Le champagne français reprend le chemin de la Russie

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Après un arrêt massif des livraisons de cette prestigieuse boisson pétillante vers le marché russe, la hache de guerre semble enterrée entre les deux parties de ce conflit d’intérêts.

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À partir de ce mercredi 15 septembre, le champagne français retrouve le chemin de la Russie, après une quasi-totale interruption des exportations due à un conflit entre ce pays et les producteurs viticoles de la région champenoise, informe la presse russe.

Pour rappel, l’appareil législatif russe avait en effet, fin juin, adopté une loi réservant l’appellation « champanskoïé » (шампанское, champagne) aux productions nationales, obligeant donc les bouteilles en provenance de l’étranger à arborer la mention « vin mousseux ». En signe de protestation, Moët Hennessy, l’un des plus importants producteurs au monde, avait alors déclaré suspendre ses livraisons vers la Russie, avant de se rétracter quelques jours plus tard. De son côté, le Comité interprofessionnel du vin de Champagne (CIVC) avait également suggéré aux acteurs du secteur de cesser leurs expéditions vers ce pays ; une recommandation suivie par pas moins de 95% d’entre eux.

En fin de semaine dernière, l’institution s’est toutefois prononcée en faveur d’une reprise des échanges commerciaux.

« La levée de la suspension des exportations est une mesure d'apaisement qui s'ajoute à notre désir de ne pas saisir l'Organisation Mondiale du Commerce. Nous respecterons la nouvelle loi », a affirmé Jean-Marie Barillère, son président, auprès de l'AFP et dont les propos ont été relayés par la presse française.

Un compromis d’autant plus aisé à envisager que la Russie ne représente en définitive qu’une part infime des exportations de la production champenoise. « La filière champenoise vend environ 1,5 million de bouteilles sur le marché russe, soit 0,5% du marché total », précise Barillère, notant néanmoins qu’il s’agit « d’un marché d'image où le champagne se vend assez cher ».

Du côté russe, plusieurs voix s’étaient élevées pour souligner le caractère supposément infondé de la polémique.

« La Russie adopte une position qui correspond à la classification internationale : tout vin avec des bulles est appelé mousseux (sparkling wine). Selon les règles commerciales russes, l'emballage (l'étiquette et la contre-étiquette) doit indiquer le type de produit qu'il contient. S'il s'agit d'un vin mousseux de la région de Champagne, ce fait est ajouté à l'emballage. En d'autres termes, personne n'empêche les producteurs français d'indiquer la région où leur boisson est produite. Par conséquent, personne ne devrait être offensé », a par exemple déclaré au journal Izvestia Dmitri Kisselev, président de l’Union des vignerons et viticulteurs de Russie.

Dans cet autre article, nous vous présentions les meilleurs cépages viticoles de Russie.

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