En Russie, un ours décide d’hiberner dans une ville produisant des armes nucléaires (vidéo)

Legion Media

La neige a entamé son invasion annuelle des terres russes et de nombreuses espèces animales débutent par conséquent leur hibernation. Néanmoins, un ours se trouvant actuellement dans la région de Tcheliabinsk, dans le sud de l’Oural, a décidé de s’endormir pour l’hiver au sein même de la cité de Snejinsk. Le quadrupède est en effet passé de force à travers la clôture entourant cette ville le 4 décembre et s’est depuis assoupi dans les bois. Le problème ? Snejinsk est en réalité une ville fermée de par son statut d’important site de production d’armes nucléaires. Cela signifie qu’il s’agit d’un lieu hautement sécurisé, nécessitant une autorisation spéciale pour y entrer.

Lire aussi : Au Kamtchatka, chaque localité sera dotée d’une unité de protection contre les ours

Marina Dymova, porte-parole du ministère régional de l’Écologie, a déclaré que l’animal avait préparé son lit d’hiver à l’aide de branchages mais que s’il venait à se réveiller prématurément pour une raison ou une autre, il pourrait représenter une menace. « Il sera affamé et féroce, car Snejinsk est une ville fermée et il n’y a pas d’autre animaux sauvages ici, les hommes et chiens deviendraient alors ses proies. S’il se réveille, nous devrons agir immédiatement », a-t-elle expliqué.

Les autorités ont par conséquent engagé un garde de sécurité afin de surveiller l’imposant mammifère, tandis que des panneaux de signalisation et des caméras seront placés près de son emplacement afin de contrôler son activité. À son réveil, il est prévu de mettre l’ours sous sédatifs et de le transporter dans son habitat naturel, en dehors de l’enceinte de la ville.

Les locaux ne semblent toutefois pas effrayés, nombre d’entre eux ayant même tenté de se prendre en selfie aussi près que possible de l’animal.

Dans cet autre article, nous vous expliquons comment les ours arpentaient autrefois réellement les rues de Russie.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.

Plus d'histoires et de vidéos passionnantes sur la page Facebook de Russia Beyond.
À ne pas manquer

Ce site utilise des cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter les cookies