En chiffres: les Russes et l’éventualité d’une femme au pouvoir

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D’après un récent sondage réalisé par le Centre panrusse d'étude de l'opinion publique (VTsIOM) et le Centre de la conjoncture politique, la plupart des Russes sont peu disposés à voir une femme prendre les rênes du pays.

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Les Russes sont prêts à ce que des femmes occupent des postes importants dans la politique, mais pas au sommet : aujourd’hui 69% d’entre eux accepteraient de voir une représentante de la gent féminine au poste de ministre de la Santé, de la Protection sociale ou de l'Éducation, révèle un sondage publié par VTsIOM.  

Comme le précise ce dernier, on observe à cet égard une baisse de 20% par rapport aux données recueillies il y a 4 ans. De plus, d’après l’étude, les Russes sont moins nombreux qu’il y a encore quelques années à défendre l’idée d’avoir une femme à la tête d’un parti (51% contre 66% en 2016) ou du gouvernement (31% contre 55% en 2016).

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L’opinion publique reste stable sur une seule question, celle d’avoir une femme au poste de ministre de la Défense, chef du ministère de l'Intérieur ou Procureur général. À l’issue des deux sondages, 83% des personnes interrogées ont affiché une attitude négative à l'égard d'une telle idée.

Par ailleurs, une sorte de « consensus » persiste parmi les hommes et les femmes russes. D’après l’étude, ils sont presque unanimes dans leur réticence à voir une femme présidente (68%) et premier ministre (57% et 55% respectivement). En même temps, il existe certaines différences de points de vue en termes d'âge des répondants sur  la possibilité d’avoir une femme à la tête du pays. Si la génération plus jeune, âgée de 18 à 24 ans et résidant à Moscou et Saint-Pétersbourg, est plus favorable à cette idée, la catégorie plus âgée (60 ans et plus) est la moins disposée à une telle option.

Comme l’indique VTsIOM, ces tendances peuvent être expliquées par de multiples raisons. Avant tout, c’est un « manque de femmes brillantes dans le domaine public qui répondraient aux exigences imposées par les Russes ». Ensuite, ces résultats reflètent les conséquences de « la popularisation par l’État des valeurs traditionnelles » qui renforcent l'importance de la famille et le rôle de l’homme dans la société et, en conséquence, dans la politique. Une autre raison réside d’un besoin d’une « main forte » qui, explique VTsIOM, « s'identifie principalement au président actuel qui est perçu comme un contrepoids à une bureaucratie peu efficace ».

L’étude a été menée le 1er mars 2020 auprès de 1 600 citoyens de pays de plus de 18 ans.

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