Gaz naturel liquéfié: l'usine russe Yamal LNG a dépassé sa capacité de production en 2019

Eugene Odinokov /Sputnik

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En 2019, l’usine Yamal LNG, dans le Grand Nord russe, dont Total est l'un des principaux actionnaires, a produit 18,4 millions de tonnes de gaz naturel liquéfié (GNL), soit 11% de plus que la capacité prévue dans son projet de construction, peut-on lire sur le site du complexe industriel. Ce dernier a d’ailleurs annoncé avoir récemment produit sa trente millionième tonne de GNL.

« L’usine fonctionne actuellement au-dessus de sa puissance annuelle prévue dans son projet, fixée à 16,5 millions de tonnes. En 2019, qui a été la première année entière de travail simultané des trois lignes de production, Yamal LNG a produit 18,4 millions de tonnes de GNL, dépassant sa capacité initiale prévue de 11%, soit de 1,9 million de tonnes », y apprend-on.

Un surplus non négligeable, puisqu’estimé à 385 millions de dollars à la vente par la compagnie VYGON Consulting, citée par le journal RBC.

À noter que, l’an dernier, 81% du GNL produit sur ce site de la péninsule arctique de Yamal ont été exportés vers l’Europe, où la France s’est imposée comme le principal client, avec 4,7 millions de tonnes. Figurent ensuite les Pays-Bas (2,8 millions), le Royaume-Uni (2,2 millions) et l’Espagne (2 millions). La Chine en a quant à elle acquis 2 millions de tonnes.

L’on constate donc que les exportations de GNL provenant de cette usine vers le Vieux continent ont été multipliées par trois par rapport à 2018, passant de 6,8 milliards de mètres cubes à 20,5 milliards, souligne dans un rapport le géant gazier russe Gazprom. Cette marchandise représente ainsi désormais 9,3% des exportations russes de gaz vers les nations européennes.

Pour rappel, Yamal LNG appartient à 50,1% à la société russe NOVATEK, tandis que le français Total et le chinois CNPC possèdent chacun 20% des parts, contre 9,9% pour le Fonds souverain chinois de la Route de la soie. Après un début d’exploitation en décembre 2017, il s’agit à ce jour du plus important site de production de GNL en Russie, qui représente à lui seul 5% du marché mondial de cette denrée.

Dans cette autre récente publication, nous vous expliquions justement comment Total envisage actuellement d’étendre son emprise sur le territoire russe.

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