Palmyre: les archéologues russes partis avant la prise de la ville par Daech

Nikolaï Litovkine

Envoyés en mission dans la cité antique de Palmyre au cours des mois ayant suivi sa libération, les experts de l’Institut d’histoire et de culture matérielle de l’Académie des sciences de Russie sont en sécurité. Ils sont rentrés en Russie il y a environ deux mois, a annoncé le service de presse de l’Institut à l’agence RIA Novosti.

Les extrémistes de Daech ont rétabli leur contrôle sur Palmyre dimanche 11 décembre, huit mois et demi après sa libération. L’armée syrienne a engagé des combats acharnés contre les terroristes à la périphérie de la ville.

Pendant leur séjour dans ce site, classé au patrimoine mondial de l’UNESCO, les archéologues russes ont établi une carte 3D de Palmyre qui contient les derniers renseignements les plus complets sur l’état des monuments architecturaux et archéologiques, a précisé pour sa part l’agence Interfax.

Les images aériennes ont été réalisées par des topographes militaires, des spécialistes du musée de l’Ermitage, des experts des antiquités et des représentants de l’Institut d’histoire et de culture matérielle.

Trois secteurs ont été photographiés à une altitude de 200 mètres : la vallée des Tombeaux et deux nécropoles. La partie centrale de la ville l’a été également d’une altitude de 120 mètres. Au total, plus de 20 000 prises de vue à haute résolution couvrent une superficie de 20 km2.

En outre, les experts ont réalisé des photographies terrestres de trois ouvrages détruits : le temple de Bêl, l'Arc de triomphe et la colonne de la Grande colonnade à inscriptions dédicatoires à la reine Zénobie. Ils ont ainsi obtenu des modèles tridimensionnels de haute précision du paysage et des monuments.

Les images aériennes et le modèle en 3D seront remis à l’UNESCO et au ministère syrien de la Culture afin qu’il soit possible de restaurer les monuments.

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