L’art russe débarque en force à la Foire des antiquaires de Belgique

Les fiancés au cirque (1982) par Marc Chagall.

Les fiancés au cirque (1982) par Marc Chagall.

Galerie Boulakia
L’art russe de plus en plus présent sur les foires internationales.

La 62ème édition de la Brafa, l’une des plus prestigieuses foires d’art et d’antiquités d’Europe, se tiendra du 21 au 29 janvier prochain à Bruxelles. Pour le moment, il n’y a aucun exposant russe, bien qu’il y en ait un d’origine russe : Kunstberatung Zürich. En revanche, le nombre de collectionneurs, de clients et d’œuvres d’art en provenance de Russie ne cesse de croître. RBTH propose un aperçu de six pièces importantes de peintres et sculpteurs russes qui seront à ce rendez-vous de tous les amoureux de l’art à Bruxelles.

Galerie Fleury

Homo Sapiens (1933) par Ossip Zadkine. Crédit : Galerie FleuryHomo Sapiens (1933) par Ossip Zadkine. Crédit : Galerie Fleury

Tout comme pour Vassili Kandinsky et Marc Chagall, les Européens aiment déclarer Ossip Zadkine, l’un des plus grands maîtres de la sculpture d’avant-garde, comme l’un des « leurs ». Ce qui est tout à fait juste, étant donné qu’il a quitté la Russie à l’âge de quinze ans sans plus jamais y revenir et qu’il a étudié et connu la gloire à Paris.

Toutefois, il est né en 1890 à Vitebsk (dans l'Empire russe, aujourd'hui en Biélorussie), d’un père enseignant juif, Efim Zadkine, et d’une mère d’origine écossaise, Sofia Lester. À l’école primaire, Ossip Zadkine a étudié pendant trois ans aux côtés de Marc Chagall. La Galerie Fleury de Paris présentera à la Brafa sa sculpture Homo Sapiens (1933) en provenance du Philadelphia Museum of Art aux États-Unis.

Lancz Gallery

Composition abstraite dans les tons rouges par Serge Poliakoff. Crédit : Lancz GalleryComposition abstraite dans les tons rouges par Serge Poliakoff. Crédit : Lancz Gallery

Serge Poliakoff est un peintre français d’origine russe appartenant à l’École de Paris. Il quitte Moscou où il est né et où il fait ses études juste après la Révolution d’octobre de 1917. Ses œuvres sont exposées aujourd’hui dans tous les grands musées du monde. En 2013, une rétrospective a été organisée par le Musée d’art moderne de la ville de Paris. La galerie proposera à Bruxelles une Composition abstraite dans les tons rouges inscrite sur le catalogue raisonné de 1955–1958.

Galerie Taménaga

Grand arbre penché (1919) par Chaïm Soutine. Crédit : Galerie TaménagaGrand arbre penché (1919) par Chaïm Soutine. Crédit : Galerie Taménaga

Un autre membre de l’École de Paris, Chaïm Soutine, sera présenté par la Galerie Taménaga. Né dans l’Empire russe, il fuit à 14 ans ses parents qui ne partageaient pas sa passion pour la peinture. Il arrive à Vilnius puis se retrouve deux ans plus tard à Paris où il vit et travaille dans la célèbre cité d’artistes La Ruche. Il y fait connaissance avec Marc Chagall et Fernand Léger et se lie d’amitié avec Amedeo Modigliani qui réalisera son portrait. La Brafa exposera son Grand arbre penché (1919) réalisé alors qu’il vivait dans le midi de la France. Le paysage est tiré de la collection privée d’Henri Bing.

Galerie Boulakia

Les fiancés au cirque (1982) par Marc Chagall. Crédit : Galerie BoulakiaLes fiancés au cirque (1982) par Marc Chagall. Crédit : Galerie Boulakia

Aucune foire ne peut se passer aujourd’hui des fantasmagories de Marc Chagall et son grand exposant est la Galerie Boulakia. L’année dernière, l’établissement a présenté des mariés planant dans les air, cette année, il propose Les fiancés au cirque (1982), tableau réunissant les deux sujets préférés du grand maître : le cirque et le mariage. Les galeristes affirment que c’est la toile finale de la série consacrée au cirque de Marc Chagall.

Galerie Perrin

Deux vases en verre bleu, garnis d’éléments plaqués or et montés sur pied de marbre. Crédit : Galerie PerrinDeux vases en verre bleu, garnis d’éléments plaqués or et montés sur pied de marbre. Crédit : Galerie Perrin

Cette galerie parisienne est célèbre pour ses trouvailles dans le domaine des meubles anciens et des arts décoratifs appliqués. Cette année, elle propose une paire de vases d’époque Empire de la Verrerie impériale de Saint-Pétersbourg de la fin du XVIIIe siècle en provenance d’une collection privée d’Europe. Fondée sous Catherine II, l’entreprise fabriquait des objets uniques en leur genre, notamment pour la cour impériale. Ces œuvres étant alors commandées par l’aristocratie russe, les vases, services et d’autres objets se sont retrouvés à l’étranger dans la foulée de la vague d’émigration déclenchée par la Révolution d’octobre 1917. Les deux vases présentés sont réalisés en verre bleu, garnis d’éléments plaqués or et montés sur pied de marbre.

Clara Scremini Gallery

Nœud ovale par Maria Kochenkova. Crédit : Clara Scremini GalleryNœud ovale par Maria Kochenkova. Crédit : Clara Scremini Gallery

Maria Kochenkova est l’une des rares artistes modernes russes à travailler le verre. Ses œuvres étonnantes réalisées dans cette matière fragile, au point de jonction entre l’art et le design, ont remporté plusieurs prix internationaux et ont été exposées en Europe, au Japon et en Grande-Bretagne. Elles ont également été présentées à la Brafa 2016 et le seront cette année, notamment son Nœud ovale (58 x 36 x 11 cm).

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