Un lac unique du Grand Nord russe théâtre d’un bien triste phénomène

Le lac Moguilnoïé

Wikipedia/Sergei Korsun/CC BY 3.0

Le lac Moguilnoïé, situé sur l’île de Kildine, en mer de Barents, près des côtes de la péninsule de Kola (Nord-Ouest de la Russie), est actuellement en proie à des changements surprenants mais regrettables, rapporte sur son site l’Université arctique d’État de Mourmansk.

Constituant un lieu d’intérêt scientifique, ce plan d’eau avait jusqu’à récemment la singularité d’être divisé en trois couches : eau douce à sa surface, eau de mer au centre, et enfin couche toxique sulfhydrique dans ses profondeurs. Or, alors que sa composition physico-chimique et ses caractéristiques biologiques étaient longtemps restées inchangées, une importante dynamique y a été observée ces dix dernières années, conduisant à la disparition totale de l’eau douce et à l’élévation de deux mètres de la couche toxique.

Lire aussi : Des scientifiques russes à la recherche de formes de vie inconnues dans les glaces de l’Antarctique

« Ces changements sont absolument négatifs étant donné que le lac perd son caractère unique. Il apparait comme le lieu d’habitat de populations animales et végétales vestiges, et notamment de la morue de Kildine, mais en raison des changements dans le Moguilnoïé, sa biodiversité diminue », s’inquiète Piotr Strelkov, à la tête du projet « Berceau du lac aux morues » ayant organisé une troisième expédition scientifique sur l’île.

Selon lui, ce phénomène résulte de l’assèchement complet de l’affluant de ce lac, qui pourrait bientôt malheureusement amplement mériter son nom, « Moguilnoïé » signifiant « Tombal » en russe.

Dans cet autre article, découvrez le lac russe de Karatchaï, plus radioactif que Tchernobyl.

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.

Plus d'histoires et de vidéos passionnantes sur la page Facebook de Russia Beyond.
À ne pas manquer

Ce site utilise des cookies. Cliquez ici pour en savoir plus.

Accepter les cookies