Les cinq films russes les plus attendus de l’année

15 janvier 2017 Alexandre Netchaïev
Petit aperçu des films qui ont toutes les chances de sortir en salle à l’étranger, dont un prétendant aux Oscars et un film de superhéros soviétiques.

1. Paradis

Scène du film Paradis d’Andreï Kontchalovski. Crédit : Kinopoisk.ruScène du film Paradis d’Andreï Kontchalovski. Crédit : Kinopoisk.ru

C’est l’histoire d’un officier SS, Helmut, qui vient dans un camp de concentration pour enquêter sur la corruption et y rencontre son amour de jeunesse, la princesse russe Olga. Celle-ci s’est retrouvée dans un camp de la mort pour avoir rejoint la Résistance et caché des enfants juifs chez elle durant les années d’occupation en France.

Le film d’Andreï Kontchalovski est sans doute le principal « candidat » à l’exportation en 2017 : il a remporté le Lion d’argent du meilleur réalisateur à la Mostra de Venise et a été présélectionné pour les Oscars. Ce qui n’a rien d’étonnant, car le sujet de l’Holocauste (présenté d’ailleurs sous un jour très inhabituel), le nom du réalisateur et la qualité du film assurent à ce dernier une situation avantageuse. Paradis peut plaire ou déplaire, mais c’est un film de la catégorie « à voir absolument » pour tous ceux qui suivent l’évolution du cinéma moderne.

2. Anna Karénine. L’histoire de Vronski

Scène du film Anna Karénine. L’histoire de Vronski. Crédit : Kinopoisk.ruScène du film Anna Karénine. L’histoire de Vronski. Crédit : Kinopoisk.ru

Cette nouvelle adaptation au grand écran de l’un des plus grands romans russes a été réalisée par le classique Karen Chakhnazarov, célèbre pour son film L’Assassin du tsar (1993) avec Malcolm McDowell.

À en juger d’après le titre, l’histoire prend un look résolument masculin avec pour héros principal Alexis Vronski, qui se présente non plus comme un simple séducteur perfide, mais comme un caractère complexe et polyvalent. Une interprétation nouvelle, le nom de Léon Tolstoï et une histoire d’amour éternelle ne passeront sans doute pas inaperçus dans le monde du cinéma international.

3. Voyage en Chine : le mystère du masque de fer

Scène du film Voyage en Chine: le mystère du masque de fer. Crédit : Kinopoisk.ruScène du film Voyage en Chine: le mystère du masque de fer. Crédit : Kinopoisk.ru

C’est le deuxième volet de La Légende de Viy (d’après une nouvelle éponyme de Nicolas Gogol) qui était très attendu en 2016. Pourtant, ce retard a des motifs valables : les partenaires chinois du film se sont montrés tellement confiants dans le projet qu’ils ont insisté pour peaufiner le scénario et augmenter le budget. Au final, le nom du personnage de Viy a disparu du titre et plus rien ne fait allusion à Nicolas Gogol. En revanche, on constate un clin d’œil à Alexandre Dumas. En outre, le film a réussi à recruter des poids lourds du monde du cinéma comme Jackie Chan (qui est également producteur) et Arnold Schwarzenegger. En Chine, la pellicule d’Oleg Steptchenko sortira sur les écrans au rang de blockbuster national, ce qui lui assurera l’intérêt dans d’autres pays.

4. Les défenseurs

Scène du film Les défenseurs. Crédit : Kinopoisk.ruScène du film Les défenseurs. Crédit : Kinopoisk.ru

Marvel peut trembler ! Les Russes ont désormais leur « réponse aux Avengers ». Le film sur des héros aux superpouvoirs a été créé « au fil du tournage ». C’est l’histoire d’une bande de joyeux drilles – dont l’Homme-ours (URSS oblige) – qui sauvent le pays et le monde de l’apocalypse. La bande annonce du film publiée sur Internet il y a presqu’un an a été visionnée plus de 6 millions de fois en provoquant les réactions les plus différentes chez les utilisateurs du monde entier. Les uns se moquent des tentatives de l’industrie du cinéma russe de se mesurer avec Hollywood. Les autres sont certains qu’un énorme budget ne garantit pas un succès fou et attendent un bon film de Sarik Andreassian.

5. Arythmie

Scène du film Arythmie. Crédit : Photo de presseScène du film Arythmie. Crédit : Photo de presse

Boris Khlebnikov est considéré en Russie comme l’un des plus grands réalisateurs des années 2000. Il est connu à l’étranger pour ses films Koktebel et Une longue et heureuse vie qui ont été favorablement accueillis à plusieurs festivals internationaux. Mais en 2013, Boris Khlebnikov s’est brusquement tourné vers la télévision et ne faisait plus de films. 2017 sera donc l’année de son retour dans le monde du cinéma.

Arythmie est une coproduction russo-européenne : 120 000 euros ont été débloqués par Eurimages, fonds du Conseil de l'Europe pour l'aide aux œuvres cinématographiques européennes. En outre, le film a été financé par les autorités de Rhénanie-du-Nord – Westphalie, ce qui signifie que l’histoire de cet urgentiste qui sauve tous les jours la vie des autres sans accorder d’importance à la sienne a toutes les chances de participer aux festivals européens et de sortir sur les écrans à l’étranger.

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