La Russie crée un robot intelligent pour combattre le terrorisme

Service de presse
Le monde est-il prêt à laisser un robot pour fonctionner de manière autonome sur le champ de bataille? Si vous avez déjà regardé Robocop, vous savez ce qui s'est passé lorsque le droïde ED-209 a été court-circuité - espérons que ce scénario reste dans le domaine la fiction.

Soratnik. Crédit : Service de presseSoratnik. Crédit : Service de presse

Le holding Kalachnikov – le plus grand fabricant d'armes de Russie – a créé un robot de sept tonnes appelé Soratnik conçu pour aider les militaires du pays à combattre terroristes en Russie et à l'étranger. Il possède des chenilles pour traverser un terrain accidenté et un blindage épais pour résister aux tirs d'artillerie et aux grenades.

Tel un petit char sans pilote, Soratnik peut être équipé d'un large éventail d'armes, de canons de 7,62 mm et de mitrailleuses pouvant aller jusqu’à 12,7 mm. Les ingénieurs prévoient également de doter la machine pistolets anti-chasseurs de 30 mm et de missiles antiaériens.

Intelligence artificielle

Ce robot peut coopérer avec des UAV (véhicules aériens sans pilote) sur le champ de bataille, les opérateurs contrôlant le robot en sécurité depuis un bunker ou une zone sûre.

Son logiciel recourt à l’intelligence artificielle et Soratnik fonctionne selon trois modes différents. Le premier prévoit un opérateur contrôlant la « bête métallique » à une distance pouvant aller jusqu'à 10 km.

Le second est le mode semi-automatique, mais les informations à ce sujet sont tenues secrètes. L'analyste militaire d'Izvestia Alexeï Ramm a déclaré à RBTH que le robot rechercherait ses cibles indépendamment, et saurait faire la différence entre l'ami et l'ennemi. Le robot fournira également des informations sur les cibles. En se basant sur ces données, le contrôleur indiquera au robot s’il faut attaquer ou non.

Le troisième régime est entièrement automatisé. Le robot opèrera indépendamment, dans le style du célèbre Terminator. « C'est la chose la plus intéressante et la plus intrigante, car les militaires et les experts du monde entier ne sont pas prêts à laisser une machine prendre des décisions de façon autonome. La liberté totale des robots sur un champ de bataille nécessite un énorme travail législatif, on ne sait pas encore comment ils distingueront les combattants des civils », a ajouté M. Ramm.

Selon lui, il faudra des années avant qu'une telle intelligence artificielle ne soit appliquée sur le champ de bataille.

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