L'Orient et l'Asie vus par les peintres russes

Mongols, 1933

Mongols, 1933

Centre-musée international Nicolas Roerich
Voyager en Europe était une chose courante dans l'Empire russe, et de nombreux peintres y ont séjourné pendant de longues périodes. Mais il y avait aussi des « casse-cou » qui partaient au Moyen-Orient en quête de « décors » pour des toiles bibliques, ou même dans une Asie lointaine et inexplorée.

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Vassily Verechtchaguine (1842-1904)

Vassily Verechtchaguine était avant tout un militaire, la peinture pouvant être considérée comme son passe-temps. Il est logiquement devenu célèbre principalement en tant qu'auteur de peintures de bataille. Il a beaucoup voyagé durant son service militaire, y compris dans les régions reculées de l'Empire russe. Toute une série de peintures de Verechtchaguine est consacrée à la région du Turkestan, en Asie centrale. En outre, l'artiste a voyagé en Inde et en Chine - où il a peint son tableau le plus célèbre, L'Apothéose de la guerre. Puis Verechtchaguine a visité le Proche-Orient, la Syrie et la Palestine.

Riche chasseur kirghize avec un faucon, 1871
Dans les montagnes Alataou, 1870
Ruines d’un sanctuaire chinois. Ak-Kent, 1870
Migration des nomades kirghizes, 1870
Rue principale de Samarkand depuis la hauteur de la citadelle au petit matin, 1870
Défilé de Barskaoun, 1869-1870
Triomphe, série Barbares, 1872
Portes de Timour (Tamerlan), 1872
Le mollah Rahim et le mollah Kerim en route pour le bazar se querellent, 1873

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Vassily Polenov (1844-1927)

Vassily Polenov s'intéressait beaucoup à la peinture religieuse. Son travail de diplôme à l'Académie des Arts avait pour titre Le Christ ressuscite la fille de Jaïrus (1871), toile pour laquelle il a reçu le premier prix, une grande médaille d'or. Dix ans plus tard, il se lance dans un grand voyage au Moyen-Orient, visite des lieux bibliques, réalise de nombreux croquis de paysages, d'architecture, de visages et de vêtements. Plus tard, à partir de ces croquis, sa grande œuvre voit le jour - le tableau Le Christ et la pécheresse (acheté par l'empereur Alexandre III en personne). À la fin des années 1890, l'artiste s'est de nouveau rendu en Palestine, en Syrie, en Égypte pour collecter du matériel en vue d’un cycle à grande échelle de peintures sur la vie du Christ. L'artiste place des sujets bibliques dans de tableaux de plein air.

Beyrouth, 1882
Bethléem, 1882
Haram Al Sheriff la place où se trouvait l’ancien temple de Jérusalem, 1882
Église de Sainte-Hélène. Chapelle de l'église du Saint-Sépulcre, 1882
Le Christ et la pécheresse, 1888
Au lac de Tibériade, 1888
Ils décident d'aller à Jérusalem, 1890. Série consacrée à la vie du Christ
Jacob et Jean, 1890. Série consacrée à la vie du Christ
Parmi les docteurs, 1896. Série consacrée à la vie du Christ
Plein de sagesse, 1896. Série consacrée à la vie du Christ
Sur la montagne. Repos, 1909. Série consacrée à la vie du Christ

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Alexandre Yakovlev (1887-1938)

En 1917, le jeune artiste Yakovlev, qui avait déjà visité l'Italie, reçoit une bourse pour se rendre en Asie. Il explore l'Extrême-Orient russe et voyage en Chine et au Japon. Ayant appris le début de la révolution russe à Pékin, il ne retourne pas dans son pays d'origine, mais quitte immédiatement l'Asie pour Paris. Plus tard, au début des années 1930, Yakovlev s’est rendu au rallye automobile asiatique Croisière jaune organisé par Citroën. De ce voyage, il a rapporté plus de 800 œuvres, qui ont été exposées dans de nombreux pays du monde, puis ont été publiées dans un album séparé Croquis d’Asie.

Pêcheur asiatique

La bataille des guerriers. Théâtre japonais

Rue au Japon, 1919

Opéra de Pékin, 1918
Dans le désert d'Afghanistan, 1931
Caravansérail en Afghanistan, 1931
Visite du Lama, 1933
Mongols, 1933

>>> L'exploration de l'Extrême-Orient russe

Nicolas Roerich (1874-1947)

L'un des artistes russes les plus célèbres et mystiques, Roerich est peut-être principalement associé à ses paysages himalayens. Historien et archéologue, il voyage beaucoup en Russie et commence progressivement à s'intéresser à l'Orient, étudie les œuvres des philosophes, s'intéresse au bouddhisme. Après la révolution de 1917, Roerich, s’étant retrouvé à l'étranger, n'est pas retourné dans son pays natal. En 1923, il se lance dans une grande expédition asiatique, visite l'Inde, le Cachemire, la Chine, le Tibet, mène des recherches ethnographiques et archéologiques - et, bien sûr, réalise de nombreuses peintures. Plus tard, Roerich a fait un autre voyage en Chine, puis s'est installé en Inde, où il a passé le reste de sa vie.

Bouddha vainqueur, 1925
Cavalier rouge, 1925
Agni Yoga. Diptyque, 1928
Krishna (Printemps à Kullu), 1930
Mont des cinq trésors (Deux mondes), 1933
Jelep-La. Frontière du Tibet, 1936
L’Étoile du héros, 1936
Mongolie. Campagne de Gengis Khan, 1937
Kanchenjunga, 1944
Ladakh (monastère de Lamayuru), 1947

La Russie est-elle européenne ? Trouvez la réponse dans cette publication.

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