En images: à quoi ressemble la vie à bord du Transsibérien?

Georg wallner/Mesto47
Une journaliste et un photographe se sont engagés à faire un voyage de 10 nuits à bord de ce train mythique et ont partagé leurs photos et histoires.

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Que penseraient d’un périple en Transsibérien ceux qui considèrent long un trajet de 5 heures en train ?

Durant l’été 2019, la journaliste russe Marina Dmoukhovskaïa et le photographe autrichien Georg Wallner ont entrepris un tel voyage et ont depuis dit qu'ils le répéteraient volontiers. D'après eux, on ne s'y ennuie jamais.

« Vivre dans un train pendant plusieurs jours, rencontrer des gens et quitter le wagon-restaurant en demandant "demain à la même heure ?", c'est différent de tout autre type de voyage », témoigne Marina, qui précise que le plus drôle est de voyager en platzkart (wagon-couchettes).

« Toutes les odeurs, tous les sons, tous les ronflements se transforment en une petite vie », se souvient-elle.

Parfois, après plusieurs jours de train, vous vous arrêtez soudainement pendant 30 minutes dans une ville dont vous n'avez jamais entendu parler auparavant, et c'est le principal moment fort de votre journée. Avec un peu de chance, vous pouvez même vous offrir du poisson fumé et une bière.

« De manière intéressante, au début de notre voyage, nous sommes allés dans une épicerie et avons passé beaucoup de temps à choisir la nourriture que nous devrions prendre pour la prochaine partie du voyage, relate Marina. Nous avons donc automatiquement acheté des saucisses, du pain, des biscuits secs, du calamar séché, des bananes, des chips, des pommes et du kvas. Et la chose la plus luxueuse et la plus attendue de la journée était le borchtch et la bière dans le wagon-restaurant ».

La partie la plus intéressante du voyage est toutefois la conversation avec les autres passagers. La plupart des Russes deviennent très ouverts et racontent souvent à leurs compagnons de voyage, de parfaits inconnus, toute l'histoire de leur vie, car ils savent qu'ils ne se reverront probablement jamais.

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Suite à ce périple, Marina a créé un projet appelé Mesto47, dans le cadre duquel elle partage toutes ces histoires.

Elle affirme que l'une des personnes les plus remarquables qu'elle a alors rencontrées était une femme officier de police. Elle parlait en effet de son travail de manière très calme, malgré le fait que ses histoires étaient absolument choquantes et horribles.

Parmi ses autres compagnons de voyage, Marina se remémore une jeune fille de 17 ans qui écrivait des poèmes, notamment patriotiques, sur la Sibérie. Elle voyageait pour s'inscrire à l'université d'Irkoutsk et Marina a été surprise d'apprendre que la future étudiante ne voulait pas aller à Moscou – elle assurait qu'elle ne survivrait pas sans la Sibérie, le Baïkal et la taïga.

Le photographe Georg Wallner dit quant à lui avoir apprécié d'être déconnecté pendant ce long voyage. « Il n'y a pas de réseau téléphonique entre les villes, alors vous trouvez d'autres moyens de vous occuper. Regardez par la fenêtre, lisez un livre, tenez un journal. Pour moi, c'est une grande distraction en moins, qui me permet de profiter beaucoup plus du voyage. La monotonie rend chaque petit changement de routine excitant. Un arrêt de 45 minutes dans une petite ville devient quelque chose que l'on attend avec impatience », confie-t-il.

Marina Dmoukhovskaïa a enfin été étonnée de la diversité de la Russie, et pas seulement des paysages changeant d'une région à l'autre. « J'ai vu à quel point les gens étaient amicaux, brisant les stéréotypes que les étrangers ont sur les Russes qui seraient plutôt réservés et froids. Et à quel point ils étaient curieux du monde extérieur. Quand ils ont vu que Georg était un étranger, ils ont tout de suite été intéressés et ont voulu établir un contact, même s'ils ne parlaient pas la langue. Je referais tout le voyage. Peut-être la prochaine fois en hiver, pour voir des vues différentes et la surface gelée du lac Baïkal ! », conclut-elle.

Dans cet autre article, des francophones décrivent leurs villes préférées de Russie après y avoir séjourné.

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