Normandie-Niemen: une plaque commémorative à Maurice de Seynes inaugurée dans un lycée parisien

En ce 15 février, le lycée Janson de Sailly, dans le 16e arrondissement de la capitale française, accueille une cérémonie solennelle d’inauguration d’une plaque commémorative au pilote du régiment Normandie-Niemen Maurice-Henri-France de Seynes. Le choix de l’établissement ne doit rien au hasard : en effet, enfant, le futur militaire y avait effectué ses études.

La cérémonie se déroule en présence d’Artem Stoudennikov, ministre-conseiller à l’ambassade de Russie en France, des représentants du ministère français des Armées, des pilotes du régiment de chasse 2/30 Normandie-Niemen et des membres d’organisations de vieux combattants.

Né le 7 août 1914 à Paris, Maurice de Seynes obtient son brevet de pilote militaire en août 1937 et en octobre de l’année suivante, il est affecté à l’École de chasse de Romilly-sur-Seine. Un an plus tard, il rejoint le groupe de chasse II/6 « Travail », à Chartres et part en campagne avec son groupe stationné successivement à Anglure, Dunkerque et Maubeuge.

« Jeune officier pilote, il se distingue particulièrement pendant la campagne de France, manifestant au cours de nombreux engagements autant d’ardeur que de sang-froid. Ce comportement exemplaire lui vaut une citation à l’ordre de l’Armée aérienne, comportant l’attribution de la Croix de guerre, pour avoir abattu deux avions ennemis les 5 et 6 juin 1940 », c’est ainsi que le décrit Yves Donjon, administrateur du Mémorial Normandie-Niémen dans sa biographie.

Fin 1942, il décide de rejoindre les Forces françaises libres. Il gagne Alger au bout d’un long périple et se porte volontaire pour le groupe de chasse « Normandie ». En janvier 1944, il arrive dans la ville russe de Toula.

Maurice de Seynes participe ensuite aux offensives victorieuses dans les secteurs de Vitebsk, Orcha, Borissov et Minsk.

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Le 15 juillet 1944, son unité rejoint le terrain de Mikountani. Le capitaine de Seynes s’envole donc avec son mécanicien soviétique, l’adjudant-chef Vladimir Bielozoub. Mais après le décollage une fuite d’essence dans la cabine est constatée. Les tentatives de faire atterrir l’appareil n’aboutissant pas, il reçoit l’ordre du commandant Delfino de s’éjecter. N’ayant qu’un seuil parachute à bord de l’avion, il refuse d’obéir aux ordres par solidarité avec son mécanicien. Les deux hommes s’écrasent.

« Le sacrifice de Maurice de Seynes illustre d’une manière tragique la fraternité d’armes qui unit pilotes français et mécaniciens soviétiques », souligne dans la biographie Yves Donjon, qui est en outre auteur de l’ouvrage Ceux de Normandie-Niémen.

Dans cet autre article nous vous présentons les unités de combat étrangères ayant combattu les nazis aux côtés des Soviétiques.

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