Cinq nouveaux objets souvenirs russes

Les souvenirs russes traditionnels sont connus dans le monde entier : objets d'artisanat populaire comme la vaisselle de Khokhloma et de Gjel, boîtes laquées de Plalekh, plateaux de Jostovo et châles de Pavlovski-Possad, ou encore samovars, chapkas et matriochkas. Toutefois, les designers contemporains russes produisent des objets tout aussi intéressants, en s'inspirant de l'histoire, de la nature, de la culture et de l'avant-garde russes. RBTH a choisi cinq designers dont les travaux originaux et ingénieux peuvent être un cadeau parfait à rapporter à vos amis et à vos proches à votre retour d'un voyage en Russie.

1. Elena Kitaïeva

Source : Service de presse

L'artiste Elena Kitaïeva est une apologiste et disciple de l'avant-garde russe. Pour le 120e anniversaire de la naissance de Varvara Stepanova, l'une des amazones de l'avant-garde russe et l'épouse du légendaire artiste Alexandre Rodtchenko, elle a lancé une collection de porcelaine intitulée « Stepanova style ».

L'imagination de Kitaïeva est foisonnante : elle a habillé ses sculptures de porcelaine, celles qu'elle appelle les « koukloïdes » (du mot russe koukla, qui veut dire poupée), de vêtements pour les compétitions sportives, en soulignant ainsi les différentes facettes de l’héroïne qui a travaillé dans différents genres : du collage et de la création de livres et de magazines à la conception de modèles de vêtements et à la peinture sur tissu.

Les couleurs principales de la collection qui comprend sculptures et assiettes correspondent à cette période de l'histoire de l'art : rouge, noir et jaune.

2. Dmitri Kolesnikov

Source : Service de presse

L'artiste spécialisé en céramique évite les interviews, préférant rester dans l'ombre. Cependant, l'une de ses œuvres est bien connue du public et connaît un grand succès.

Il s'agit de l'idée astucieuse qu'il a eu de promouvoir l'image du président russe, Vladimir Poutine : le buste en céramique « Poutine » avec des trous à la place des yeux, pouvant servir de salière ou de poivrière, est devenu l'une des meilleures ventes des magasins de souvenirs. Il propose aussi des ustensiles de cuisine en blanc, rose, bleu, violet et vert.

3. Olga Nikich

Source : Service de presse

Les foulards en soie naturelle de la marque Olga Nikich, créés en 2010 par l'artiste textile, s'arrachent parmi les amateurs de style cultivé et provocant. On reconnaît dans ces dessins vifs et pleins d'émotions, reproduits à la main sur le tissu, les motifs des légendes russes, des contes orientaux, du constructivisme, des calicots.

D'une manière ironique, Nikich repense le textile idéologique de l'époque soviétique, en rappelant l'époque des grands changements (les foulards « Electrification », « Tractoriste » « Tour Chourov »). La designer a créé une collection spécialement pour le Musée historique d'État en s'inspirant de la collection des ordres de la Guerre patriotique de 1812. Les foulards sont de taille classique, 90x90cm, et ils sont vendus en éditions limitées.

4. Manufacture « RUPOR »

Rupor

Source : Service de presse

L'assiette « Celui qui travaille mange » qui reproduit le design de la porcelaine de propagande soviétique avec la carte de travail d'un ouvrier, le plat «  Sic Transit Gloria Mundi » avec des portraits miniatures de politiques et hommes d'affaires contemporains, des sculptures de porte-drapeaux et de sportifs, comme si elles étaient tirées de vieilles photos, c'est cette porcelaine « idéologique » que l'on produit chez « RUPOR ».

Les artisans de la manufacture, située dans l'atelier « Krasni Oktyabr », s'inspirent de la céramique de l'époque soviétique des années 1920-1930 et des événements importants de la Russie d'aujourd'hui.

5. Olga Soldatova

Source : Service de presse

Apparue sur les podiums de la mode avant-gardiste russe au début des années 1990, la designer en est presque immédiatement devenue le symbole et la marque. Architecte, designer et artiste, Olga Soldatova,  dans ses œuvres, a emprunté le symbole magique de l'époque soviétique : l'avion rouge des célèbres mosaïques d'Alexandre Deïnekа sur les plafonds de la station de métro Maïakovskaïa », et elle l'a utilisé sur des accessoires en perles et en feutre.

L'avion, comme l'étoile du Kremlin, est devenu un signe bienheureux permettant de distinguer les valenki des soldats, les chapkas, les sacoches, les capotes, les cravates et les sacs.

Où les trouver :

shaltai-boltai.runovodel.netrus-farfor.com

Dans le cadre d'une utilisation des contenus de Russia Beyond, la mention des sources est obligatoire.