«L’espion qui ne pouvait pas se rendre»: sept blagues de Vladimir Poutine

7 octobre 2016 Roman Kisselev
RBTH a réuni certaines des meilleurs (ou pires) moments comiques de Vladimir Poutine. Dans un style véritablement russe, la plupart de ses blagues sont des anekdoti, littéralement « anecdotes » ou petites histoires.

L’humour du président russe peut faire rire, et parfois grincer des dents. Crédit : Host Photo AgencyL’humour du président russe peut faire rire, et parfois grincer des dents. Crédit : Host Photo Agency

Le Pessimiste, l’Optimiste, la punaise de lit

Sur la situation internationale actuelle :

« J’ai déjà raconté cette vieille histoire, mais je peux la raconter encore une fois. Et bien, il y avait un pessimiste et un optimiste.

Le pessimiste buvait du cognac et dit : « Ça sent la punaise de lit ! ». L’optimiste attrapa une punaise sur le mur, l’huma et dit : « Dis donc, cela sent un peu le cognac ! ».

« Personnellement, je préfère être un pessimiste qui boit du cognac qu’un optimiste qui renifle les punaises. Même si l’optimiste vit une vie un peu plus heureuse… »

Le gaz et l’Allemagne

« Je ne comprends pas pourquoi les Allemands n’aiment pas l’énergie nucléaire. Je ne vais pas commenter, mais… Je ne comprends pas comment vous allez vous réchauffer.

Vous ne voulez pas de gaz et ne voulez pas développer l’énergie atomique, alors, qu’allez-vous faire ? Brûler du bois ? Bien sûr, vous devrez acheter votre bois en Sibérie… ».

Sur l’Ukraine

Pendant un discours de Christoph Leitl, président de l’Austrian Federal Economic Chamber, sur l’Ukraine (en allemand) :

Leitl: « Et, monsieur le président, en 1914, l’Ukraine faisait partie de l’Autriche… »

Poutine: « Qu’est ce que cela veut dire… ? Qu’est-ce que vous proposez ? »

Leitl: « Je veux dire que l’Ukraine aujourd’hui, cent ans plus tard… »

Poutine: « J’ai peur de la suite ! Qu’allez-vous dire maintenant ? ».

Sur les relations entre l’Europe et les Etats-Unis

Angela Merkel n’est pas très impressionnée par les blagues de Poutine :

« Il y a toutes sortes de blagues sur ce sujet… comme, par exemple, peu importe ce que vous faîtes lors de votre nuit de noces, le résultat doit toujours être le même. Vous voyez ? ».

L’économie en noir et blanc

Les journalistes ont demandé à Poutine si la crise économique était terminée en Russie et il a répondu avec une blague :

« Je vais vous raconter une vieille blague russe : deux amis se rencontrent, l’un demande à l’autre :

— Comment ça va ?

— Et bien, comme les rayures, tu vois, noir et blanc.

— Et quelle est la couleur actuelle ?

— Noir.

 Six mois plus tard, ils se rencontrent de nouveau.

— Comment ça va ? Attends, je me souviens. Comme les rayures. Alors, c’est quoi maintenant ?

— Actuellement, c’est noir.

— Mais à l’époque, c’était déjà noir !

— Non, il se trouve que c’était blanc ».

L’espion que voulait se rendre

Poutine raconte une vieille anecdote de l’époque soviétique sur l’imprévisibilité bureaucratique et les caprices de l’administration russe :

« Un espion vient à la Loubianka (QG de la police secrète soviétique à Moscou) et dit :

— Je suis un espion, je veux me rendre.

— Pour qui travaillez-vous ?

— L’Amérique.

— Bien, allez au bureau 5.

Il va au bureau 5 et dit :

— Je suis un espion américain et je veux me rendre.

— Etes-vous armé ?

— Oui, je suis armé.

— Allez au bureau 7, s’il vous plaît.

Il va au bureau 7 et dit :

— Je suis un espion américain, je suis armé et je veux me rendre.

— Allez au bureau 10.

Il va au bureau 10 et dit :

— Je suis un espion et je veux me rendre !

— Avez-vous des contacts avec les Américains ?

— Oui.

— Allez au bureau 20.

Il va au bureau 20 et dit :

— Je suis un espion, je suis armé, je suis en contact avec l’Amérique et je veux me rendre.

— Avez-vous été envoyé en mission ?

— Oui.

— Alors, allez remplir votre mission ! Arrêtez d’embêter les gens pendant qu’ils travaillent ! »

John Kerry et sa valise

Pendant une rencontre avec le secrétaire d’Etat américain John Kerry, Poutine s’inquiète du contenu de la valise de Kerry.

Poutine : « Nous sommes toujours ravis de vous accueillir ici, car c’est toujours un moment très sérieux et cela nous permet d’avancer sur des sujets très importants.

Mais aujourd’hui, quand je vous ai vu descendre de l’avion avec votre valise à la main, j’ai été un peu contrarié. D’un côté, c’est très démocratique.

Mais d’un autre côté, je me suis dit que la situation aux Etats-Unis devait être sacrément difficile s’il n’y avait personne pour aider le secrétaire d’Etat à porter sa valise.

J’ai crû comprendre que votre économie allait bien, qu’il n’y avait pas de ralentissement. Puis, je me suis dit qu’il devait y avoir quelque chose dans cette valise, si vous ne pouviez la donner à personne.

De l’argent, peut-être… pour marchander avec nous sur les questions centrales ?

Sérieusement, nous sommes heureux de vous voir – blagues à part, nous avons trouvé un terrain d’entente pour avancer sur les accords bilatéraux et sur l’agenda international. Bienvenu ».


Kerry : « Merci, monsieur le président. Quand nous aurons un moment, je vous montrerai peut-être le contenu de ma valise – vous serez surpris ! ».

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