Une cellule de l’Etat islamique démantelée dans le Caucase russe

Vitaly Nevar/TASS
Les forces de l’ordre russes ont démantelé une bande du groupe extrémiste Etat islamique (EI) dans le Caucase du Nord. Les terroristes préparaient des attentats et transféraient des hommes en Syrie.

Une cellule locale de l’Etat islamique (interdit en Russie) a été démantelée dans le Caucase du Nord. L’opération lancée dimanche en Kabardino-Balkarie (à environ 1 600 km au sud de Moscou), la plus importante de ces derniers temps, a permis d’éliminer onze terroristes.

Les extrémistes transféraient des habitants de la république désirant combattre pour l’EI en Syrie et préparaient des attentats dans le Caucase russe. Les hommes du FSB (Service fédéral de sécurité) ont découvert dans une cache de grandes quantités d’armes, de munitions, de composants pour la fabrication de bombes artisanales, ainsi que deux engins explosifs assemblés.

D’autres islamistes ?

Les islamistes de Kabardino-Balkarie ont démenti sur leur site l’appartenance de la bande démantelée à l’EI. Selon eux, ces rebelles n’ont pas prêté serment en public et, au contraire, nombre de leurs documents programmes critiquent l’EI et expriment leurs sympathies pour son concurrent, Al-Qaïda (mouvement lui aussi interdit en Russie).

Le seul homme de Kabardino-Balkarie ayant prêté serment de fidélité à l’EI en public était, assurent les islamistes, un certain Robert Zankichiyev, qui a été tué par les forces de l’ordre le 10 novembre 2015.

« Aujourd’hui, le monde entier lutte contre l’EI et personne ne veut avouer qu’il fait partie (de ce groupe terroriste) ou qu’il le soutient », a déclaré dans une interview à RBTH le général de brigade Sergueï Kantchoukov, ex-commandant de l’ancienne région militaire de Sibérie et du contingent des troupes du ministère de la Défense en Tchétchénie.

D’ailleurs, a-t-il ajouté, les services secrets russes ne feraient sans doute pas de déclarations creuses sans avoir vérifié les informations : ils disposaient probablement de données sur la présence d’habitants de Kabardino-Balkarie en Syrie et sur leur présence dans les rangs de terroristes.

« Je ne pense pas que cette opération ait été planifiée longtemps à l’avance. Les forces de l’ordre connaissaient sans doute déjà l’existence de la planque, mais ont décidé de lancer le coup de filet lorsque toute la bande serait réunie, après avoir reçu des informations sur la préparation d’attentats », a-t-il estimé.

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