Un Jour dans l’Histoire: sortie du film Quand passent les cigognes

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Il y a tout juste 60 ans, le 12 octobre 1957, sortait sur les écrans le légendaire film Quand passent les cigognes, seule réalisation soviétique à avoir reçu la Palme d’or au Festival de Cannes.

À travers ce long métrage, le réalisateur Mikhaïl Kalatozov était parvenu à soulever une problématique, qui n'était que rarement sous les projecteurs.Quand passent les cigognes ne fait en effet pas simplement état du courage des Soviétiques face aux troupes fascistes, mais il se penche également sur l’entrecroisement complexe des destins de ces héros, qui ont eux-aussi pu avoir leurs moments de faiblesse et commettre des erreurs.

Ce film a servi de tremplin à de nombreux acteurs ayant par la suite connu une gloire immense, tels que « la première brune du cinéma soviétique », Tatiana Samoïlova, et le charismatique Alexeï Batalov. Par la suite, les prises novatrices du chef-opérateur Sergueï Ouroussevski, qui a notamment conçu des rails de travelling courbes et donc innovants pour l’époque, ont quant à elles fait leur entrée dans les manuels d’art cinématographique.

Séjournant en URSS à l’occasion du Festival international de la jeunesse et des étudiants, le réalisateur Claude Lelouch s’est retrouvé par hasard sur le lieu du tournage. Fortement impressionné par le travail de Mosfilm, la société nationale de production cinématographique, il n’a, à son retour en France, alors pas tardé à évoquer l’œuvre de Kalatozov auprès du directeur du Festival de Cannes.

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Alors qu’en URSS ce film a seulement décroché la 10ème place du box-office en 1957 (avec tout de même 28,3 millions de spectateurs), en France il a, l’année suivante, été visionné par quelques 5,4 millions de spectateurs, décrochant ainsi la 3ème place du classement annuel national. Il est d’ailleurs le film russe ayant eu le plus de succès dans l’Hexagone.

Quand passent les cigognes narre l’histoire des jeunes Boris et Veronika, dont les sentiments s’enflamment à la veille de la Seconde Guerre mondiale. Malgré son amour pour Veronika, Boris part en tant que volontaire sur le front, duquel il ne reviendra jamais. La rudesse de la vie – mort des proches, bombardements, labeur harassant, famine – pousse Veronika à céder aux avances du cousin de son fiancé qui, lui, ne cesse de l’aimer.

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