900 bouteilles d’alcool français destinées au dernier tsar de Russie repêchées dans la Baltique

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Malgré un siècle passé dans les eaux, certaines arborent encore leur authentique sceau de cire!

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50 caisses, soit 600 bouteilles, de cognac De Haartman & Co et 15 caisses, soit 300 bouteilles, de liqueur Bénédictine, ont été sorties des eaux de la Baltique en ce début de novembre par des chasseurs de trésors scandinaves, ont annoncé ces derniers sur leur site. Une cargaison loin d’être anodine, puisqu’il s’agissait d’une commande destinée à Nicolas II, le dernier des empereurs russes.

En effet, tout a débuté en mai 1917, soit trois mois pourtant après l’abdication du tsar, lorsqu’un navire suédois baptisé S/S Kyros a quitté la France en direction de la capitale impériale russe Petrograd (l’actuelle Saint-Pétersbourg), avec à son bord ces fameux breuvages. Le choix de ce bateau s’explique en réalité par la neutralité de cet État scandinave dans le contexte de la Première Guerre mondiale.

Néanmoins, près des îles d’Åland, le Kyros a été intercepté par un sous-marin allemand de type UC-58 et accusé de contrebande. L’équipage s’est donc vu dans l’obligation de saborder leur navire à vapeur, laissant alors leur marchandise rejoindre les fonds marins.

C’est ensuite en 1999 qu’a été redécouverte l’épave, mais il était en ces temps-là trop dangereux d’en remonter la cargaison. Il faudra donc attendre 20 ans pour que les organisations Ocean X Team et iXplorer, respectivement suédoise et islandaise, entreprennent conjointement cette manœuvre.

C’est ainsi à l’aide de plongeurs et de robots qu’ils ont pu extraire des profondeurs ces bouteilles encore intactes, voire même pour certaines portant toujours leur sceau de cire.

« On ne saurait trop insister sur l'importance de cet événement, ce n’est pas seulement une découverte de cognac et de liqueur rares, mais également une part de l’histoire de l’ancien Empire russe », a commenté l’équipe suédoise.

De son côté, Bacardi, aujourd’hui propriétaire de la marque Bénédictine, produit créé il y a plus de 500 ans dans une abbaye normande, a aussi fait part de son enthousiasme à la suite de cette nouvelle.

« Bacardi est excité d’apprendre cette découverte et est avide de savoir si le produit a été préservé durant son séjour sous l’eau », a en effet déclaré Petra Caspolin, directrice marketing de l’entreprise pour la Scandinavie.

Dans cet autre article, nous vous présentons les trésors légendaires qui seraient encore enfouis quelque part en Russie.

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