Les clés d’une réussite business en Russie: Katia Gautier, directrice de Prolangue Linguistic Center

Économie
RUSSIA BEYOND
Dans sa série «Parole de dirigeant à l’international», Antoine Leygonie-Fialko, fondateur de la société Cadran et consultant auprès des entrepreneurs souhaitant se développer à l’étranger, s’entretient avec des hommes et femmes d’affaires parvenus à pénétrer avec succès le marché russe. Il donne cette fois la parole à Katia Gautier, directrice de Prolangue Linguistic Center, société proposant des cours de langues, ainsi que des services de traduction et d’interprétariat.

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Antoine Leygonie-Fialko: À un Français ou un étranger occidental qui souhaiterait entreprendre en Russie, quel conseil donneriez-vous ?

Katia Gautier: Je lui dirais d’être direct avec ses interlocuteurs, car les Russes sont eux-mêmes des gens assez directs.

Pour manager son équipe en Russie, où le management patriarcal est encore très présent, je lui conseillerais de ne pas hésiter à s’affirmer beaucoup plus qu’en France. Bien sûr, pour cela, je pense qu’il faut commencer par apprendre le russe, et l’apprendre correctement, pour pouvoir diriger son équipe. Un niveau B2 est suffisant. Le russe écrit n’est pas forcément nécessaire. En revanche, il faut pouvoir s’exprimer à l’oral et comprendre toutes les nuances et les subtilités du langage. Par exemple : « Ok » et « Khorocho » (Bien) ne signifient pas le même degré d’accord chez votre interlocuteur russe !

À un entrepreneur qui arriverait en Russie, je conseillerais également de ne pas hésiter à demander pour obtenir, ce que j’ai fait par exemple auprès de mon propriétaire pour réduire le loyer de Prolangue pendant la crise du Covid. Mon propriétaire, avec qui j’avais pris le temps de construire une relation, a accepté une réduction de 70% de mon loyer car « vous, au moins, vous me le demandez ».

Les Russes sont très attachants car, dans les relations personnelles aussi bien que professionnelles, ils donnent beaucoup d’eux-mêmes, ce qui permet de tisser des liens très forts.

En un mot, c’est comment la Russie ?

En Russie, il y a une possibilité de croissance énorme notamment grâce aux 150 millions d’habitants. En particulier, dans le secteur des services, tout est encore largement à faire.

Ici, le rythme de vie est fascinant. Tout va très vite. Comme les Russes vivent toujours entre deux crises, ici, il n’y a pas la stabilité, le ronronnement qu’il peut y avoir en France.

Aujourd’hui, j’estime avoir de la chance de vivre et d’entreprendre à Moscou : c’est une mégalopole où tout est facile et dont l’environnement business permet de monter des projets beaucoup plus facilement qu’en Europe.

Retrouvez l'intégralité de l'entretien accordé à Antoine Leygonie-Fialko par Katia Gautier sur la plateforme de Cadran en suivant ce lien.

En cliquant ici, retrouvez le précédent entretien, mené en compagnie de Sébastien Jeanpaul, directeur général d’Antalis Russie.