Cinq films sur Saint-Pétersbourg que vous devez absolument voir

Oksana Bychkova/STS Igor Tolstunov Production Company, 2006
Ces films d'ambiance vous donneront l'impression d'être dans la capitale culturelle de la Russie.

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Cette célèbre ville d'arts, de musées et d'héritages impériaux a servi de décor à de nombreux films soviétiques et russes modernes. Nous avons sélectionné les plus romantiques et les plus drôles pour vous, mais il en existe évidemment beaucoup plus.

Mélodies d'une nuit blanche, 1976 (Мелодии белой ночи)

Ce drame romantique est un film soviéto-japonais se déroulant au meilleur moment de l'année à Saint-Pétersbourg, les nuits blanches. Une pianiste japonaise visite l'Union soviétique pour la première fois, et reçoit l'accueil dont toute femme étrangère rêvait en ce temps-là : elle rencontre un séduisant compositeur soviétique prénommé Ilia, visite le musée de l'Ermitage avec lui, se fait conduire dans les rues désertes de Léningrad, et se voit offrir un bouquet de lilas de mai. Le couple pensait que leur amour n'était qu'une illusion due aux nuits blanches, mais le temps leur a prouvé qu'ils se trompaient...

Attention aux larmes : la magnifique bande originale composée par Isaak Schwarz, associée à d'époustouflants plans sur les rivières de Léningrad, est susceptible de vous faire verser quelques larmes.

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Le Marathon d'automne, 1979 (Осенний марафон)

Cette comédie dramatique raconte l'histoire du traducteur Andreï Bouzykine, qui fait des footings matinaux avec son collègue danois, mais qui « court » aussi de sa femme à sa maîtresse et vice-versa. La majorité du film se déroule sur l'île Vassilievski, où le philologue enseigne à l'université et vit dans la rue Korablestroïteleï.

Talentueux, intelligent, mais indécis, Bouzykine est incapable de dire « non » à ses collègues et de choisir entre deux femmes, ce qui le force à mentir constamment. Par exemple, quand il ne peut pas rentrer chez lui à cause des ponts levants sur la Neva, sa femme ne croit pas à son excuse. À la fin des années 70, cela pouvait réellement arriver : ceux qui ne pouvaient pas traverser le fleuve avant que les ponts ne soient levés devaient attendre qu'ils s'abaissent à nouveau, à 5 heures du matin. Aujourd'hui, il est possible de retourner sur l'île Vasssilievski en passant par une autoroute à péage.

Le saviez-vous ? Le rôle du professeur danois est joué par l'acteur Allemand Norbert Kuchinke, qui était en réalité le premier journaliste des magazines Der Spiegel et Stern à travailler en Union soviétique.

Piter FM, 2006 (Питер FM)

Cette comédie romantique à propos de Macha, DJ radio, et de Maxime, architecte, représente la ville d'une manière très nette : vues imprenables sur les toits, berges élégantes, cours miteuses, et de drôles de stéréotypes sur Saint-Pétersbourg en plusieurs mini-épisodes, comme un artiste sans-abri ou un alcoolique macho.

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Macha perd son téléphone, Maxime le retrouve, ils se mettent d'accord pour se rencontrer, mais toutes leurs tentatives pour se rejoindre échouent dû à diverses circonstances. En l'espace de quelques jours, nos deux héros prennent tous les deux des décisions qui modifieront le cours de leur vie : Macha refuse d'épouser son copain hypocrite, et Maxime refuse un contrat de travail dans un bureau à Berlin. « Les bâtiments sont comme les gens. Ils sont comme des parents ou des amis proches », dit l'architecte dans l'un des épisodes. Au cours d'un appel, il promet de montrer à Macha son édifice préféré, et il semblerait que ce ne soit qu'une question de temps avant qu'elle ne devienne sa bien-aimée.

Petite recommandation : vous pouvez partir en balade entre la résidence de Macha (24, Quai du canal Fontanka) et le bâtiment qui inspire Maxime (159, Quai du canal Fontanka).

Kokoko, 2012 (Кококо)

Lisa, une discrète employée de musée, et la provinciale Vika, voyageant entre Ekaterinbourg et Saint-Pétersbourg pour s'amuser, se rencontrent dans un train. Un matin, elles se rendent compte qu'on les a volées pendant la nuit. Lisa se sent mal pour sa nouvelle amie et l'invite chez elle. Le vieil appartement, rempli d'œuvres d'arts et ayant accueilli plusieurs soirées de l'intelligentsia saint-pétersbourgeoise, est quelque chose de totalement nouveau pour Vika, qui travaille d'arrache-pied. Liza essaye alors d'aider sa nouvelle amie à trouver un emploi en organisant d’intenses cours à la maison. Mais les choses ne se passent pas bien : la provinciale effrontée, qui boit constamment et ramène sans arrêt n'importe qui à l'appartement, prononce le nom du style « rococo » comme « kokoko ». La comédie se transforme en drame, et l'une des héroïnes s'apprête à commettre un crime...

Le saviez-vous ? Lisa travaille au musée d'Ethnographie et d'Anthropologie Kunstkamera, célèbre pour ses collections de monstruosités, de corps d’humains et d'animaux difformes, tous collectés il y a bien longtemps par Pierre le Grand. Vika est elle-même un « phénomène de foire » et une sorte « d'animal » exotique pour les employés du musée.

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Leto, 2018 (Лето)

Ce drame musical nous transporte à l'été (« лето », leto en russe) 1981 à Léningrad, avec sa culture underground, ses concerts de rock et où l'alcool coulait à flots. Un triangle amoureux entre Viktor Tsoï, musicien et futur leader du légendaire groupe Kino, la célèbre rock-star Mike Naoumenko et sa femme Natalia, est la base de l'histoire racontée par ce film. Les événements se déroulant principalement dans une kommounalka de Léningrad, on ne voit pas beaucoup la ville dans le film, mais ces appartements communautaires en sont l’un des symboles. L'acteur coréen Teo Yoo, qui joue le rôle de Tsoï, a dû apprendre le russe, a beaucoup écouté la musique de Kino, et a même vécu quelque temps dans un logement de ce type avant le tournage du long métrage.

Le saviez-vous ? La bande originale du film a gagné le prix du Cannes Soundtrack, qui récompense le meilleur compositeur des films en compétition. La BO du film inclut des chansons de groupes de rock soviétiques, mais aussi des reprises de Psycho Killer de The Talking Heads, Passenger d'Iggy Pop, Perfect Day de Lou Reed, et All the Young Dudes de David Bowie, toutes réalisées par des artistes russes contemporains.

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