chars, les systèmes d'artillerie, les avant-postes, etc.

Outre toutes ces machines de combat, le ministère de la Défense s'attend à ce que les fabricants du pays produisent un lot d'hélicoptères de transport et tablent pour l'année prochaine sur un certain nombre de bombardiers stratégiques Tu-160M2, les premiers jets de combat de cinquième génération Su-57, et des chasseurs de génération 4+++ dernier cri MiG-35.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.