En images: ils se disent «oui» dans les eaux glaciales du lac Baïkal

Lifestyle
VICTORIA RYABIKOVA
Robe de mariée enfilée sur une combinaison de plongée et «valse» nuptiale dans les eaux du lac Baïkal, et ce, fin novembre, alors que le mercure est retombé au-dessous de zéro.

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Il fait -7°C à l’extérieur, mais les eaux de la plus grande réserve d’eau douce de notre planète sont plus tièdes – leur température arrive à +4°C. Une femme en robe bleue enfilée par-dessus une combinaison de plongée et voile de mariée sur la tête plonge dans le lac Baïkal. Un jeune homme fait de même. Tels des sirènes, ils nagent de manière synchronisée, puis, remontent à la surface en tournant.

C’est ainsi qu’ont célébré leur mariage deux plongeurs d’Irkoutsk – Natalia Tchernykh, 49 ans, et Dmitri Sokolov, 50. Elle, championne de plongée libre de la région d’Irkoutsk (2019) et de la région de Krasnoïarsk (2020) ; lui, vice-champion de Russie d’apnée dynamique et détenteur du record local de plongée sous glace par 100 mètres de profondeur.

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Ils se sont rencontrés en 2018, lors d’un atelier de chasse sous-marine, tenu dans une piscine. Dmitri a alors remarqué les aptitudes de Natalia, qui avait fait de la natation depuis son plus jeune âge avant de se lancer dans la nage subaquatique avec palmes. Il lui a par conséquent proposé de s’essayer à la plongée libre.

« Je me suis demandée à quoi bon. J’ai 45 ans, mon enfant en a sept et a besoin de mon attention. Pourquoi alors me rendre d’Angarsk à Irkoutsk, situées l’une à 40km de l’autre, trois fois par semaine ? Dimitri a donc dû m’appeler plus d’une fois pour me convaincre de suivre la formation de base », se souvient-elle.

Elle avoue aimer tout ce qui est nouveau et depuis qu’elle a donné son accord, plus rien ne les a séparés et ils ont fini par former un couple. En 2020, une demande en mariage a suivi.

« Il m’a proposé d’aller nous balader sur les berges d’Angarsk. On y trouve un arbre stylisé sur lequel les jeunes mariés accrochent des cadenas. Sous cet arbre, Dima s’est mis sur un genou et a ouvert une boîte à l’intérieur de laquelle se trouvait une alliance. Pour moi, cela a été une totale surprise », raconte aujourd’hui Natalia.

Ils se sont engagés en novembre 2021 et ont enregistré leur mariage. Un mois plus tard, ils ont célébré leurs secondes noces, cette fois-ci dans l’eau – ils comptaient le faire dès le début.

Dix plongeurs en robes ont suivi les jeunes mariés dans les eaux, tournant en rond autour d’eux. Natalia n’a pas réussi à enfiler sa robe de mariée par-dessus sa combinaison, elle a donc mis une autre robe, assez large, l’accompagnant d’un voile.

« Sur terre c’est trop comique, mais c’est beau une fois dans l’eau. Cela étant dit, le voile se détachait tout le temps, se perdant dans les eaux profondes et Dima devait plonger pour le récupérer et l’attacher à mon masque », explique-t-elle.

Une partie des invités perdaient leurs jupons et tous n’avaient pas suffisamment de respiration pour une longue immersion, si bien que la synchronisation en a souffert.

Après cette séance de plongée, le couple est allé au bania, puis a organisé une soirée, avec brochettes de viande et gâteau.

« C’était assez spontané. Si on s’est bien préparé pour la cérémonie sur terre, la sous-marine rappelait plutôt une drôle de répétition – mieux vaut organiser ce type de mariage en été. Mais c’est tout de même bien qu’on l’ait fait ! », conclut Natalia.

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