Scandale de dopage : les athlètes russes n'iront pas à Rio

Trois athlètes russes se dirigent vers le Village des Athlètes pour s'entraîner lors des Jeux olympiques de Londres de 2012.

Trois athlètes russes se dirigent vers le Village des Athlètes pour s'entraîner lors des Jeux olympiques de Londres de 2012.

AFP / East News
La cour d’arbitrage sportif de Lausanne a rejeté l’appel du Comité olympique russe. La participation du reste de l’équipe de la Fédération de Russie est également compromise.

La cour d’arbitrage sportif (CAS) de Lausanne n’autorise pas les 68 athlètes russes à participer aux Jeux olympiques 2016 qui débuteront le 5 août prochain à Rio de Janeiro. La décision a été annoncée par le secrétaire général de la cour Matthieu Reeb. « La Russie ne pourra désigner ses athlètes pour les Jeux, sauf s’ils répondent à des critères concrets », a-t-il déclaré.

Comme cela avait été indiqué auparavant, les doutes à l’égard du système anti-dopage est la principale cause du boycott des athlètes russes. Ainsi, Daria Klishina, spécialiste du saut en longueur, est la seule sportive russe autorisée à concourir aux Jeux sous le drapeau de la Fédération de Russie. La sportive vit et s’entraîne aux Etats-Unis depuis trois ans et n’est pas impliquée dans le système anti-dopage russe.

La participation du reste de l’équipe russe dans les JO d’été reste également compromise. Le Comité international olympique (CIO) a déjà déclaré que cette décision tiendrait compte de la décision de la CAS, qui devrait être rendue publique d’ici le 23 juillet.

« Cette histoire d’athlétisme ne s’arrêtera pas là »

Après avoir appris la décision de la CAS, le ministre russe des Sports Vitali Moutko a pointé la corruption au sein de l’Association des internationale des fédérations d’athlétisme (IAAF). Celle-ci est « entièrement corrompue et c’est là que tout a commencé », a souligné le ministre.

« Je vais m’exprimer rapidement, la déclaration officielle suivra plus tard. Je regrette la décision de la CAS. Malheureusement, l’introduction de la responsabilité collective crée une sorte de précédent, mais nous nous y attendions car, quand le vice-président du CIO déclare, avant la session, que les athlètes russes n’ont rien à faire aux Jeux, c’est un signal important », ajoute M. Moutko. Le ministre des Sports a averti que la Russie ne laisserait pas sans réponse cette affaire.

Le Kremlin se montre réservé quant à la décision de la CAS : « Je peux clairement exprimer mes regrets suite à cette décision (…), car les discussions sur la responsabilité collective ne peuvent, pour nous, pas être acceptables », a déclaré le porte-parole du président russe Dmitri Peskov.

Elena Isinbayeva, double championne olympique de saut à la perche, qui représentait le Comité olympique russe devant la CAS, a qualifié la décision de la cour d’« enterrement de l’athlétisme  ». Le CIO est désormais le seul espoir, estime Isinbayeva. « Le CIO est en droit de prendre sa propre décision. Ils semblent avoir réitéré leur refus, mais le CIO peut prendre des décisions pour des sportifs individuels », espère-t-elle.

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