Makhatchkala, la ville aux quatorze langues

Ilyas Hajji
​Petit aperçu du quotidien de Makhatchkala, chef-lieu du Daghestan (Caucase russe) qui est la plus pluriethnique des républiques de Russie.

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Les montagnes, les gorges et les cols constituent plus de la moitié du territoire du Daghestan, dont la capitale est Makhatchkala. C’est un pays où les habitants dansent de joie la lezguinka et où les funérailles se déroulent en présence de « pleureuses ». Les lutteurs daghestanais remportent les compétitions internationales et les Jeux olympiques, mais, les traditions étant conservatrices, les femmes et les minorités locales doivent encore lutter pour leurs droits.
Makhatchkala est une jeune ville caucasienne qui n’a que 160 ans et qui compte un peu plus d’un demi-million d’habitants. Dans la rue, outre l’avar, on peut entendre le nogaï, le lezguine et onze autres langues qui sont officielles, comme le russe.

Bien que Makhatchkala se retrouve souvent dans l’actualité à cause de différents conflits et accidents, les habitants aiment leur train-train quotidien.

La ville compte une forte population musulmane (90%). Son monument principal est la sœur cadette de la célèbre Mosquée bleue à Istanbul, la mosquée Djouma, qui peut accueillir jusqu’à 16 000 fidèles. « La prière du vendredi à la mosquée Djouma met en effervescence toute la ville et crée d’énormes embouteillages », indique Vladimir Sevrinovski, guide et expert de la culture caucasienne.

Sur un plan, la ville est mal proportionnée : Vladimir Sevrinovski dit qu’elle aurait fait le bonheur des peintres d’avant-garde qui, sur les portraits, aimaient placer l’oreille à la place du nez. Makhatchkala n’a pas toujours été un concentré de centres commerciaux, de constructions sauvages et de voitures garées n’importe comment : en 1970, la ville a été victime d’un tremblement de terre et après le démembrement de l’URSS, elle a beaucoup changé à cause de la crise et du départ d’un grand nombre d’habitants.

Les villes sont de grands villages où les habitants se connaissent de vue et remarquent toute de suite un étranger. Toutefois, ce dernier n’est jamais considéré avec hostilité et, après un bref instant de curiosité, les habitants continuent de vaquer à leurs occupations.
Les plages bouillonnent d’activité l’après-midi. Outre se baigner et bronzer, on peut y faire connaissance, jouer aux dominos et même faire des paris. La ville possède une plage spéciale pour les femmes, Gorianka, mais nombre d’entre elles préfèrent les plages publiques.
Ce qui est compréhensible : la mer Caspienne baigne la côte, le soleil brille 310 jours par an et les montagnes rendent le paysage impressionnant.
La viande de mouton locale est devenue la carte de visite de la région. Même les restaurants de Moscou en achètent ! Toutefois, les habitants et les touristes ne se contentent pas de brochettes tous les jours et dégustent volontiers les différents types de khinkali, ce frère local du ravioli, que chaque maîtresse de maison prépare selon sa propre recette.

Grâce à notre article faites connaissance avec l'une des plus anciennes colonies du Caucase du Nord, Kala-Koreïch, qui a étendu l'Islam dans la région.

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