Lutter contre Alzheimer et Parkinson à l’aide de blé OGM, le fascinant projet de chercheurs russes

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Depuis plusieurs années, le monde scientifique accorde une attention particulière à la stratégie polyvalente de traitement de pathologies liées à la vieillesse, telles qu’Alzheimer et Parkinson, débutant à des stades précoces, voire avant même l’apparition de symptômes cliniques. À cet égard, la nutrition fonctionnelle (ou thérapie diététique) apparaît comme l’un des axes les plus prometteurs, permettant de prévenir et de diminuer les risques de telles maladies. S’appuyant sur cette idée, des chercheurs russes pourraient avoir mis au point un outil de taille dans la lutte contre ces fléaux.

Des spécialistes de l’Institut de biologie cellulaire et de génétique de la branche sibérienne de l’Académie des sciences de Russie, en collaboration avec l’Institut panrusse des ressources génétiques végétales Vavilov de Saint-Pétersbourg ont en effet mis au point une espèce de blé, enrichie en anthocyanes, un pigment végétal naturel allant du rouge au bleu et donnant leur couleur, par exemple, aux myrtilles, aubergines, mures et autres cerises et oranges sanguines, informe le service de presse de l’établissement.

« Des études antérieures avaient montré que les anthocyanes possèdent une large activité biologique bénéfique pour la santé humaine. Néanmoins, il s'agit généralement de divers fruits et baies, mais nous avons évalué les effets sur l'organisme d'un régime alimentaire à base de céréales riches en anthocyanes. Les céréales contenant des anthocyanes sont aujourd'hui une matière première très intéressante pour les aliments fonctionnels, car elles font partie de l'alimentation quotidienne de la plupart des gens, se conservent mieux et sont disponibles tout au long de l'année, contrairement aux baies et aux fruits de saison », précise Olessia Choïeva, de l’institut sibérien.

Or, les expérimentations, menées sur différents groupes de souris, dont certaines atteintes d’Alzheimer et Parkinson, ont démontré que celles ayant été nourries à l’aide de ce blé spécifique affichaient une amélioration de leur mémoire spatiale de travail (diminuant lors du développement de la maladie), un ralentissement de la baisse de leurs capacités d’apprentissage, ainsi qu’une amélioration de plusieurs processus cérébraux, et notamment celui de la régénérescence de leurs neurones.

Ces résultats positifs concernant les fonctions cognitives et processus biologiques laissent donc les chercheurs enthousiastes quant à l’avenir de ce blé au sein des plans de nutrition fonctionnelle adaptés.

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