Chagall, Poliakoff et Gontcharova à Bruxelles en 2016

La BRAFA, l’une des plus vieilles foires des antiquaires au monde se tiendra pour la 61ème fois dans la capitale belge du 23 au 31 janvier. Elle réunira les collectionneurs et les antiquaires du monde entier. Les antiquaires russes ne se sont pas déplacés, en revanche de nombreuses œuvres d’art russes seront exposées. RBTH a sélectionné cinq pièces de très grande valeur.

Corbeille à fruits de Maison Biennais, 1819-1822

Galerie Lamy

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L’orfèvre attitré de Napoléon Ier, Martin-Guillaume Biennais a créé de nombreuses commandes pour les membres de la famille impériale russe. Le Musée de l’histoire à Moscou, par exemple, possède un ensemble de liturgie, commandé par le tsar Alexandre Ier en l’honneur de la victoire contre l’armée napoléonienne et la fin de la guerre de 1812.

La corbeille à fruits en argent doré avec des reliefs de créatures mythologiques et têtes féminines sculptées émergeant de sous les anses gracieuses, proposée à la vente, est également liée au tsar victorieux. Elle fut commandée à Biennais par le grand-duc Michel Pavlovitch, frère d’Alexandre Ier, au sein d’un grand service de table. Les autres pièces sont désormais éparpillées à travers le monde : au Kremlin de Moscou, au Metropolitan Museum à New York et au Rijksmuseum à Amsterdam.

Les mariés de Marc Chagall, 1979

Galerie Boulakia

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Les tableaux fantasmagoriques de l’un des principaux représentants de l’avant-garde du XXe siècle sont aujourd’hui conservées par tous les plus grands musées du monde, dont le Centre Pompidou à Paris et le MoMA à New York.

Ses toiles sont des invitées fréquentes dans les foires d’art, surtout en France qui, tout comme la Russie, considère Chagall comme son artiste national.

C’est donc une galerie parisienne qui présente cette impressionnante tempera fantasmagorique, provenant de la famille de l’artiste.

 

L’icône La décapitation de saint Jean-Baptiste de maître inconnu, XVIe siècle

Brenske Gallery

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Les icônes sont parmi les œuvres d’art russe les plus célèbres qu’on puisse trouver chez les antiquaires des deux côtés de l’océan. Un grand nombre d’icônes a quitté la Russie au cours des différentes vagues d’émigration du début du XXe siècle, puis s’est dispersé dans les collections privées et les musées. Ainsi, les chefs-d’œuvre russes d’origine noble ne sont pas rares.

Quant à l’origine de l’icône La décapitation de saint Jean-Baptiste, peinte sur une traditionnelle planche d’après un sujet biblique (le martyr de Jean-Baptiste, décapité sur l’ordre du tétrarque de Galilée Hérode), tout ce que nous savons est que les galeristes l’ont récupérée dans une collection privée à Hambourg. Le prix préliminaire de l’icône médiévale, annoncé à RBTH, est de près de 100 000 euros.

Femme assise dans un fauteuil de Natalia Gontcharova, 1904

Chiale Fine Art

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L’année de l’avant-garde russe dédiée au centenaire du Carré noir de Malevitch se poursuit dans les foires d’art. Une toile de la principale « amazone de l’avant-garde », Natalia Gontcharova, jusqu’ici présentée quelques rares fois dans les expositions régionales en Italie, est mise en vente par un collectionneur privé de Turin.

 

 

Composition abstraite de Serge Poliakoff, 1961

Lancz Gallery

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Poliakoff, l’un des représentants de l’école de Paris d’origine russe, est devenu célèbre dans la capitale française : il a quitté Moscou, sa ville natale où il a étudié la peinture, en 1918 alors qu’il était encore jeune homme. La gouache abstraite présentée à la foire, emblématique pour le peintre, a été incluse dans le catalogue raisonné de Poliakoff, publié par son fils Alexis dans les années 1959-1962.

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