Le géant parapétrolier Schlumberger en passe d'acquérir 51% d'Eurasia Drilling

Egor Aleyev / TASS
Un peu moins de deux ans après une première tentative, Schlumberger, numéro un mondial des services et équipements pétroliers, a entamé de nouvelles négociations avec Eurasia Drilling, leader en Russie, dans le but d'acquérir la majorité des parts de la société. L'accord doit néanmoins encore obtenir l'approbation du Service fédéral anti-monopole.

La multinationale Schlumberger, fondée en France en 1926, s'est entendue avec les actionnaires d'Eurasia Drillings (EDC) sur l'achat de 51% des parts de la compagnie. La somme en jeu dans le cadre de cette transaction n'a toutefois pas encore été révélée.

« Ce nouvel accord élargit les longues et fructueuses relations établies entre les deux compagnies en 2011 », a communiqué Schlumberger, propos relayés par le quotidien économique Vedomosti

Il s'agit néanmoins de la deuxième tentative d'achat du géant auprès de son homologue russe. En effet, en octobre 2015, un accord de cession de parts à Schlumberger avait échoué après 10 mois de négociations. L'unique pomme de discorde entre les parties concernait le désir de l'État russe d'obtenir la golden share au sein de la nouvelle compagnie, afin de garder le contrôle sur son activité. 

« Schlumberger avait pourtant accepté toutes les conditions de la commission gouvernementale, y compris la vente de la compagnie à un investisseur russe dans le cas d'un élargissement des sanctions économiques », explique Alexandre Chokhine, directeur d'Eurasia Drilling et président de l'Union russe des industriels et entrepreneurs.

Lors de cette précédente tentative, la multinationale avait effectué une proposition de 1,7 milliard de dollars (1,4 milliard d'euros) pour l'obtention de 46% des parts d'Eurasia Drilling, la valeur de cette dernière ayant alors été estimée à 3,6 milliards (3,1 milliards d'euros), précise Vedomosti.

Selon les experts, l'évaluation pourrait être aujourd'hui approximativement la même. Pour 51% des parts, Schlumberger pourrait ainsi débourser quelque 1,9 milliard de dollars (1,6 milliard d'euros).

EDC a par ailleurs mené des négociations parallèles avec d'autres investisseurs potentiels venus notamment du Proche-Orient. Le Fonds souverain d'investissements russe s'est également dit intéressé par l'achat de parts, tant par sa structure principale que par le fonds d'investissement conjoint russo-chinois qu'il codirige.

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