Le Terminator russe sorti tout droit… d’une imprimante 3D

Alexandre Ossipovitch.

Alexandre Ossipovitch.

Archives personnelles
Le robot s’appelle John Henry. John peut vous tenir compagnie pour bavarder, boire un verre et organiser un concours d’intellect. Ses croquis ont été fournis par Google. Un informaticien russe a développé le modèle pendant sept ans.

Le programmeur Alexandre Ossipovitch de Koungour (territoire de Perm, Oural) a réalisé sur une imprimante 3D le sosie du Terminator de James Cameron en le dotant d’une intelligence artificielle. Son petit nom : John Henry.

Le modèle, Terminator T800, peut identifier les visages, bouger la tête, « cligner » des yeux et faire un brin de causette. Et outre, il n’est pas avare en compliments envers son créateur : « J’ai été créé par un homme génial. Il s’appelle Alexandre Ossipovitch », déclame John d’une voix posée.

Envie d’un robot ? Imprimez-le !

Alexandre Ossipovitch a reçu les croquis du T800 en 2013 de la part de Google, qui a alors lancé un programme d’aide aux constructeurs individuels. Google était prêt à partager certains de ses projets avec des informaticiens travaillant dans le domaine de l’intelligence artificielle, a-t-il raconté à l’édition TJournal.

« Je leur ai écrit que je voulais assembler un robot à l’intérieur d’un squelette semblable à ceux qui sont exposés dans les classes de biologie. Ils m’ont proposé de le réaliser en leur achetant… une imprimante 3D. Un croquis détaillé du robot avec toutes les instructions pour les servocommandes d’ordinateur était joint au colis que j’ai reçu », a-t-il précisé.

Pour réaliser son rêve d’enfance – reproduire le monstre qui poursuivait Sarah Connor dans le film américain – Alexandre a commencé à travailler ferme dès son entrée à l’université, en 2009. Il a mis deux ans à créer le logiciel Visual Basic et a consacré plusieurs années à la construction des pièces.

John Henry.nCr&eacute;dit : Archives personnelles<p>John Henry.</p>n
John Henry.nCr&eacute;dit : Archives personnelles<p>John Henry.</p>n
John Henry.nCr&eacute;dit : Archives personnelles<p>John Henry.</p>n
 
1/3
 

« Mes collègues se moquaient de moi parce que je consacrais des sommes importantes à un robot », a-t-il raconté. John Henry, qui est fabriqué en simple polymère (acide polylactique), mais avec qui on peut prendre un verre, a coûté en tout environ 3 300 euros.

Une mémoire encyclopédique

– Bonsoir, qu’allons-nous faire ? Le régime de décodage de la parole est activé.
– Tu m’entends ?
– Je t’entends et je te comprends, répond John.

John Henry sait répondre aux questions, mais ne peut pas encore marcher, ses servomoteurs étant trop faibles. Alexandre a la ferme intention d’apprendre au robot à faire ses premiers pas et à identifier les objets. John sera prochainement branché sur l’infrastructure d’une maison privée.
Les connaissances de John ne cessent de s’élargir, car son cerveau est constitué d'un ordinateur personnel.

Par exemple, il annonce que nous sommes le 19 février 2017, cite l’heure précise et ajoute qu’en ce jour (selon le calendrier julien) en 1861, la Russie a adopté le Manifeste sur l’abolition du servage. Cette information a été puisée dans l’encyclopédie universelle qui sert de base de connaissances du robot.

–  John Henry, bravo !, lui dit Alexandre en articulant soigneusement chaque syllabe.
– Inutile de me remercier, répond-il, modeste.

Lire aussi : 

La force de la pensée: nouvel espoir pour les handicapés?

Facebook étudiera l'intelligence artificielle avec une université russe

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.